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Wednesday 13 feat Sister & The Defiled @ Magasin 4 – 24/11

Le meilleur dimanche du mois de novembre, c’était mercredi 13. Le chanteur américain Joseph Poole alias Wednesday 13 alias « l’exemple vivant de ce que la télé et le rock peuvent faire sur un gamin qui ne rêve pas de devenir docteur ou pompier », was in Belgium !

Quel ne fut pas ma joie lorsque j’ai appris leur venue au Magasin 4. Wednesday 13, c’est le groupe qui ne vieillira jamais. Impossible de s’en lasser, j’écoute encore en boucle la même chanson qu’à mes 13 ans.

I want very BAD things to happen to you !! (clip)

Elle est bien, hein ?

Voilà donc à quoi ressemble leur musique : du punk, du metal, de l’horror, du glam et plein de peps ! C’est encore mieux quand vous les écoutez en live. On se défoule parce que c’est du rock’n’roll et on se défoule aussi parce que les paroles sont en parfaite adéquation.

En effet, l’ambiance au Magasin 4 ce dimanche-là, c’était tout le monde qui hurlait les paroles, qui se pogotait et qui, surtout, dévoilait son sourire banane tellement ça faisait plaisir d’être là !

Je pensais me retrouver seule au milieu d’un rassemblement de gothiques, mais je me suis trompée. Les corsets, colliers à piques, longs cheveux et yeux lentilles étaient bien de la partie mais pas en majorité. Alors, vous, amateurs avec votre combinaison t-shirt jeans, n’ayez plus peur de sortir tard le soir pour vous éclater sur du bon rock’n’roll ! Vous ne serez pas seuls ; et de toute façon, les « gothiques » sont sympas. Cela dit, j’ai presque regretté de ne pas avoir craqué mon ancien look de rockeuse/rebelle/metalleuse – appelez-ça comme vous le souhaitez- ce soir-là, histoire d’être à 100% dans le délire.

Et que diriez-vous si je vous annonçais que c’est une chanson de Skrillex qui a précédé leur show ? Surprenant, n’est-ce-pas? Soit Wednesday 13 a beaucoup d’humour, soit il n’était pas responsable.

Le concert a débuté sur des chansons provenant du dernier album « Calling All Corpses » (2011). Je ne connaissais que très peu cet album, mais il révèle de belles surprises. Cependant, il reste moins dynamique et à la fois plus rapide que les albums précédents, selon moi ; mais cela n’empêche pas sa qualité. Plus de guitares, plus d’effets… Le public connaissait moins les paroles mais personne n’est resté immobile et indifférent.

Quelques chansons de l’album…

Calling All Corpses

Ghoul of My Dreams

A part ça, Wednesday 13 et ses musiciens avaient la forme. Ils sont en symbiose totale avec leur public, et bien sûr de bonne humeur. Ils sont là pour nous et nous sommes là pour eux.

CD’s = LIVE, si ce n’est qu’en live, c’est encore meilleur. Très belle performance.
Ils étaient maquillés comme à leur habitude. Petit choc quand j’ai remarqué leurs nouvelles coiffures : de longs cheveux lisses, propres et soyeux ! Qui a dit que les métalleux avaient les cheveux gras ? Wednesday a donc abandonné ses sortes de dreadlocks.

Le voilà avant :

wednesday-13

Désolée, vous allez être frustrés mais je n’ai pas trouvé de photo correspondant à son image telle que je l’aie vue au concert. Imaginez le même gars sur la photo ici à gauche, mais en beau ! Quoi, impossible ? Ben si. Il est carrément devenu beau et sexy. Une belle gueule, du cuir et des muscles! Faites un effort d’imagination.

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus que Wednesday 13, c’est aussi du show, sachez qu’en plein milieu de sa prestation, il va jusqu’à nous viser avec un gros flingue. Je me suis réellement posé la question s’il s’agissait d’un vrai ou non, et je me le demande encore. Vous êtes en train de danser, alors que le laser d’un gros calibre se pointe sur votre front. Plutôt flippant. Le tout, sur cette chanson-ci :

Rambo (Spook and Destroy)

Le meilleur de la soirée, c’était le rappel. Trois anciens morceaux, trois morceaux parfaits :

Bad Things (voir plus haut) : tout le monde chante les paroles par coeur et pointe du doigt le groupe sur le refrain.

I Walked With a Zombie (clip) : ce n’est jamais nul quand on parle de zombies.

I Love to Say Fuck : Ma préférééée ! Chanson provenant de son autre groupe (Murderdolls) dans lequel le célèbre batteur de SlipKnot (Joey Jordison) est ici guitariste. Tout le monde soulève le majeur en l’air et hurle sa haine au monde – enfin, vous voyez.

Pour terminer, quelques mots sur les deux groupes qui accompagnent la tournée de Wednesday 13.

On a d’abord The Defiled, c’est violent et ça pète bien en live. C’est tout de même un peu plus « emo ».

The Defiled – Unspoken (clip) : attention, clip bien thrash, surtout vers la fin.

Enfin, Sister, très semblable à Wednesday 13. Tout aussi chouette et ils ont le même look sur scène que la fine équipe de Wednesday. Je peux dire qu’ils sont vachement sympas. J’ai eu droit à ma photo groupie avec deux membres du groupe, elle ressemble à trois mains qui font des « fuck » et à une tête grimaçante (mais pas la mienne). Yeah !

Sister – Split On Me (vidéo)

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous avez droit à cette anecdote : il paraitrait que Wednesday 13 est un lapin dans les coulisses.

Rendez-vous l’année prochaine, même affiche ! Ca en vaut vraiment la peine.

La grande Histoire des clips musicaux

Aaah ces clips musicaux, ils sont partout ! Ils sont tellement présents dans la musique qu’il est maintenant presque impossible d’imaginer un morceau phare sans clip vidéo… Pourtant, savez-vous au moins l’histoire du clip musical ? Non ? Alors venez !

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The Fuel is on fire

BeatChronic vous emmène aujourd’hui sur les pistes enflammées de “The Fuel” (BE), ce jeune groupe (2012) de rock alternatif formé par trois jeunes bruxellois ( Pchoum/lead vocals & guitar, Phil/bass & vocals et Tam/drums) aux origines musicales très hétéroclites, qui carburent avec des compositions très personnelles. En effet, ils réussissent avec beaucoup de subtilité à allier le rock sec de Muse (UK) avec des paroles romantiques et mélodieuses telles que le font Coldplay (US) et Audioslave (US).

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Temples @Botanique 4.11.13

Temples, c’est tout d’abord un groupe de rock psychédélique anglais, formé il y a peu en 2012,  par le chanteur-guitariste James Edward Bagshaw et le bassiste Thomas Edison Warmsley. Depuis leur courte existence, ils sont déjà été profusément acclamés par la presse et notamment par Johnny Marr (The Smiths) et Noël Gallagher qui les considèrent comme la plus belle révélation de cette année et d’ores et déjà comme le meilleur des groupes naissants en Grande Bretagne.

Débarquant directement des “Golden Years”, c’est avec leurs coupes et vêtements rétros que Temples monte sur scène. Ce n’est pas en évoquant ce petit cliché que j’ai l’intention de les blâmer. Bien au contraire… Subjuguée dès la première note, c’est en performant tout d’abord Sun Structures et puis Prisms que Temples emporte le public en lui parlant d’amours troublés, de rêves, de couleurs et d’ivresse.

C’est ainsi qu’ils consacrent à notre génération une esquisse éphémère d’une époque pleine d’espoirs et d’idéaux. En effet, les Anglais se sont talentueusement livrés à l’art du renouveau en ramenant à la lumière, à coup de sonorités vintage et de merveilles instrumentales, les fantômes d’une époque assurément immortelle. Vient ensuite le tant attendu Colours To Life, par lequel ils ont fait leur entrée sur scène il y a peu. Même si en novembre les feuilles mortes se ramassent par milliers, cette chanson ravive quelque peu un brouillard terne pour laisser place à un souffle insolite brisant la loi du silence.

C’est avec l’inédit Move With The Seasons et Ankh que Temples continue à soustraire le public de sa banalité incessante pour l’emmener avec lui dans leur monde qu’ils qualifient de néo-psychédélique. Un monde que l’on peut découvrir au travers d’un kaléidoscope issu des 60’s s’adaptant néanmoins avec finesse et aisance au 21e siècle. C’est enfin avec l’éminent Keep In the Dark et Shelter Song que Temples annonce la fin bien trop anticipée d’un voyage haut en couleurs au travers duquel on a eu la chance de découvrir un univers que je ne qualifierais pas d’unique mais de remarquable quand même.

Temples arriveront-ils à apporter une pierre à l’édifice du rock psyché? Je vous laisse carte blanche sur cette question en affirmant ma foi en leur potentiel grandissant. En croisant les doigts pour la sortie imminente d’un album annoncé pour début de l’année prochaine…

https://soundcloud.com/templesofficial

San Cisco – The Magnets @ Botanique 21/10/13.

Le lundi 21 Octobre, il m’a été donné la chance de participer au concert de San Cisco, groupe australien aux mélodies énergiques et pétillantes, caractérisant la gaieté et la fraîcheur dégagée par ce groupe. Par contre, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout, c’était de voir en première partie de ce concert, The Magnets, groupe composé de quatre jeunes marseillais,  au monde qui se trouve à l’antipode de celui de San Cisco. En effet, celui-ci se définit  plutôt par un univers plus sombre  et mystérieux voyageant entre Radiohead et Archive, qui est néanmoins enrobé dans un voile de finesse qui nous est livré par la voix fougueuse et douce en même temps de la claviériste Zenia.
Charmée par leur présence et dynamisme constant sur scène, je l’ai été un peu moins en découvrant les morceaux joués en live sur leur nouvel EP “In between”, sorti en mars dernier. En effet, cette impressionnante vitalité qui m’a touchée dés la première note en live se retrouve moins sur les enregistrements studios, ce qui n’empêche pas d’avoir fait de ce groupe une jolie découverte.


Vient alors le moment où San Cisco monte sur scène. Autant vous dire que l’été est loin d’être terminé, ce qui a été certifié dés leur première chanson intitulée Stella , dégageant le sentiment de s’être fait absorbé par des doux rayons de soleil. Viennent ensuite Hunter et Wild Things,  toujours si joviales et envoûtantes que mon sourire ne s’est pas égaré une seule fois de mon visage durant tout le concert.



C’est ça San Cisco, cette félicité dissimulant cet aspect de déja-vu, répétitif et rébarbatif que peuvent avoir certaines chansons pop. En ce sens qu’éventuellement la lassitude viendra pointer le bout de son nez dans quelques mois, mais qu’en attendant, on se laisse quand même prendre par cette pop joviale et rafraîchissante. Le réchauffement climatique continue avec Beach, portant très bien son nom d’ailleurs, et Awkward qui est LE tube de leur album éponyme dépassant les 5 milions de vues sur Youtube. Chanson aux sonorités et paroles certes enfantines, on ne peut néanmoins s’empêcher de taper du pied sur les rythmes dynamiques libérés par ce son.

Même topo pour Fred Astaire, chanson jouissive qui dégage la bonne humeur et l’envie de se défouler sur le dance floor. En l’occurrence ici, le “Bota-floor”. Le plaisir ressenti par ce groupe quand il joue s’est répandu dans toute la salle durant tout le concert. En effet, leurs chansons indie pop/rock farcies d’une énergie frivole mais également d’une habileté mélodieuse font fermer plus facilement nos yeux sur un manque de profondeur et de créativité. Mais au final, à quoi cela sert-il de trop penser quand notre pied bat de son plein inconsciemment durant tout le concert?

 

Rock’n’Lou Reed

Les articles déferlent sur la toile. Celui qu’on nomme tantôt icône, tantôt légende du rock Lou Reed s’en est allé. Pas de citations de tweets. Pas de pipolisation. On ne parlera ici que de son âme musicale, qui transcendera les époques on l’espère malgré sa disparition physique.

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