Le rappeur & producteur américano-soudanais Oddisee fait un retour au plat pays avec The Good Company pour présenter son excellent nouvel album The Good Fight. Cette fois-ci, il sera accompagné de la diva hollandaise Pink Oculus et d’un emcee anversois dénommé Grey.
Comme vous êtes une bande de chanceux et que BeatChronic, c’est bien connu, est une histoire de passion. On vous offre l’opportunité de gagner 2×1 place pour assister a cette performance qui a lieu le 23 septembre au Vk* (VaartKapoen).
Comment faire ?
1) Liker la page Facebook : BeatChronic
2) Partager le lien concours de Beatchronic sur sa page Facebook
3) Envoyer un mail sur contact@beatchronic.com avec votre NOM + PRENOM et le concert pour lequel vous concourrez.
Le concours prend effet le 09 septembre et se terminera le 20 septembre. Un mail de confirmation sera envoyé aux gagnants.
Le webzine BeatChronic a vu le jour il y a de ça un peu plus de 3 ans. L’objectif, à l’époque, était d’apporter un autre regard et un vent de fraicheur dans le paysage musical de notre ville de Bruxelles.
Nul n’est censé ignorer les sévères contrôles à l’entrée du festival hennuyer de mi-juillet. Après cette offensive policière, une question se pose : Tantine Marie-Jeanne et Tonton Jack sont-ils les invités incontournables des festivals? Afin de ne pas être auto-suffisants, nous ne vous transmettrons pas notre avis mais celui de JeanJass sur la qustion. Le jeune rappeur/producteur carolo s’est mis à table pour nous livrer ses pensées plus que nuancées… Avant tout, pour ceux qui auraient manqué la vague carolorégienne du rap francophone, voici un extrait de son dernier projet en date : Goldman.
Consommes-tu de la Weed lorsque tu te trouves dans un contexte musical (concert, phase de prod, d’écriture,…) ? – Pourquoi ?
Çà arrive très souvent, la fumette est très présente dans notre milieu. Personnellement j’aime fumer de l’herbe, ce n’est pas forcément lié à la musique. Je n’en ai pas besoin pour créer. Fumer me relaxe, c’est une question de détente !
Cela te donne-t-il l’impression d’être plus performant, plus confiant, plus inventif – Est-ce indispensable pour toi ?
Non, pas vraiment. Comme je disais plus haut, l’aspect créatif n’en dépend pas. Si j’ai fumé, je serai juste plus détendu, donc parfois ça me permet de me focaliser sur mon processus créatif. C’est comme si j’étais enfermé dans une bulle de fumée qui me coupe du reste du monde. Mais ce n’est pas du tout systématique, bien au contraire.
Dans quel contexte as-tu commencé à consommer ?
Avec les copains, après les cours. Je ne saurais pas vraiment expliquer ce qui m’a attiré, c’était la dynamique de l’équipe. J’ai rencontré certains de mes meilleurs amis autour d’un joint. C’était peut-être juste un prétexte pour se réunir.
Quelle influence cette pratique a-t-elle sur ton quotidien aujourd’hui?
En fait, j’essaye de minimiser au maximum cette influence. Je fume quand je n’ai rien d’important à faire. Je ne fume pas le matin par exemple, chose que je faisais étant plus jeune, je suis essentiellement un fumeur nocturne. La weed me détend mais dans certaines situations, beaucoup même, il faut être vif à 100% ! Je ne fume pas (ou très peu) avant de jouer sur scène. La scène c’est du sport, c’est mon boulot. Et on ne se défonce pas au boulot !
Je suis assez simple : j’aime rouler mes joints. Avec le temps, je met de moins en moins de tabac.
La drogue et l’alcool en festival, c’est comme les mecs torses nus, c’est inévitable. Qu’est-ce que tu en penses ?
Plus généralement, je pense que l’alcool et la drogue sont indissociables de la fête. Et les festivals sont des fêtes géantes qui durent plusieurs jours. Voilà.
Selon toi, que serait la différence d’ambiance en concert face à un public sobre et face à un public de consommateurs avérés ?
Je pense clairement que certaines musiques, dont la mienne, s’apprécient différemment avec un petit verre ou un petit pétard. Mais c’est juste mon avis ! Et aussi, un public sobre est beaucoup plus mou, beaucoup plus timide. Mais ça ne veut pas dire non plus qu’ils faut se retourner la tête pour kiffer un concert, c’est chacun son truc. Pour comprendre toutes les subtilités des rimes il faut rester un minimum attentif !
Photo: Durand Guillaume
Comme tu le sais, il y a plusieurs façon de consommer la weed (bang, tabac,…), quelle est celle que tu utilises – Celle que tu déconseilles ?
Je suis assez simple : j’aime rouler mes joints. Avec le temps, je met de moins en moins de tabac. Le bang et tout ça je n’ai jamais kiffé, c’est du gaspillage !
Quelles sont ta pire et ta meilleure expérience de consommation ?
Je n’ai jamais vécu de bad trip avec la weed, c’est plus le mélange avec l’alcool qui peut parfois te faire dire ou faire de la merde. Mon meilleur souvenir ? J’ai déjà eu la chance de goûter certaines des meilleures herbes du monde, et ce serait difficile de te dire laquelle j’ai préférée !
Faut-il légaliser le cannabis en Belgique – Comment le vois-tu en pratique ?
Je sais pas trop… Je suis assez partagé sur la question. Ce serait bien sûr beaucoup mieux si on ne nous faisais plus chier avec ça, je veux parler des flics évidemment. Mais d’un autre côté, si des associations légales en vendaient librement, je me dis que les tarifs augmenteraient et qu’il faudrait suivre certaines règles contraignantes. A voir donc.
Photo: Yaël Hasch
Notre ami casse un mythe que certains artistes tentent de véhiculer aujourd’hui. Mythe selon lequel drogue et alcool seraient primordiaux lorsque l’on se trouve dans un processus créatif. Il n’empêche que, bien qu’insolites et souvent illicites, ces substances restent des compagnons de fête hors pair.
Russel Clay est un producteur de musique électronique, membre du projet FTRSND. Son style se situe au croisement de la techno et de la “dark electronica”, mais toujours avec une intense touche obscure dans ses productions.
Nous l’avons déjà accueilli pour le 8ème épisode de notre série Maybe Belgium, et l’avions également rencontré lors d’un “Lab” de FTRSND.
L’artiste, grand ami du producteur et artiste graphique Sonøren, a collaboré avec ce dernier pour la réalisation de sa toute première vidéo, annonçant la sortie imminente de son nouvel EP: “May 24”.
Découvrez sans tarder cette vidéo, et laissez vous envoûter par le côté obscur !
The Meth Lab, le nouvel album de Mef a.k.a Method Man est disponible depuis une semaine sur Bandcamp. L’un des piliers du Wu-Tang prouve avec Straight Gutta qu’il est toujours pertinent au mic.
Le hip hop anglais, malgré tous ses efforts, n’a jamais réussi à réellement s’établir à l’étranger auprès du grand public. Depuis la moitié des années 2000, une petite communauté d’irréductibles essaye pourtant de briser cette barrière. Leur genre musical : La grime. Skepta, récemment propulsé au sommet de la scène, défend actuellement le genre dans une tournée mondiale. Après avoir annulé cette année au festival de Dour, il était de passage au Cabaret Vert ce weekend.
Il est 1h30 : la plaine autrefois herbeuse de la scène des Illuminations est étonnamment remplie. Il faut dire que Limp Bizkit vient de terminer son show, ce qui amène pas mal de curieux, interrompus dans leur retour au camping par un son pas trop reggae, pas trop électro. Difficile de croire que j’allais (littéralement, vu l’état du sol) mordre la poussière plusieurs fois dans des pogos ce soir-là.
Au premier abord, Wand c’est le stéréotype américain du groupe de potes qui s’entraine un samedi soir dans le garage des parents pendant que les autres jeunes vont se bourrer la gueule et jouer au beer pong chez le mec le plus populaire de l’école. Composé de 4 membres, le batteur, crâne rasé aux gros bras; le bassiste, silencieux mais complice dont les cheveux longs et gras recouvrent le visage; le guitariste/claviériste discret dans son coin et enfin le chanteur à la mèche rebelle, beau gosse malgré lui sans qui ce groupe n’aurait vraiment rien pour lui.
Il y a deux types de personnes sur terre, ceux qui augmentent le volume lorsqu’une chanson de Christine and the Queens passe à la radio, et puis ceux qui changent immédiatement de chaine. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a de fortes chances que sa musique ne vous laisse pas indifférent. En ce jeudi 20 août, elle se présente au Cabaret Vert pour la tournée de son premier album, Chaleur Humaine. Alors que la nuit tombe sur la plaine du festival, je décide d’assister à son concert, histoire de me faire mon propre avis.
En matière de Festivals, on ne peut pas dire qu’on soit lésés en Belgique. Néanmoins, cette année je suis resté un peu sur ma faim, c’est pourquoi je prends le risque de m’embarquer dans une expédition folle… à la frontière française. C’est en effet à Charleville-Mézières, petite ville des Ardennes, que se déroulera à partir de demain le festival du Cabaret Vert.