Reviews

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Entrez dans le Lab de FTRSND

Bruxelles, un 14 mai pluvieux. Le rendez-vous est donné dans la rue des Chapeliers, à l’Epicerie Moderne. Ce soir, Russel Clay a été invité par FTRSND pour présenter son travail  et, grande première, nous montrer de manière didactique l’usage qu’il peut faire de ses diverses consoles.

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Birdy Nam Nam @ Botanique – 16.05.15

Ce jeudi de mai sous le chapiteau des nuits botanique, entre ambiance fumeuse et basses à fond, les âges se confondaient, perdus dans une masse d’adorateursdu groupe Birdy Nam Nam.

Depuis 2011-2012, c’est silence radio niveau sorties d’album ou d’EP. Mais le public, lui, es toujours bien présent. A peine en retard, les feu champions de France de DMC entrent sur la piste avec un tonnerre d’encouragements. Les lumières s’éteignent, quelqu’un a le temps de crier quelque chose, auquel un DJ répond : « Je sais pas qui a dit qu’il en manquait un … Tu vas voir ». C’était l’impulsion qu’il fallait pour commencer.

Le jeu de lumière est lancé, les basses venues démonter tous les bâtiments alentours activées, et le style est donné avec, entre autres, un t-shirt « #niquetamère ». Entre quelques morceaux de Manual For Successfull Rioting, on entendra ceux de leur dernier album, et dans cette apnée de violence musicale, on aurait espéré quelques remontées plus calmes…

Ce fut un concert riche en musique, riche en personnes. Entre des trentenaires qui viennent en cure de jouvence et de jeunes madones qui viennent dandiner leur corps, l’ambiance est électrique… Un concert de Birdy Nam Nam, c’est aussi cette impression d’être sous kétamine à l’état sobre.

Toro Y Moi @ VK 02.04.15

A l’occasion de la sortie de « What For ? », le Sud-Carolinien Chazwick Bradley Bundick est passé au VK ce 2 avril afin de présenter son dernier bébé sur scène. Immersion, images à l’appui. 

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Godspeed You! Black Emperor @ Cirque royal 29/04/2015

Xylouris White faisait la première partie : deux espèces de bergers grecs (dont un est en fait australien) qui ont balancé du noise-folklorique comme des maniaques pendant une bonne heure. On aurait dit qu’ils jouaient pour l’âme de tous leurs potes bergers morts. C’était super triste et méga beau mais aussi complètement noise-mélancolique. Tout ce qu’on aime! Vraiment top cool comme plan!

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Avec Godspeed, c’était un autre bazar. Ambiance cataclysme à mort. Bien rock, bien progressif, bien bruyant. La fanfare de l’apocalypse était composée de deux batteurs, trois guitaristes, deux bassistes, un contrebassiste et une violoniste, tous bien peinards à taper sur le clou de leur musique de shamans québecois.

De l’autre côté, Karl Lemieux, un projectionniste expérimental, faisait sa petite popote avec sa pellicule. Au-dessus de la musique dark-ténébreuse toujours totalement obsédante, le mec, il faisait passer des trucs barrés, darks eux aussi, des trucs dans le genre assassinats politiques, des images de ciels noirs et de bâtiments en déconstruction, puis il faisait brûler la pelloche. Bam! Ambiance assurée! Quand neufs mecs te saturent de transe musicale et d’images destroys, t’as pas peur de te faire chier, ça non !

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La salle bondée, de la fosse aux derniers balcons, en a eu pour son investissement. Question musique obsédante, le contrat a été rempli en bonne et due forme. Rien à dire de ce côté là! 100 % pur jus de décibels stridents dans ta tronche ! Je pense vraiment pas me tromper en disant que les gens ont accroché à la symphonie hardcore.

Parce que quand on te parle d’un collectif musical québecois anti-capitaliste tu ne t’imagines pas ça. Dans ta tête, ce serait plutôt en mode bonnet péruvien et reggae joual chiant. Ceux qui se sont fait traîner là par leurs potes ont du être vachement content du coup quand ils ont compris qu’on leur voulait du bien. Ils ont du comprendre que l’anticapitalisme en musique, ça pouvait aussi donner quelque chose de total cool, du bon délire sonore bien trip.

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Niveau scéno maintenant, c’était vachement sobre. Sans doute qu’ils ont voulu reproduire une sorte d’ambiance feu de camp – fin du monde, à jouer comme ça tous ensemble en cercle sans causer. Je ne suis pas du genre indulgent sur la paresse scénographique -on peut même dire que souvent ça m’emmerde- mais là ça allait. C’était cohérent. De nouveau rien à dire, respect man !

Flying Lotus @ Cirque royal 26.04.15.

You’re Dead ! Le ton était donné dès l’annonce de la sortie de l’album, un thème dark qui colle parfaitement a l’univers psyché de Fly Lo mais qui n’avait pas plu à l’interprète de “Happy”. 

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José González @ Cirque Royal 16/03/2014

Ce lundi, le Cirque Royal était rempli tant de fans que d’amateurs de découvertes pour accueillir l’une des références de la musique “néo-indie-folk”, l’argentino-suédois José Gonzales qui vient de sortir son nouvel album intitulé “Vestiges and Claws“, huit ans après “In Our Nature “.

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Hanni El Khatib @ Botanique, 17/03/2015

“Hanni El Khatib; un concert chanté par un idiot, plein de bruit et de fureur, et ne signifiant rien.” Certes il est facile de pomper Shakespeare, mais il l’est tout autant pour l’homunculus des Black Keys de surfer sur la vague de ses producteurs.

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Le chanteur gominé a beau s’agiter le bocal au point de détacher une mèche ou deux  de sa coiffure trendy, a beau agresser ses cordes vocales et faire vrombir les amplis, le résultat demeure franchement chiant. Autour de moi, une salle pleine de barbes qu’on imaginerait presque pouvoir s’acheter au rayon accessoire de Urban Outfitter entre une montre casio et un pendentif triangulaire. Un public déjà allègeant donc à ce brol easy listening.

Comme dans la version moderne des trains fantômes version walibi, je m’embarque dans le wagon et suis, sans surprise, le cours de cette attraction sur thème rock. Au détour d’un virage un riff et un cri en font réagir certains tandis que d’autres se pâment devant les gimmicks servis à la louche pour le plus grand plaisir des petits et des grands. Beaucoup de fumée et d’effet pour masquer finalement que tout est bidon.

 

 

En milieu de concert le beau tatoué se fend tout de même d’une reprise de Human Fly des Cramps qui d’un côté demeure un incontournable de la meilleure tradition rockab, cette filiation qu’il essaye de faire valider, et d’un autre a le mérite d’avoir figuré sur la BO de The Hangover étant par conséquent bien connue de la génération Y. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est Coldplay qui chante Motorhead mais il ne reste quand même pas grand chose de l’esprit délicieusement dégueu du grand Lux Interior.

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Mon visage fouetté par une chevelure sentant bon le shampoing frais et une bière renversée par un spectateur tentant de filmer le show avec son smartphone tenu de cette même main porteuse de gobelet figurent parmi les événements les plus destroys de la soirée. A la sortie, les hipsters encanaillés par la musique de Satan (celui de South Park qui se fait enculer par Saddam) pourront s’acheter la cassette audio de l’album. Ainsi, en fermant très fort les yeux, ils s’imagineront l’espace de quelques dizaines de minutes qu’ils vivent vraiment dans les années 80, une décennie rêvée où on pouvait filmer un concert avec son iphone, porter des bonnets à l’intérieur d’une salle surchauffée et où les étudiants en web design pouvaient se faire des tatouages de durs en buvant du thé bio.

Ce concert ne mérite sans doute pas tant de fiel mais il paye pour les autres. Tel Holden Caulfield dans L’Attrape Coeur, moi aussi j’en ai marre des “phoneys”, et je refuse d’entrer dans l’âge adulte, surtout quand j’espère assister à un concert de rockabilly à la sauce transpi-cambouis.

The Subways @ Botanique 11/03/2015

L’arrivée des Subways sur la scène du Botanique le mercredi 11 mars a fait l’effet d’une bombe. Malgré l’absence de leur batteur attitré, les anglais ont produit un show mémorable qui prouve qu’après dix ans de carrière ils gardent toujours cette flamme de l’adolescence qui les a fait connaître.

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la cathédrale sonore de Panda Bear

Un adolescent de 36 ans bidouillant éternellement sa table de mixage est monté sur la scène du Botanique. Vêtu d’un simple t-shirt et d’un jean, le sac à dos en bandoulière, Panda Bear a débarqué le jeudi 5 mars, acclamé par un public enthousiaste, pour faire la présentation de son dernier album, Panda Bear Meets the Grim Reaper,  sorti le 9 janvier dernier.

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