Le lundi 21 Octobre, il m’a été donné la chance de participer au concert de San Cisco, groupe australien aux mélodies énergiques et pétillantes, caractérisant la gaieté et la fraîcheur dégagée par ce groupe. Par contre, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout, c’était de voir en première partie de ce concert, The Magnets, groupe composé de quatre jeunes marseillais, au monde qui se trouve à l’antipode de celui de San Cisco. En effet, celui-ci se définit plutôt par un univers plus sombre et mystérieux voyageant entre Radiohead et Archive, qui est néanmoins enrobé dans un voile de finesse qui nous est livré par la voix fougueuse et douce en même temps de la claviériste Zenia.
Charmée par leur présence et dynamisme constant sur scène, je l’ai été un peu moins en découvrant les morceaux joués en live sur leur nouvel EP “In between”, sorti en mars dernier. En effet, cette impressionnante vitalité qui m’a touchée dés la première note en live se retrouve moins sur les enregistrements studios, ce qui n’empêche pas d’avoir fait de ce groupe une jolie découverte.
Vient alors le moment où San Cisco monte sur scène. Autant vous dire que l’été est loin d’être terminé, ce qui a été certifié dés leur première chanson intitulée Stella , dégageant le sentiment de s’être fait absorbé par des doux rayons de soleil. Viennent ensuite Hunter et Wild Things, toujours si joviales et envoûtantes que mon sourire ne s’est pas égaré une seule fois de mon visage durant tout le concert.
C’est ça San Cisco, cette félicité dissimulant cet aspect de déja-vu, répétitif et rébarbatif que peuvent avoir certaines chansons pop. En ce sens qu’éventuellement la lassitude viendra pointer le bout de son nez dans quelques mois, mais qu’en attendant, on se laisse quand même prendre par cette pop joviale et rafraîchissante. Le réchauffement climatique continue avec Beach, portant très bien son nom d’ailleurs, et Awkward qui est LE tube de leur album éponyme dépassant les 5 milions de vues sur Youtube. Chanson aux sonorités et paroles certes enfantines, on ne peut néanmoins s’empêcher de taper du pied sur les rythmes dynamiques libérés par ce son.
Même topo pour Fred Astaire, chanson jouissive qui dégage la bonne humeur et l’envie de se défouler sur le dance floor. En l’occurrence ici, le “Bota-floor”. Le plaisir ressenti par ce groupe quand il joue s’est répandu dans toute la salle durant tout le concert. En effet, leurs chansons indie pop/rock farcies d’une énergie frivole mais également d’une habileté mélodieuse font fermer plus facilement nos yeux sur un manque de profondeur et de créativité. Mais au final, à quoi cela sert-il de trop penser quand notre pied bat de son plein inconsciemment durant tout le concert?
