[Chronique Guitar Heroes n°3] La Red Special.
La Red Special est la petite chérie du très renommé Brian May (guitariste de Queen), il l’a fabriquée lui-même de ses petites mains !
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Read MoreBienvenue au Mans … Venez découvrir avec nous l’univers décalé et libre du groupe Outrage !
Read MoreComme chaque année, l’ABBota nous sert une affiche alléchante pour tous les amateurs de musique rock-pop-alternatif! Les artistes choisis pour cette nouvelle saison sont les dix meilleurs groupes belges du moment (nous en présenterons cinq ici, en l’occurrence). De ce que mes oreilles en ont entendu, et de ce que mon corps en a ressenti, la sélection est excellente!
Oh man… Comment vous décrire ce que nous a concocté cette collaboration annuelle entre l’Ancienne Belgique et le Botanique…? Ce fut explosif et jouissif!
Le coup de feu est lancé à 19h à la Rotonde avec le quatuor dynamique de Billions of Comrades avec leurs compositions aux styles éclectiques: electro, indie, groovy, underground et à la fois rock (pas évident, en effet)! C’était le premier groupe de la soirée, et l’on comprend tout de suite pourquoi ces jeunes gens (originaires de Tubize) ont remportés le premier prix lors du Concours Circuit (pop-rock) de 2012! Le groupe nous enchante en débutant quelques morceaux avec des mélodies presque trop douces pour du “rock”, pour ensuite switcher avec une nuance plus prononcée pour la batterie. La voix puissante du chanteur nous entraine tous, même si la salle n’est malheureusement pas encore très remplie à cette heure-ci, il a une présence scénique qui nous emporte malgré tout. Sur toutes les chansons proposées pour ce début de soirée, Billions of Comrades nous démontre qu’il y a une recherche très affirmée sur la rythmique de la batterie et que l’accent est mis sur la voix du chanteur. Sur l’une des dernières chansons, on a l’impression de pouvoir se laisser mourir juste en l’entendant et que tout a été dit et ressenti: la montée en crescendo accompagnée du jeu de lumières à nous rendre épileptique, clôturent ces premières quarante minutes de rock où tous se dandinaient volontiers! Les forts applaudissements suivirent et étaient amplement mérités!
http://soundcloud.com/billionsofcomrades
https://www.facebook.com/pages/Billions-Of-Comrades/173571389332320?fref=ts
http://billionsofcomrades.bandcamp.com
https://www.facebook.com/HitsvilleDrunksfeat.MauroPawlowski?ref=stream
Le troisième artiste de la soirée à nous étonner est Nicolas Michaux qui sort clairement du lot! De par son style, sa présence incroyable sur scène, faisant presque l’amour à son synthétiseur et/ou micro, et ses mélodies enchanteresses, cet artiste est un ovni qu’on est ravi de revoir et ré-écouter! Dans cette petite salle qu’est la Rotonde du Botanique, le public y avait pris place en s’asseyant sur les marches ou à même le sol, pour mieux écouter les balades rock-folk et admirer Nicolas. Car au fond, on s’y sentait comme dans un showcase privé, proche de l’artiste. Et quand bien même lorsque les agents de la sécurité ont fait se relever ce public émerveillé, même debout les corps se balançaient de gauche à droite. Lorsque la voix très douce et agréable du chanteur se pose sur des paroles version française, on penserait presque à Saez. Le romantisme frais qui se dégage des mélodies et des paroles (Fr-Angl) de Nicolas Michaux nous donne l’envie de fermer les yeux et de sentir le soleil d’été sur notre peau. Le chanteur n’hésite pas à remercier son public d’accepter sa composition “Imposteur” dont il la définit comme étant érotique avec des paroles telles que “je cours entres tes jambes” ou encore “je ne suis nulle part sauf en toi”. Finalement, avec “Les îles désertes n’existent plus” sur un ton pêchu et très dansant, le public était totalement conquis!
Petite surprise à l’annonce d’une reprise provenant d’une chanson francophone: “You were wonderful, I was a wandering fool…” mais bien sûr! Le célèbre “Formidable” de notre Stromae! En rock live, me demanderez-vous? Hell yes, they did it and it was perfect!
http://www.myspace.com/mintzkov
http://www.facebook.com/#!/pages/Mintzkov-official-fanpage/164401484644
https://www.facebook.com/thesorelosers
http://www.youtube.com/user/MySoreLosers
Vivement la sélection de l’année à venir!
C’est avec un concert de nouveau soldout que les Girls in Hawaii marquent leur grand retour après la disparition brutale de Denis, batteur de la formation originelle et frère du chanteur Antoine Wielemans, il y a désormais près de trois années… Une renaissance ancrée d’une mélancolie qui hante les membres du groupe tout au long de leur prestation mais d’où émane également une force particulière qu’on ne leur connaissait pas.
En effet, on dit souvent que c’est dans les coups durs que le musicien se rend compte à quel point son art occupe une place essentielle dans son cœur et dans son existence afin d’en dégager la force nécessaire à remonter la pente, celle de l’Everest, qui symbolise l’ascension presque insurmontable qu’a dû affronter le groupe après la disparition de Denis, mais qui symbolise aussi le nouvel album présenté sur scène ce jeudi au Depot.
C’est sans surprise que mes attentes quant à une ambiance pesante et intense ne font que se confirmer avec « Wars » en premier lieu, suivi de « Not dead » , titre phare de cet album, où l’on comprend que la passion et la vie ont pris le dessus. « Until I sleep, I’ll forever walk », comme ils le disent si bien.
Malgré cette nostalgie constante se hissent néanmoins des morceaux comme « Sun of the sons », « Time to forgive the winter » ou encore le morceau caractérisant le succès de leurs débuts « Found in the ground », qui nous rappellent la frénésie dont peut encore faire preuve Girls in Hawaii et qui est une esquisse de ce que représentait leur univers avant la tragédie, un univers de pop solaire et enjouée.
C’est ensuite avec leur morceau d’une beauté glaciale « Misses » ou encore « Switzerland » et « Rorscach » que le groupe nous emmène d’une période à l’autre d’une manière envoûtante, entre recueillement et déchaînement.
Mais quel bonheur d’être transporté dans les méandres des souvenirs et des rêves de Girls in Hawaii le temps d’un set sensationnel de près d’1h45. C’est enfin avec leurs classiques comme « Birthday Call », « This farm will end up in fire » et le puissant « Flavor » que le set se clôture, un sourire jouissif exprimant tantôt allégresse, tantôt la tristesse toujours présent sur le visage du public.
Plus qu’un concert, c’était également une leçon de vie : l’importance après la chute de pouvoir trouver la force de se relever. C’est cette capacité à pouvoir puiser dans l’absence, le deuil et la douleur une énergie éclatante qui fait de Girls in Hawaii un groupe à voir absolument sur scène et à bien sur écouter sans modération. Jamais la beauté du groupe n’avait atteint pour moi de tels sommets.
Après un passage critiqué à Werchter cet été 2013, Depeche Mode est revenu en grandes pompes ce 25 janvier dernier à Anvers dans le cadre de sa tournée “Delta Machine Tour”. Reportage d’un excellent concert….
Read MoreMac DeMarco sympathique patronyme qui doit absolument ne rien signifier pour ta rétine ? laisse toi entrainer par ces riffs de guitare vintage qui sentent la clope et le whiskey…
Read More“Je sais pas danser”, “J’aime pas la musique”, “Je suis fatigué” sont des excuses fréquemment utilisées pour ne pas se lancer sur le dancefloor lors de soirées dansantes. Un remède ? Deux Amplis de 300 Watts branchés sur le groupe Defunkt, et une petite dose de courage, il faut l’admettre. LET’S FUNK !
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C’est un artiste réel qui nous parle des choses du quotidien avec des paroles et des chansons simples que j’ai eu la chance d’interviewer. Il lui est arrivé de faire face à des coups durs : un accident de moto peu de temps après sa sortie de son EP qui l’a immobilisé pendant plusieurs mois, ainsi qu’un passé plus douloureux avec la guerre en 1994 au Rwanda… Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, une devise qui lui va comme un gant.
– Tu as sorti ton EP en fin 2012, quelles ont été les réactions ?
Oui, effectivement, j’ai sorti un EP 3 titres appelé Under My Skin Ep. Les réactions ont été très positives et enthousiastes. Ça a élargi notre public. C’était la première pierre à placer pour construire le chemin que nous souhaitions emprunter avec mon groupe.
– Parmi ces réactions, t’es-tu vu offrir plus de dates de concert ?
Plus de dates et plus d’opportunités, même si je n’ai pu mettre tout ça en route lors de la sortie de l’EP. J’ai eu un accident de moto qui m’a immobilisé pendant 8 mois.
– Si oui, quelle a été l’expérience la plus enrichissante ?
Cette année, je retiendrai le fait d’avoir joué avec Bai Kamara Jr. Parce qu’avant même que je ne sache aligner deux accords, j’avais déjà un album de lui, puis le destin a fait qu’on s’est rencontrés. Jouer avec lui sur scène et qu’on soit devenus potes, c’est assez déroutant et stimulant.
– Si je ne me trompe pas, tu as des origines rwandaises, n’est-ce pas ? Quelle est ta relation avec ce pays ?
Oui, je suis bien d’origine rwandaise. Je suis toujours attaché à mon pays sans pour autant être chauvin ou revendicateur. Une grande partie de ma famille y vit toujours et c’est le pays des mes racines, de mes premiers coups de cœur aussi.
– Est-ce que cela influence ta musique ?
Certainement, même si mes grosses influences africaines seraient Fela Kuti, Keziah Jones, Richard Bona, Manou Gallo pour leur approche de la musique et du monde.
– Comment définirais-tu ton style musical ?
Ma musique est un mélange de beaucoup de choses que j’aime, c’est un mélange souvent de plusieurs styles musicaux. Mais je dirais que c’est de la pop/soul/funk alternatif même si j’ai une approche très rock.
– En écoutant ton morceau “She’s Got It”, cela m’a fait penser au style de Lenny Kravitz… Est-ce qu’il t’a aussi influencé ?
Grosse influence, je crois que j’ai toute la discographie. Ça m’a bercé durant toute mon enfance. Mais en grandissant, j’ai commencé à aimer des groupes comme Incubus, Limp Bizkit, Prince ou John Mayer.
– Pour toi quelle est la décennie la plus riche musicalement ?
Les années 70’s.
– De quoi t’en es-tu influencé ?
J’aime la liberté qui était possible d’avoir. Musicalement, il y avait plus de possibilités par rapport à aujourd’hui où les choses sont plus compartimentés classé. Ironiquement la musique est aujourd’hui moins écouté mais plus consommé.
– A l’heure actuelle, quel artiste te fait vibrer ?
J’ai découvert Rodriguez via le film Searching for Sugar Man. Son histoire et sa musique m’ont bouleversé, c’est un ovni ce mec.
– Etant musicien toi-même, quelle autres expressions artistiques te plaisent ?
Je suis un fan absolu de cinéma, mais la peinture me parle beaucoup ; la sculpture et l’architecture.
– Aujourd’hui, tout le monde télécharge de la musique gratuitement, quel est ton avis en temps que musicien ?
Je pense que l’impact est minime sur l’industrie, ça ne tue pas l’artiste. Le téléchargement permet, si utilisé à bon escient, de diffuser à grande échelle de la musique. Là où il y a un effet négatif, c’est au niveau des choix. On peut télécharger quelque chose parce que c’est là gratuitement, mais acheter un CD, un vinyle, On le fait pour quelque chose qu’on aime vraiment.
– Quels sont les futurs projets ? Un album? Une collaboration ?
Nous allons sortir 6 vidéos live avec The Groove Makers, mon groupe qui se compose aujourd’hui de nouveaux venues : Margaux et Camille (Choristes). Le but étant de faire notre promo pour les festivals 2014. Ensuite, on va sortir un single. Nous en sommes à la pré-production. Dans la foulée, un album est envisageable, nous avons les chansons pour le faire, mais la priorité reste de faire un maximum de dates.
– Une future collaboration ?
J’aime beaucoup Témé Tan, j’aimerais faire des tracks avec lui. A suivre…
Plus d’infos sur :
https://www.facebook.com/chrysanthemusic
https://twitter.com/chrysanthemusic
http://www.youtube.com/user/chrysanthemusic?feature=watch
http://chrysanthemusic.tumblr.com
http://www.reverbnation.com/chrysanthe?profile_view_source=header_icon_nav
Ecoutez/Achetez sur :
https://itunes.apple.com/be/album/under-my-skin-ep-single/id575037625
http://www.deezer.com/en/album/6059848
https://play.spotify.com/album/2MPKG2Ky1ZMXBt2YYkPt0n
Crédits images : Guillaume Kayacan @ Kaptive
Pochette EP : Romain Garcin
C’est en cette date sacrée du 11/12/13 que Blockhead, producteur originaire de New York s’est produit au Kultuurkafe. Arrivant pour DJ SVN, bruxellois bien connu des auditeurs de Studio Brussel, nous en profitons pour nous abreuver de ce fameux alcool de raisin afin de pouvoir amplement apprécier la seconde partie (et, ne le cachons pas aussi, la plus importante). Revenant rapidement sur nos pas quand nous voyons la file s’allonger à l’entrée, nous apprenons que la soirée est sold out.
Revenant dans la salle, DJ SVN nous fait vibrer au son de beats funky, jazz pour terminer son mix avec le très chamanique Gonjasufi interprétant Kobwebz… La salle retient son souffle et accueille de manière plus que chaleureuse Blockhead.
Après s’être présenté et nous avoir fait part de son plaisir de revenir dans cette salle après 8 ans d’absence, l’intro fait directement bouger des têtes. Il s’agit en effet de « You’ve Got Maelstrom » mais très vite un changement plutôt abrupte se produit. L’artiste ne tient pas en place deux seconde et nous envoie un beat hip hop dont il a le secret. Soutenu par les voix de rappeurs tels que Lords Of The Undergrounds ou MC Duke.
Mélangeant les styles sans complexe nous pouvons même remarquer brièvement un remix de Nightcall de Kavinsky… Décidément, il n’a pas fini de nous étonner. Le Bpm quant à lui ne change malheureusement pas beaucoup mais cela permet de faire tourner des morceaux comme Tricky Turtle , Carnivores Unit ou encore It’s Raining Clouds.
La transition entre les titres est rapide et abrupte, ce qui déstabilise un tantinet les spectateurs. Intéressant est néanmoins le mix entre ses instrus et des morceaux plus pop. On perçoit ainsi sa reprise de Fiona Apple, Hot Knife , la voix d’Outkast pour un Mrs. Jackson ou même un bien osé Eye of The Tiger.
Toujours assez peu uniforme, le mix continue et est parfois entrecoupé par un “How are you doing Brussels?!”, Le public répond de manière enthousiaste et la chaleur des corps en mouvement se fait ressentir. Quelques douces fumées se mélangent au sons de Panic In Funkytown
Ambiance plus chill au rendez-vous, Il commence enfin à lâcher ses propres titres
Toujours agrémenté de lyrics peu conventionnels (notamment The lion sleeps tonight). La fin se fait sentir après une heure de représentation mais cela ne rassasie point le public, qui demande de terminer en beauté.
De retour, il nous délecte de ses propres productions et en particulier celui de son premier album, Music by cavelight. On peut enfin se lacher sur Sunday seaence, Quite Storm ou Insomniac olympics.
Enfin, son dernier titre est celui du début. You’ve got Maelstrom produit en effet un tourbillon de tonnerre sur lesderniers restés dans la salle…
Un dernier MC (Nadiem Shah) prend le relais avec de la trap music, mais cela ne convainc pas les derniers valeureux restés sur place. Temps de passer à l’offensive bibitive dans un café du cimetière pour certains ou de rentrer chez soi pour les étudiants commençant leur blocus…
Conclusion ; Malgré sa popularité auprès du public et ses albums du tonnerre à consommer sans modération (voir cet article pour un aperçu en profondeur) , Blockhead n’est pas assez consistant en live car pas assez uniforme dans le style, sans soutien visuel ainsi que combinant des transitions parfois difficiles…
Un triple concert à la rotonde avec des styles tranchants mais s’accordant à merveille, nous réchauffant chacun le coeur à leur manière en ce rude début d’hiver…
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