Danny Brown est ce rappeur-aventurier en recherche constante d’horizons musicaux tous plus improbables que les autres. Voscillant habituellement entre des influences dubstep & trap, le rappeur alien de Detroit ne cesse de conquérir le monde entier à l’aide d’une extravagance à la hauteur de sa dentition. On le retrouvera cette fois-ci, à poser ses verses sur une production footwork des deux producteurs légendaires DJ Rashad (R.I.P.) et DJ Spinn. Une grande première qui surprend nos oreilles, mais avec une réelle satisfaction tout de même.
DJ Spinn fignole actuellement son prochain album Off That Loud qui sortira le 2 octobre 2015 sur le label Hyperdub. Pour les amoureux du footwork, il est impératif de vous mettre ce projet sous la main. Il n’y a nul doute là-dessus, les expérimentations de DJ Spinn ouvriront certainement la voie aux générations futures de ce courant musical issu de Chicago. Cette vidéo sera la parfaite occasion de vous plonger dans l’univers de ces danseurs virevoltant au rythme rapide d’un drum-kick effréné.
Depuis peu aux commandes de sa propre émission radio baptisée “OTHERtone”, Pharrell partage l’expérience de sa rencontre avec Michael Jackson. Il y joue une track de N.E.R.D jamais sortie, on y entend Tyler The Creator y rapper sur une instrumentale de Jay Z et partager ses souvenirs de premières rencontres avec Hans Zimmer, Denzel Washington ou encore Andre 3000. Un moment à part a découvrir en entier ici.
Si on n’aura probablement jamais la chance de jeter une oreille sur Detox, Andre Young AKA Dr.Dre nous gratifie cet été (et 5 jours avant la sortie de Straight outta Compton) d’un album qui respire la Californie.
Avec plus de 30 000 places vendues; un sold out total pour le festival, le défi à relever était de taille cette année pour les organisateurs d’Esperanzah! Entre un village alternatif où l’on pouvait tant assister à des débats, voir des films engagés ou encore créer nous-mêmes des produits du quotidien tels que du gel douche ou du dentifrice; de l’art de rue où l’on reconnait quelques sketchs au fil des ans et qui nous font toujours rêver comme des enfants; et des concerts avec des voix poignantes et des artistes qui prennent position sans se cacher, appelant à la lutte et à l’espoir, le festival reste fidèle à sa ligne de conduite première.
Vendredi la soirée a pourtant mal commencé, avec le concert d’Ibeyi annulé, et remplacé par un “petit” show d’Atomic Spliff, dont le nom veut tout dire sur la prestation enjouée de ces liégeois. Ils auront donc eu droit à ce début de soirée sur la grande scène côté jardin, mais également à leur show initialement prévu, scène découverte, vers 23h45. C’est John Butler Trio qui a su conserver l’énergie des festivaliers, avant l’arrivée haute en couleurs d’Alpha Blondy. Son concert détonnant s’est terminé par une reprise en douceur de Pink Floyd, mais la trève calme fut brève avant l’arrivée de Starflam. Le groupe était très attendu sur les planches, revenant 18 ans après la sortie de leur premier album. L’engouement fut total pour leur titre “El Diablo”, ils ont su remettre à jour leur morceau “Ce Plat Pays” (“Bart de Wever n’est pas mon frère” / “Ce parti qui est le mien agonise”), gardant le public en haleine, ce public chaleureux et content de les retrouver après tant d’années…
La soirée s’est terminée avec Synapson, avec des remix et une participation exceptionnelle de Flavia Coelho sur leurs dernières vingt minutes de set. Elle a su rétablir un contact avec le public qui ne s’était pas très bien établi dès le début avec les deux DJ’s; mais enfin ils sont descendus de leur estrade pour se balader sur scène lorsqu’ils ont balancé un remix de Selah Sue, relançant l’ambiance pour les festivaliers qui rejoignaient le camping pour continuer la fête… Samedi, Teme Tana lancé la soirée avec ses mélodies dansantes aux rythmes mélangés, suivi par Demi Portion qui a entraîné le public sur des flow plus mouvementé, semblant être ému, voire honoré d’être sur la scène côté cour. Il y a néanmoins une parenthèse qui doit être faite sur le samedi : c’est la très très belle découverte du cirque Ozigno, un des nombreux arts de rue proposés par le festival. Avec leur “Bar à Paillettes”, sous un chapiteau ne pouvant accueillir que 100 personnes (chacune à son tour recevant, avant d’entrer, la bise du patron), les comédiens-acrobates nous emmènent dans le bar d’Hervé et Josiane, où le patron charmeur martyrise son invité (qui joue quand même de l’accordéon le corps à l’envers avec une main sur le bar et l’autre sur le clavier..) à coups de verres d’alcool. Il est accompagné par son homme à tout faire qui tente de réparer les défectuosités du bar pendant le spectacle. Ce jeu est très troublant, car l’on en vient à douter de la place des acteurs dans le jeu, et même à se demander si c’en est réellement un …
The Avener DJ Set a remis les basses du festival à flot, faisant trembler tout l’entre Sambre et Meuse, avec un set dansant qui a réveillé les plus amortis. Le concert tant attendu de Gramatik n’a pas fait frémir autant que ce qu’on attendait, avec un live un peu décalé par rapport à leurs morceaux aux alentours des années 2010, comme “Hit that Jive” ou encore “Just Jammin'”. Dimanche, la voix de Lisa Simone a fait chanter le soleil, avec un groove apparemment familial qui a doucement fait monter l’atmosphère… Et l’ambiance ne s’est pas amortie au concert du groupe très engagé Dubioza Kollektiv, venus réchauffer la foule par leur musique venant tout droit de Bosnie-Herzégovine. C’est Chinese Man qui a eu l’honneur de clôturer ces trois jours d’Esperanzah, emportant la foule qui était au summum de la joie dans ce concert à la musique endiablée, voguant entre swing, jazz, électro minimaliste, trip-hop et dub. Ils ont manié à la perfection l’enjouement du public, l’alternance entre les morceaux et l’envoûtement total de la fin du festival …
14h30, scène Côté Cour, c’est déjà le coup de cœur à Esperanzah ! Moaning Cities a redonné vie aux Doors. Et ils sont de chez nous ! Enfin, à l’exception de Tim, le guitariste… ou sitariste. Mais on lui pardonne, Lille, c’est presque la Belgique.
Cette année, le festival Esperanzah nous offrait son plus beau slogan : « En route vers tout autre chose mais pas n’importe quoi ». Nous sommes partis à la découverte de son public très particulier. Un public touchant, propre au festival de l’abbaye de Floreffe.
Il y a 10 ans, le rappeur The Game choquait le monde entier avec son premier album The Documentary. Pendant toutes ces années, celui-ci a tenté de séduire à nouveau son public. Une tâche bien ardue lorsqu’on a lâché un premier opus si percutant. C’est avec un grand empressement que la fanbase du rappeur californien attend le second chapitre de la saga The Documentary. On y prévoit des collaborations avec Dr Dre, Kendrick Lamar, Ab-Soul, Kanye West ou encore Drake.
Après les menaces de mort de Ghostface Killah envers Action Bronson, une nouvelle polémique a pris place entre Meek Mill et Drake. Ce genre de situation démontre parfaitement l’un des fléaux de notre époque. Combien de fois cette curiosité malsaine n’a pas permis à certains artistes de se retrouver dans le paysage de la fame pour booster leurs ventes? Aujourd’hui, nous avons décidé de l’utiliser à bon escient pour vous montrer la direction à prendre réellement, l’essence même de tous ces actes déplacés. Autrement dit la musique!
Le premier clip de son projet est sorti aujourd’hui. L’ambiance du clip peint le décor du hood life de Compton (= quartier de Los Angeles) avec des low-riders aux ressorts indestructibles, la populace locale habillée en Bloods, une meuf aux cheveux verts avec un gros spliff au bec, The Game rappant ses verses en marcel au milieu d’un dépôt des roues et l’apparition du rappeur canadien Drake qui arrive à se fondre dans le décor malgré sa non-appartenance à cet environnement. Bref, on retiendra un élan fort prometteur pour une prochaine claque de projet que l’on n’attendait plus. Pour celà, rendez-vous le 28 août !
C’était la nouvelle qu’on avait pas du tout vue venir de la semaine, la plateforme au petit nuage orange serait en plein déboires financiers. Explications.
Hot Casa Records est né en 2002, suite à la collaboration entre les deux diggeurs DJ Julien Lebrun et Djamel Hammadi. L’objectif principal du label est de mettre en lumière un tas d’artistes oubliés ainsi que de mettre en valeur les nouveaux talents soul/afro/funk/tropical. Les deux globetrotters français sont parti dans plusieurs pays africains (Ethiopie, Togo, Sénégal, Cap-Vert, Bénin, Côte d’Ivoire,…) pour donner un second souffle aux disques poussiéreux traînant par milliers au fond d’une remise abandonnée.
Cette fois-ci, ils ont décidé de vous faire découvrir le James Brown de l’Afrique de l’Ouest, Roger Damawuzan. A l’aide de son orchestre Les As Du Bénin, celui-ci a pu enregistrer et jouer une multitude de morceaux sur la terrasse de l’Hotel Tropicana pendant les années 70. Les plus grosses perles composées lors de ces précieuses années sont rassemblées sur cette compilation et seront pressées également en format vinyle. On ne peut regretter qu’une seule chose en écoutant cet album, c’est de ne pas avoir pu glisser quelques pas de lockin’ sur le dancefloor de l’Hotel Tropicana.