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DJ Subp Yao + Doop + Skip & Die @ Botanique 15/12

Hello ! Après un long moment d’abstinence, me voici pour vous parler du concert auquel j’ai été dimanche passé. J’ai pu voir entre autre voir le rappeur Doop (Hetverzet) accompagné du DJ Subp Yao pour la première partie et bien évidemment Skip&Die comme tête d’affiche.

Je dois vous l’avouez, les talents du DJ Subp Yao et du rappeur Doop m’ont fasciné. Le flow, la fraicheur et la cool attitude du rappeur ont permis aux méfiants d’adhérer à ce rap tout droit venu du Nord.
Doop fait partie du crew “ Het Verzet”, rap team provenant d’Hollande. Du pur son avec de bons flow!

Alcool à flot, trap music et flow rapide ont pu rendre la foule dingue et prête pour la seconde partie : Skip&Die.

Skip&Die est un groupe de musique sud-africain et néerlandais, né de la rencontre de la chanteuse et vidéo-plasticienne sud-africaine Cata.Pirata et du musicien/arrangeur/producteur néerlandais Jori Collignon.

Intitulé “ Jungle of the riot”, l’album a été écrit par Cata Pirata et Crypto.
L’album décrit leur expérience du soleil de plomb, des routes poussiéreuses, cabanes en bois, émeutes, crânes, os et oiseaux. Il contient des chansons en anglais, Xhosa, Zoulou, espagnol et portugais.

Blockhead 11/12/13 Kultuurkaffee

C’est en cette date sacrée du 11/12/13 que Blockhead, producteur originaire de New York s’est produit au Kultuurkafe.  Arrivant pour DJ SVN, bruxellois bien connu des auditeurs de Studio Brussel, nous en profitons pour nous abreuver de ce fameux alcool de raisin afin de pouvoir amplement apprécier la seconde partie (et, ne le cachons pas aussi, la plus importante). Revenant rapidement sur nos pas quand nous voyons la file s’allonger à l’entrée, nous apprenons que la soirée est sold out.

Revenant dans la salle, DJ SVN nous fait vibrer au son de beats funky, jazz pour terminer son mix avec le très chamanique Gonjasufi interprétant Kobwebz… La salle retient son souffle et accueille de manière plus que chaleureuse Blockhead.

Après s’être présenté et nous avoir fait part de son plaisir de revenir dans cette salle après 8 ans d’absence, l’intro fait directement bouger des têtes. Il s’agit en effet de « You’ve Got Maelstrom » mais très vite un changement plutôt abrupte se produit. L’artiste ne tient pas en place deux seconde et nous envoie un beat hip hop dont il a le secret. Soutenu par les voix de rappeurs  tels que Lords Of The Undergrounds ou MC Duke.

Mélangeant les styles sans complexe nous pouvons même remarquer brièvement un remix de Nightcall de Kavinsky… Décidément, il n’a pas fini de nous étonner. Le Bpm quant à lui ne change malheureusement pas beaucoup mais cela permet de faire tourner des morceaux comme Tricky Turtle ,  Carnivores Unit ou encore It’s Raining Clouds.

La transition entre les titres est rapide et abrupte, ce qui déstabilise un tantinet les spectateurs. Intéressant est néanmoins le mix entre ses instrus et des morceaux plus pop. On perçoit ainsi sa reprise de Fiona Apple, Hot Knife , la voix d’Outkast pour un Mrs. Jackson ou même un bien osé Eye of The Tiger.

Toujours assez peu uniforme, le mix continue et est parfois entrecoupé par un “How are you doing Brussels?!”, Le public répond de manière enthousiaste et la chaleur des corps en mouvement se fait ressentir. Quelques douces fumées se mélangent au sons de  Panic In Funkytown

 

Ambiance plus chill au rendez-vous, Il commence enfin à lâcher ses propres titres

Toujours agrémenté de lyrics peu conventionnels (notamment  The lion sleeps tonight). La fin se fait sentir après une heure de représentation mais cela ne rassasie point le public, qui demande  de terminer en beauté.

De retour, il nous délecte de ses propres productions et en particulier celui de son premier album, Music by cavelight. On peut enfin se lacher sur Sunday seaence, Quite Storm ou Insomniac olympics.

Enfin, son dernier titre est celui du début. You’ve got Maelstrom produit en effet un tourbillon de tonnerre sur lesderniers restés dans la salle…

 

Un dernier MC (Nadiem Shah) prend le relais avec de la trap music, mais cela ne convainc pas les derniers valeureux restés sur place. Temps de passer à l’offensive bibitive dans un café du cimetière pour certains ou de rentrer chez soi pour les étudiants commençant leur blocus…

Conclusion ; Malgré sa popularité auprès du public et ses albums du tonnerre à consommer sans modération (voir cet article pour un aperçu en profondeur) , Blockhead n’est pas assez consistant en live car pas assez uniforme dans le style, sans soutien visuel ainsi que combinant des transitions parfois difficiles…

 

 

 

 

 

Jacco Gardner au Bota 05/12

C’est à cause de ce  froid de canard que nous sommes allé nous réchauffer de bons sons le mercredi 5 décembre au botanique. Les bruxellois de Moaning Cities  et les hollandais de Jacco Gardner présentaient en effet leur dernier opus dans l’Orangerie.

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Moaning Cities se décrit comme un groupe alliant des racines blues avec du rock’n roll et un peu de post-rock psychédélique. On ne peut être déçu de leurs 7 titres joués live tant l’énergie était positive. Les 4 titres de leur EP éponyme seront joué, mais pas seulement. Agrémenté de 3 chansons exclusives, la sitar emmène des sons comme Heaven/Abyss au delà de la psyché , nous rappelant parfois The Doors tandis que des sons plus rock (Coal is mine) altèrent les applaudissements de la salle et la voix railleuse du chanteur et de la magnifique chanteuse/bassiste.

Aussi la très bonne Wandering Souls qui commence crescendo à la guitare sèche met le public en furie.

See you fall est leur dernier morceau et c’est la qu’ils lâchent toute la sauce, entrant en transe totale et faisant durer le plaisir une bonne dizaine de minutes, chaque instrument improvisant à son tour.

Si vous les avez raté, n’hésitez pas à aller les voir pour leur prochaine date, toujours au bota le 15 février 2014. Pour un apercu et un téléchargement gratuit de deux de leurs titres, rendez-vous sur leur bandcamp

http://moaningcities.bandcamp.com

 

Après un quart d’heure de pause, quelques poussées pour parvenir aux quelques bières désirées et de sympathiques rencontres nous nous redirigeons vers l’Orangerie (un peu moins pleine à craquer) pour Jacco Gardner.

 

Ce jeune bonhomme signé sur les labels Exelsior Recordings en Europe et Trouble In Mind aux States, nous envoie dans une ambiance musicale des années ’60 faisant penser à des groupes comme The Yardbirds, The Kinks ou encore Syd Barett (la comparaison est osée mais non négligeable !). En effet, deux synthés (un plus électro) agrémentent la guitare, la basse ainsi que la batterie pour présenter leur album sobrement intitulé Cabinet Of Curiosities, cet album nous offre une heure de voyage dans un monde féérique et excentrique faisant vaguement penser à celui d’Alice au pays des merveilles.

 

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Pour chauffer le public, il commence par le titre éponyme à l’album (exclusivement instrumental) pour montrer ce dont lui et son groupe sont capables d’un point de vue instrumental.

Le mood est lancé et le public suit sans retenue. L’intro rythmique de Puppets Dangling s’allonge de quelques minutes et nous entendons enfin la douce voix de Jacco et des chœurs.

Les chansons se succèdent, toutes meilleures les unes que les autres en live surtout Watching the moon, Clear the air et bien entendu la fameuse The Ballad of Little Jane.

Après avoir joué presque l’entièreté de son album, il s’en va en remerciant le public et revient en rappel pour extasier les spectateurs restant d’un Lullaby d’une dizaine de minutes ou le batteur (en particulier) expérimente avec son mic pour finir en beauté.

 

A la sortie, les deux groupes vendent leurs vinyls/cd’s avec succès, ayant conquis l’entièreté du public.

On retiendra de  cette soirée les salles bondées, l’ambiance bon enfant (si ces groupes se produisent en festival, je serais curieux de voir l’ambiance en plein air) et le son de qualité.

 

Wednesday 13 feat Sister & The Defiled @ Magasin 4 – 24/11

Le meilleur dimanche du mois de novembre, c’était mercredi 13. Le chanteur américain Joseph Poole alias Wednesday 13 alias « l’exemple vivant de ce que la télé et le rock peuvent faire sur un gamin qui ne rêve pas de devenir docteur ou pompier », was in Belgium !

Quel ne fut pas ma joie lorsque j’ai appris leur venue au Magasin 4. Wednesday 13, c’est le groupe qui ne vieillira jamais. Impossible de s’en lasser, j’écoute encore en boucle la même chanson qu’à mes 13 ans.

I want very BAD things to happen to you !! (clip)

Elle est bien, hein ?

Voilà donc à quoi ressemble leur musique : du punk, du metal, de l’horror, du glam et plein de peps ! C’est encore mieux quand vous les écoutez en live. On se défoule parce que c’est du rock’n’roll et on se défoule aussi parce que les paroles sont en parfaite adéquation.

En effet, l’ambiance au Magasin 4 ce dimanche-là, c’était tout le monde qui hurlait les paroles, qui se pogotait et qui, surtout, dévoilait son sourire banane tellement ça faisait plaisir d’être là !

Je pensais me retrouver seule au milieu d’un rassemblement de gothiques, mais je me suis trompée. Les corsets, colliers à piques, longs cheveux et yeux lentilles étaient bien de la partie mais pas en majorité. Alors, vous, amateurs avec votre combinaison t-shirt jeans, n’ayez plus peur de sortir tard le soir pour vous éclater sur du bon rock’n’roll ! Vous ne serez pas seuls ; et de toute façon, les « gothiques » sont sympas. Cela dit, j’ai presque regretté de ne pas avoir craqué mon ancien look de rockeuse/rebelle/metalleuse – appelez-ça comme vous le souhaitez- ce soir-là, histoire d’être à 100% dans le délire.

Et que diriez-vous si je vous annonçais que c’est une chanson de Skrillex qui a précédé leur show ? Surprenant, n’est-ce-pas? Soit Wednesday 13 a beaucoup d’humour, soit il n’était pas responsable.

Le concert a débuté sur des chansons provenant du dernier album « Calling All Corpses » (2011). Je ne connaissais que très peu cet album, mais il révèle de belles surprises. Cependant, il reste moins dynamique et à la fois plus rapide que les albums précédents, selon moi ; mais cela n’empêche pas sa qualité. Plus de guitares, plus d’effets… Le public connaissait moins les paroles mais personne n’est resté immobile et indifférent.

Quelques chansons de l’album…

Calling All Corpses

Ghoul of My Dreams

A part ça, Wednesday 13 et ses musiciens avaient la forme. Ils sont en symbiose totale avec leur public, et bien sûr de bonne humeur. Ils sont là pour nous et nous sommes là pour eux.

CD’s = LIVE, si ce n’est qu’en live, c’est encore meilleur. Très belle performance.
Ils étaient maquillés comme à leur habitude. Petit choc quand j’ai remarqué leurs nouvelles coiffures : de longs cheveux lisses, propres et soyeux ! Qui a dit que les métalleux avaient les cheveux gras ? Wednesday a donc abandonné ses sortes de dreadlocks.

Le voilà avant :

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Désolée, vous allez être frustrés mais je n’ai pas trouvé de photo correspondant à son image telle que je l’aie vue au concert. Imaginez le même gars sur la photo ici à gauche, mais en beau ! Quoi, impossible ? Ben si. Il est carrément devenu beau et sexy. Une belle gueule, du cuir et des muscles! Faites un effort d’imagination.

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus que Wednesday 13, c’est aussi du show, sachez qu’en plein milieu de sa prestation, il va jusqu’à nous viser avec un gros flingue. Je me suis réellement posé la question s’il s’agissait d’un vrai ou non, et je me le demande encore. Vous êtes en train de danser, alors que le laser d’un gros calibre se pointe sur votre front. Plutôt flippant. Le tout, sur cette chanson-ci :

Rambo (Spook and Destroy)

Le meilleur de la soirée, c’était le rappel. Trois anciens morceaux, trois morceaux parfaits :

Bad Things (voir plus haut) : tout le monde chante les paroles par coeur et pointe du doigt le groupe sur le refrain.

I Walked With a Zombie (clip) : ce n’est jamais nul quand on parle de zombies.

I Love to Say Fuck : Ma préférééée ! Chanson provenant de son autre groupe (Murderdolls) dans lequel le célèbre batteur de SlipKnot (Joey Jordison) est ici guitariste. Tout le monde soulève le majeur en l’air et hurle sa haine au monde – enfin, vous voyez.

Pour terminer, quelques mots sur les deux groupes qui accompagnent la tournée de Wednesday 13.

On a d’abord The Defiled, c’est violent et ça pète bien en live. C’est tout de même un peu plus « emo ».

The Defiled – Unspoken (clip) : attention, clip bien thrash, surtout vers la fin.

Enfin, Sister, très semblable à Wednesday 13. Tout aussi chouette et ils ont le même look sur scène que la fine équipe de Wednesday. Je peux dire qu’ils sont vachement sympas. J’ai eu droit à ma photo groupie avec deux membres du groupe, elle ressemble à trois mains qui font des « fuck » et à une tête grimaçante (mais pas la mienne). Yeah !

Sister – Split On Me (vidéo)

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous avez droit à cette anecdote : il paraitrait que Wednesday 13 est un lapin dans les coulisses.

Rendez-vous l’année prochaine, même affiche ! Ca en vaut vraiment la peine.

Au Hurricane Hardcore Fest, ça a bien gueulé

Le week-end passé, c’était hardcore dans tous les sens du terme ! Après avoir passé une nuit blanche dans un château sous les flots du vin blanc et de la Leffe (si, si, on dirait bien une soirée mondaine), samedi 23 direction Magasin 4 pour un festival de hardcore organisé par Hurricane Bookings, rien-à-voir, donc.

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