Un dimanche, pendant que nombre d’entre vous se trouvaient encore chez eux bien au chaud, l’équipe de BeatChronic se chargea, comme à son habitude, d’étancher votre soif de découverte musicale. Tout commença cet après-midi-là, lorsque je fus témoin d’une scène assez irréaliste mais revêtant néanmoins une immense beauté symbolique. Une image d’un homme quelconque se baladant dans les environs de la station Simonis, un homme muni d’un accessoire incommode sur ses épaules: 2 oiseaux blancs. Ceux-ci, immobilisés sur ses épaules, avaient plutôt l’air de s’y plaire et ne s’envoleraient de là pour rien au monde… L’interprétation de cette scène s’avère être sans limite, mais j’en ai personnellement conclu que ma soirée allait prendre une tournure renversante. Arrivé au comptoir du Vk*, je m’empressai de demander mon pass press lorsque j’ai croisé un acolyte en présence de l’ingénieur son d’Hiatus Kaiyote. Provenant directement de Melbourne, celui-ci n’hésita aucunement à faire un constat sur la fraîcheur climatique belge. Suite à cela, nous avons décidé d’établir un pacte avec le temps afin de pouvoir se concilier avec la chaleur de la salle intérieure. Celle-ci se remplit alors progressivement jusqu’à ce que la bande australienne réagisse, au tapis sonore émis par la foule, en débarquant finalement sur scène.[soundcloud id=’39703178′ autoPlay=’true’ width=’100%’]
1) Quels sont vos plus anciens souvenirs de musique ? En d’autres termes les sons de votre enfance c’était plutôt…
Fela kuti, king soni Adé, Bella Bello, Myriam Makéba, beaucoup de Rumba congolaises, James Brown, les artistes locaux comme Les polirythmo, GG Vickey, sagbohan danialou, Tohon satan, Dossou letriki, Adjahui, Edith Piaf, Bob Marley, Ella Fitzgerald, Aretha franklin et j’en passe.
Je suis une multi culturaliste compte tenu de mes origines mais c’est vrai que j’ai un attachement particulier pour la musique traditionnelle, l’afro beat et la soul. J’ai donc une identité tradi moderne qui puise sa source dans la musique traditionnelle et contemporaine.
3) Quelle part de votre vie personnelle se retrouve dans vos chansons ?
Chaque morceau est une part de moi, de mon quotidien vu que c’est le reflet d’émotions ressenties à un moment T de ma vie.
4) On vous entend mêler le jazz, la soul, le funk aussi, des influences africaines ;à quel point croyez-vous au mélange des genres ? Seriez-vous intéressée par des associations plus extrêmes ? Si oui, lesquelles ?
La musique est universelle et surtout ouverte à tout métissage donc quand on est passionné, on a tendance, à chaque fois, à aller chercher plus loin dans l’exploration des possibilités de mélange. Du coup pourquoi ne pas associer les instruments traditionnels d’Afrique de l’ouest à de la Polka, ou du rock métallique ou du dub ? Bref, tout est possible, c’est juste une question de juste milieu à trouver pour créer la fusion.
5) Vous bénéficiez d’une certaine expérience d’actrice, ça vous aide pour des performances live ?
La comédienne déteint toujours sur la chanteuse sur scéne c’est inévitable.
6) Quel genre de sons (en dehors d’un instrument de musique) appréciez vous ? Pourquoi ?
J’aime le bruit des klaxons, c’est le signe qu’il y a de la vie autour de moi car je déteste la solitude même si parfois j’en ai besoin. Le son des vagues sur la jetée m’apaise, le chant des oiseaux, du coq le matin, le tchouk tchouk du train, et j’aime le silence qui précède chaque chant de cigales…
7) Quel genre de sons avez-vous en horreur ? Pourquoi ?
Je n’aime pas les hurlements ou les cris , les claquements violents de portes, le crissement des pneus de voitures. Tout cela pour moi ne présage rien de positif…
8) Le rôle de la musique pour le société, selon vous, c’est…
La musique est éducative, constructive, apaisante, dénonciatrice de maux et surtout, unifie les peuples. Elle permet un vrai brassage culturel entre les individus de divers nations et par-dessus tout permet de rêver et de voyager dans la tête vers des horizons inconnus.
9) Vos projets dans un futur proche ?
Mon projet actuel, c’est la préparation du nouvel album.
10) Votre souhait le plus cher ?
Mon souhait le plus cher dans le travail est de réaliser un projet d’orphelinat sur lequel je travail avec d’autres artistes, on croise les doigts pour tout boucler.
11) Pour vous, qu’est-ce qui distingue un grand musicien d’un amateur ? (on parle bien ici de talent, pas de notoriété)
La passion, l’acharnement au travail, le goût de l’aventure, l’exploration de sonorités nouvelles et une humilité à faire pâlir d’envie un centenaire.
12) A votre avis, comment séparer le succès ou ses convictions artistiques des relations bien placées et du superficiel ?
Il faut avoir la tête sur les épaules. Apprendre à écouter les autres et surtout se dire que le plus important dans toutes ces paillettes c’est l’humain et non les moyens qui nous entourent. En gros il ne faut pas se perdre soi même en cours de route car le succès est provisoire et le métier réserve souvent des surprises.
13) Se faire une place dans le milieu artistique est très difficile, des conseils pour ceux parmi nos lecteurs qui veulent tenter l’expérience ?
Mon dernier mot est qu’il ne faut jamais se décourager car c’est dur comme dans tout métier. Face aux échecs il faut se relever et se dire que nombreux sont passés par là et s’en sont très bien sortis donc c’est possible. Mais comme on me l’a souvent répété moi-même, seul le travail paye il ne faut pas se tromper là-dessus…
Présents à l’affiche d’Esperanzah cette année, découverte déterminante pour moi et tant d’autres.
Tout droits sortis d’un mélange parfait de styles dansants et rythmés : The Souljazz Orchestra
Thundercat, Thundercat,… Ce nom évoque probablement quelque chose de familier pour certains d’entre vous, mais quoi exactement ? En tant que lecteurs invétérés de notre cher webzine musical, vous avez surement eu l’occaz’ de tomber sur cet article de notre bon vieux chat foudroyant. Ce nom est tiré d’un vieux dessin animé appelé “Thundercats” où toutes sortes de chats cosmiques s’affrontent dans des combats multidimensionnels dans les galaxies les plus lointaines qui soient. Ahhhhh les bons souvenirs d’enfance, rien de tel que pour introduire le vif de notre sujet qui n’est autre que de vous présenter cette soirée qui se passera le 1er octobre à la Chocolaterie (alias VaartKapoen) où vous aurez le privilège d’assister au live de 3 humains ayant franchi une dimension musicale que même les extra-terrestres ignorent. Nos 3 artistes sont…
Thundercat : Stephen Bruner nous est venu tout droit de la Californie. Dès son plus jeune âge, il fut plongé dans l’univers musical de son père qui était batteur. Mais c’est sur la guitarebasse à 6 cordes que notre jeune génie a décidé de s’attarder. Très rapidement, Stephen acquiert de l’expérience lors de tournées avec le groupe punk “Suicidal Tendencies” ou encore avec le jazzman “Stanley Clarke“… Ce n’est que lors de sa rencontre avec Flying Lotus que Thundercat décide de sortir un album solo “Golden Age Of Apocalypse” sur le fameux label “Brainfeeder” en 2011. La collaboration avec FlyLo a pris une direction quelque peu amicale au point qu’ils décident d’enregistrer une track ensemble qui sera nommée “MmmHmm”. Autant vous dire que celui-ci ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin! Il s’est alors décidé à nous balancer une claque supplémentaire avec un nouveau projet solo lors de cette année 2013,”Apocalypse“. L’ambiance est nourrie de plusieurs style musicaux, on peut y percevoir des nuances de soul, de hip-hop, de funk, de musiques électroniques et bien d’autres encore… Voici les grosses pépites qui vous mettront d’accord sur son talent: telle qu’une collab’ mortelle avec MF Doom, Earl Sweatshirt et Captain Murphy.
FLako : Un beatmaker aux racines chiliennes switchant entre Berlin et Londres ou un cocktail d’influences qui se ressent vivement dans sa musique. Il vous suffit de surfer sur son soundcloud et il se chargera de vous faire voyager dans son univers atypique… Notre homme de main a déjà prouvé par maintes fois son savoir-faire, notamment à travers des remix impressionnants de José James ou encore Lianne La Havas ou encore une collaboration avec Dirg Gerner. Je vous laisse juger de par vos oreilles.
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Lefto : Le belge DJ Lefto n’a plus besoin de prouver sa renommée à travers le monde entier… Du Worldwide Festival à Sète en passant par des clubs au Brésil et au Japon, notre crate digger tend à un éclectisme musical des plus complets. N’oublions tout de même pas que notre artiste est basé dans notre plat pays où vous avez l’occasion de suivre ses show radio chaque dimanche soir sur “Studio Brussel” (en retransmission sur son mixcloud) mais aussi l’opportunité d’assister à ses résidences qu’il tient au Vooruit à Gand avec prochainement comme invités “Suff Daddy“, “Hiatus Kaiyoté“, “Lady“, “YellowStraps” et bien d’autres. Il assure également une scène au Dour Festival qui est absolument immanquable de par la qualité de son line-up ! Je vous conseille d’écouter sa playlist “Global Sounds” sur 22Tracks également, une mine d’or des dernières nouveautés.
En espérant retrouver nombreux d’entre vous ce soir-là ! Peace, Unity, Love & Havin’ Fun
Aujourd’hui j’aimerais vous parler du chanteur/compositeur électronique, James Blake.
En ces temps dures, un peu de douceur ne fera pas de mal!
James Blake est un londonien, né en 1988.
Il compose de manière assez novatrice, et renouvelle les genres tels que la dubstep, la soul et l’électro.
Après cette dubstep mania, James Blake alias Harmonimix a réussi à créer des sons originaux et dynamiques.
Quand James Blake s’attaque au hip-hop ça donne ça! Des sons hip hop remixés et le flow incroyable du rappeur Rza, bien remué à la sauce James Blake. Très épuré et accentué sur les basses, on ne peut que l’apprécier.
Frais, dynamique et très technique, sont pour moi les adjectifs qui définissent le style de James Blake.
Si vous ne le connaissez pas encore, n’hésitez pas à aller sur son site : http://jamesblakemusic.com
Vous allez certainement en entendre parler encore pour un bout de temps!
L’originalité d’un artiste, est de pouvoir, avec les différents styles existants, arriver à les mélanger tout en étant créatif et innovant. Ce que James Blake arrive très bien à faire !
Et comme dirait Hegel : ” L’évolution n’est pas une simple éclosion sans peine et sans lutte, comme celle de la vie organique, mais le travail dur et forcé sur soi-même “.
Avec les périodes d’examens, viennent normalement le stress, le manque de sommeil, l’isolation et toute sorte d’autres phénomènes tout aussi agréables qui prennent toute la place dans notre vie. Plus de temps pour cuisiner, plus de temps pour passer des soirées tranquilles entre amis, ou pour quoi que ce soit d’autre en fait.
Souvent passé dans l’ombre de géants tels que James Brown, Aretha Franklin ou encore Michael Jackson, Bill Withers est néanmoins parvenu à imposer le respect par sa classe et sa prestance dans le milieu de la Soul. Préparez votre âme à frémir d’extase si vous n’en avez jamais entendu parler.
“Ain’t No Sunshine when She’s Gone”… Ces mots doivent encore résonner à coup sûr dans le coeur de la demoiselle en question. Mais qui est ce jeune métisse talentueux dont le premier album fait déjà sensation ? Quel est son secret ? Une vie dès le départ mouvementée pourrait sans doute nous fournir un indice…
De l’Ombre à la Lumière
C’est en ayant perdu son père à l’âge de 13 ans que le jeune Withers s’engage dans la US Navy à 17ans seulement. 9mois après, il ira travailler à l’usine Ford de Los Angeles. En 1971, Bill sort son premier album “Just As I Am” et est loin de s’imaginer une brillante
carrière… Pour lui, la musique est à la base un moyen d’expression, et non de gagner du pognon.
Toujours dans ce même état d’esprit, il sortira dans la foulée Still Bill, 2ème album au succès commercial à nouveau énorme. Mais notre homme gardera malgré tout les pieds sur terre : c’est toujours avec humilité et modestie qu’il se présente à son public lors de ses prestations en live. (voir ci-dessous)
Nous sommes bien loin donc de l’auto-tune à la Kanye West, ou des jeunes filles dénudées en arrière-plan à la 50Cent. Bill Withers fait preuve d’une authenticité remarquable, bien au-delà du monde des apparences que la société d’aujourd’hui nous impose. Ne serait-ce pas finalement cela, la vraie musique ?
On a souvent tendance à oublier que le terme R’n’B signifie Rhythm and Blues… Heureusement, il nous suffit (simplement ?) de remonter le temps pour en retrouver le sens premier. Cette douce mélancolie mêlée à des rythmes divinement endiablés nous révèle en effet la véritable profondeur de l’âme humaine.
“I write and sing about whatever I am able to understand and feel. I feel that it is healthier to look out at the world through a window than through a mirror. Otherwise, all you see is yourself and whatever is behind you.” ~B.W.
Cette citation démontre bien à quel point la sérénité de Bill aura influé sur ses compositions. Un talent, fabuleux dont lui seul possède la clé : “When you have a talent you know it when you’re five years old, it’s just getting around to it.”
Désormais, lorsque vous aurez envie d’exprimer ce que vous ressentez au fond de vous-même mais que vous n’y arrivez pas, pourquoi ne pas laisser Bill Withers s’exprimer à votre place ? Peut-être qu’après cela, les mots vous viendront plus facilement à l’esprit…
Je vous conseille vivement de vous plonger dans l’atmosphère chaude et paisible de Bill Withers grâce à la vidéo ci-dessous, reprenant un de ses concerts au complet… Enjoy ! :
Les Sixties ! Les moins jeunes d’entre nous en rêvent encore avec nostalgie… La technologie nous permet aujourd’hui d’avoir accès au répertoire musical de ces années dorées, et c’est avec un grand plaisir que j’aimerais vous faire redécouvrir une légende du jazz : Little Stevie Wonder.