Un dimanche, pendant que nombre d’entre vous se trouvaient encore chez eux bien au chaud, l’équipe de BeatChronic se chargea, comme à son habitude, d’étancher votre soif de découverte musicale. Tout commença cet après-midi-là, lorsque je fus témoin d’une scène assez irréaliste mais revêtant néanmoins une immense beauté symbolique. Une image d’un homme quelconque se baladant dans les environs de la station Simonis, un homme muni d’un accessoire incommode sur ses épaules: 2 oiseaux blancs. Ceux-ci, immobilisés sur ses épaules, avaient plutôt l’air de s’y plaire et ne s’envoleraient de là pour rien au monde… L’interprétation de cette scène s’avère être sans limite, mais j’en ai personnellement conclu que ma soirée allait prendre une tournure renversante. Arrivé au comptoir du Vk*, je m’empressai de demander mon pass press lorsque j’ai croisé un acolyte en présence de l’ingénieur son d’Hiatus Kaiyote. Provenant directement de Melbourne, celui-ci n’hésita aucunement à faire un constat sur la fraîcheur climatique belge. Suite à cela, nous avons décidé d’établir un pacte avec le temps afin de pouvoir se concilier avec la chaleur de la salle intérieure. Celle-ci se remplit alors progressivement jusqu’à ce que la bande australienne réagisse, au tapis sonore émis par la foule, en débarquant finalement sur scène.[soundcloud id=’39703178′ autoPlay=’true’ width=’100%’]
Read MoreJe voulais voir Bob Dylan « pour avoir une vie accomplie ». C’est un peu raté, un peu réussi. Autant dire que le grand accomplissement de mon existence ne s’est pas passé à Forest National ce dimanche 10 novembre.
Read MoreLe talentueux emcee, producteur et promoteur alias Oddisee n’a aucunement besoin de prouver son savoir-faire, de Sibérie jusqu’en Australie il est parvenu à faire apprécier ses albums/mixtapes à un très large public. Mais bien que notre artiste connaisse un succès mondial, l’authenticité du personnage est restée étonnamment intacte. Eh non le Hip-hop n’est pas mort, il existe encore des rappeurs qui ont su garder la tête froide face à la rude concurrence du Hip-hop fame…
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Amoureux inconditionnel du carnaval de Londres (véritable lieu sacré du reggae) se trouvant à Notting Hill tous les étés. Il m’était impossible de passer à coté de ce concert de Congo Natty, encore moins pour ma première chronique.
Read MoreLa petite salle de La Rotonde se remplit peu à peu alors que DJ Eskondo commence à faire remuer les têtes des amateurs d’instrus Hip-hop. Première partie de concert : la clique Exodarap a décidé de chauffer la foule dans les règles de l’art. JeanJass fait monter la tension, accompagné d’une trompette qui fait plaisir à entendre ! Tout se met en place pour que la soirée soit riche en émotions. La première partie se termine alors que le DJ se transforme en MC le temps d’une instru toujours accompagnée de la fameuse trompette. Chacun semble comblé, pendant qu’un beat littéralement aquatique démarre sous nos impatientes oreilles… Nous sommes à présent plongés dans l’Univers marin d’Hippocampe Fou.
Read MoreL’importance de l’apéro que j’ai été prendre au Bonnefooi avant le concert de Trentemøller et Den Sorte Skole n’a plus lieu d’être à l’heure ou j’écris ces quelques lignes…
Je vais donc directement en arriver au fait.
Temples, c’est tout d’abord un groupe de rock psychédélique anglais, formé il y a peu en 2012, par le chanteur-guitariste James Edward Bagshaw et le bassiste Thomas Edison Warmsley. Depuis leur courte existence, ils sont déjà été profusément acclamés par la presse et notamment par Johnny Marr (The Smiths) et Noël Gallagher qui les considèrent comme la plus belle révélation de cette année et d’ores et déjà comme le meilleur des groupes naissants en Grande Bretagne.
Débarquant directement des “Golden Years”, c’est avec leurs coupes et vêtements rétros que Temples monte sur scène. Ce n’est pas en évoquant ce petit cliché que j’ai l’intention de les blâmer. Bien au contraire… Subjuguée dès la première note, c’est en performant tout d’abord Sun Structures et puis Prisms que Temples emporte le public en lui parlant d’amours troublés, de rêves, de couleurs et d’ivresse.
C’est ainsi qu’ils consacrent à notre génération une esquisse éphémère d’une époque pleine d’espoirs et d’idéaux. En effet, les Anglais se sont talentueusement livrés à l’art du renouveau en ramenant à la lumière, à coup de sonorités vintage et de merveilles instrumentales, les fantômes d’une époque assurément immortelle. Vient ensuite le tant attendu Colours To Life, par lequel ils ont fait leur entrée sur scène il y a peu. Même si en novembre les feuilles mortes se ramassent par milliers, cette chanson ravive quelque peu un brouillard terne pour laisser place à un souffle insolite brisant la loi du silence.
C’est avec l’inédit Move With The Seasons et Ankh que Temples continue à soustraire le public de sa banalité incessante pour l’emmener avec lui dans leur monde qu’ils qualifient de néo-psychédélique. Un monde que l’on peut découvrir au travers d’un kaléidoscope issu des 60’s s’adaptant néanmoins avec finesse et aisance au 21e siècle. C’est enfin avec l’éminent Keep In the Dark et Shelter Song que Temples annonce la fin bien trop anticipée d’un voyage haut en couleurs au travers duquel on a eu la chance de découvrir un univers que je ne qualifierais pas d’unique mais de remarquable quand même.
Temples arriveront-ils à apporter une pierre à l’édifice du rock psyché? Je vous laisse carte blanche sur cette question en affirmant ma foi en leur potentiel grandissant. En croisant les doigts pour la sortie imminente d’un album annoncé pour début de l’année prochaine…
Le lundi 21 Octobre, il m’a été donné la chance de participer au concert de San Cisco, groupe australien aux mélodies énergiques et pétillantes, caractérisant la gaieté et la fraîcheur dégagée par ce groupe. Par contre, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout, c’était de voir en première partie de ce concert, The Magnets, groupe composé de quatre jeunes marseillais, au monde qui se trouve à l’antipode de celui de San Cisco. En effet, celui-ci se définit plutôt par un univers plus sombre et mystérieux voyageant entre Radiohead et Archive, qui est néanmoins enrobé dans un voile de finesse qui nous est livré par la voix fougueuse et douce en même temps de la claviériste Zenia.
Charmée par leur présence et dynamisme constant sur scène, je l’ai été un peu moins en découvrant les morceaux joués en live sur leur nouvel EP “In between”, sorti en mars dernier. En effet, cette impressionnante vitalité qui m’a touchée dés la première note en live se retrouve moins sur les enregistrements studios, ce qui n’empêche pas d’avoir fait de ce groupe une jolie découverte.
Vient alors le moment où San Cisco monte sur scène. Autant vous dire que l’été est loin d’être terminé, ce qui a été certifié dés leur première chanson intitulée Stella , dégageant le sentiment de s’être fait absorbé par des doux rayons de soleil. Viennent ensuite Hunter et Wild Things, toujours si joviales et envoûtantes que mon sourire ne s’est pas égaré une seule fois de mon visage durant tout le concert.
C’est ça San Cisco, cette félicité dissimulant cet aspect de déja-vu, répétitif et rébarbatif que peuvent avoir certaines chansons pop. En ce sens qu’éventuellement la lassitude viendra pointer le bout de son nez dans quelques mois, mais qu’en attendant, on se laisse quand même prendre par cette pop joviale et rafraîchissante. Le réchauffement climatique continue avec Beach, portant très bien son nom d’ailleurs, et Awkward qui est LE tube de leur album éponyme dépassant les 5 milions de vues sur Youtube. Chanson aux sonorités et paroles certes enfantines, on ne peut néanmoins s’empêcher de taper du pied sur les rythmes dynamiques libérés par ce son.
Même topo pour Fred Astaire, chanson jouissive qui dégage la bonne humeur et l’envie de se défouler sur le dance floor. En l’occurrence ici, le “Bota-floor”. Le plaisir ressenti par ce groupe quand il joue s’est répandu dans toute la salle durant tout le concert. En effet, leurs chansons indie pop/rock farcies d’une énergie frivole mais également d’une habileté mélodieuse font fermer plus facilement nos yeux sur un manque de profondeur et de créativité. Mais au final, à quoi cela sert-il de trop penser quand notre pied bat de son plein inconsciemment durant tout le concert?
Avoir bonne réputation dans le monde du rap n’est pas toujours chose facile. Il suffit d’un mauvais jour, d’une petite extinction de voix ou d’un simple retard pour faire mousser un public avide de rimes et d’allitérations. Mais Monsieur Oxmo Puccino n’avait pas l’air d’être préoccupé par tous ces petits inconvénients, tant il nous a livré une prestation pleine de classe et de prestance samedi dernier. Retour sur une soirée plus que mémorable…
Arrivé sur place en avance (19.10 étant la date et non l’heure de l’Event…), j’ai pu admirer bien à l’aise la fameuse salle du KVS, qui se remplit petit à petit alors que Uman, en première partie de concert, chauffe déjà le public. Derrière lui, le matos son déjà placé promet une bonne paire de claques auditives vu la taille impressionnante des baffles. En réalité, le concert a lieu dans le cadre du Festival des Libertés, où Oxmo tenait réellement à se produire. Petit à petit, la salle se remplit jusqu’au moment tant attendu : l’entrée en scène de celui que l’on surnomme le “Black Jacques Brel”, qui désire dès le début de son show Toucher l’Horizon… Une ambiance de feu, un public déchaîné, les décibels qui déferlent, et un enchaînement parfait avec “Artiste”, que l’on a pu découvrir dans son dernier album Roi sans Carosse :
La foule est enthousiaste, et Oxmo lui rend bien. Avec une humilité pleine de sincérité, il remercie tout le monde d’être présent ce soir, en passant un Big up à son pote Rival de Bruxelles. Après quelques sons pour chauffer le public, l’heure est à la poésie pure. L’ambiance se transforme en hommage à la langue française, avec des titres tels que Soleil du Nord ou Pa-Pa-Panam. Tout à coup, toutes les lumières s’éteignent sauf une, vers laquelle l’artiste se dirige. Tel un enfant bercé, Oxmo prend le projecteur dans ses bras et entame ces quelques vers, dans le silence d’une foule ébahie :
Après cette interlude assez posée, Oxmo repart de plus belle. Il improvise une Jam avec ses musiciens, introduisant ainsi un de ses nouveaux textes inédits. Une phrase vient tout à coup en tête à l’artiste : un proverbe africain qui signifie “Devant l’argent, la vérité se tait”. Transition calculée car par la suite, on assiste à un Quart d’heure américain… Il pose les paroles de la chanson Masterciel sur les instrus de Still DRE (Dr. Dre), Lose Yourself (Eminem), In Da Club (50Cent) et envoie la foule de l’autre côté de l’Atlantique.
Par la suite, on pourra apprécier le fameux titre 365 Jours (qui n’aurait pas pu tomber à un meilleur moment) suivi de On Danse Pas. Le concert touche à sa fin mais la foule danse de façon endiablée sur les derniers titres, poussés par un Oxmo en feu. Il se fait tard mais tout le monde semble porté par les ondes rythmées de cette fin de concert…
Les membres du groupe quittent la scène mais décident de faire un rappel avec le titre “L’Enfant Seul”, qui clôturera la soirée de façon magistrale. Fidèle à ses albums, le concert d’Oxmo Puccino aura été d’une propreté exemplaire, tant au niveau des morceaux interprétés qu’au niveau du jeu avec le public. Je recommande à tout un chacun de prendre l’initiative d’assister à un de ses concerts, pour profiter du phrasé envoûteur de cet artiste légendaire dans le monde du rap.
(Un gros Big Up à Louis pour m’avoir aidé et soutenu durant ce concert génial !)