L’art s’est composé depuis des lustres d’une myriade de facettes qui n’ont cessé de bercer la vie de chaque être vivant et ce depuis leur tendre enfance. Plus récemment, sous le nom de la culture hip-hop, Tismé l’a encore expérimenté à travers l’alliance particulière entre la danse et le beatmaking…
Avoir bonne réputation dans le monde du rap n’est pas toujours chose facile. Il suffit d’un mauvais jour, d’une petite extinction de voix ou d’un simple retard pour faire mousser un public avide de rimes et d’allitérations. Mais Monsieur Oxmo Puccino n’avait pas l’air d’être préoccupé par tous ces petits inconvénients, tant il nous a livré une prestation pleine de classe et de prestance samedi dernier. Retour sur une soirée plus que mémorable…
Arrivé sur place en avance (19.10 étant la date et non l’heure de l’Event…), j’ai pu admirer bien à l’aise la fameuse salle du KVS, qui se remplit petit à petit alors que Uman, en première partie de concert, chauffe déjà le public. Derrière lui, le matos son déjà placé promet une bonne paire de claques auditives vu la taille impressionnante des baffles. En réalité, le concert a lieu dans le cadre du Festival des Libertés, où Oxmo tenait réellement à se produire. Petit à petit, la salle se remplit jusqu’au moment tant attendu : l’entrée en scène de celui que l’on surnomme le “Black Jacques Brel”, qui désire dès le début de son show Toucher l’Horizon… Une ambiance de feu, un public déchaîné, les décibels qui déferlent, et un enchaînement parfait avec “Artiste”, que l’on a pu découvrir dans son dernier album Roi sans Carosse :
La foule est enthousiaste, et Oxmo lui rend bien. Avec une humilité pleine de sincérité, il remercie tout le monde d’être présent ce soir, en passant un Big up à son pote Rival de Bruxelles. Après quelques sons pour chauffer le public, l’heure est à la poésie pure. L’ambiance se transforme en hommage à la langue française, avec des titres tels que Soleil du Nord ou Pa-Pa-Panam. Tout à coup, toutes les lumières s’éteignent sauf une, vers laquelle l’artiste se dirige. Tel un enfant bercé, Oxmo prend le projecteur dans ses bras et entame ces quelques vers, dans le silence d’une foule ébahie :
Après cette interlude assez posée, Oxmo repart de plus belle. Il improvise une Jam avec ses musiciens, introduisant ainsi un de ses nouveaux textes inédits. Une phrase vient tout à coup en tête à l’artiste : un proverbe africain qui signifie “Devant l’argent, la vérité se tait”. Transition calculée car par la suite, on assiste à un Quart d’heure américain… Il pose les paroles de la chanson Masterciel sur les instrus de Still DRE (Dr. Dre), Lose Yourself (Eminem), In Da Club (50Cent) et envoie la foule de l’autre côté de l’Atlantique.
Par la suite, on pourra apprécier le fameux titre365 Jours (qui n’aurait pas pu tomber à un meilleur moment) suivi de On Danse Pas. Le concert touche à sa fin mais la foule danse de façon endiablée sur les derniers titres, poussés par un Oxmo en feu. Il se fait tard mais tout le monde semble porté par les ondes rythmées de cette fin de concert…
Les membres du groupe quittent la scène mais décident de faire un rappel avec le titre “L’Enfant Seul”, qui clôturera la soirée de façon magistrale. Fidèle à ses albums, le concert d’Oxmo Puccino aura été d’une propreté exemplaire, tant au niveau des morceaux interprétés qu’au niveau du jeu avec le public. Je recommande à tout un chacun de prendre l’initiative d’assister à un de ses concerts, pour profiter du phrasé envoûteur de cet artiste légendaire dans le monde du rap.
(Un gros Big Up à Louis pour m’avoir aidé et soutenu durant ce concert génial !)
Il était une fois un projet germant dans l’esprit de quelques sots insouciants entre 2 tracks, 2 sticks ou était-ce 2 cours ? Cette semaine il fleurit.
Après une bonne journée de réflexion suite à cette escapade musicale, il est grand temps de vous en dire plus sur le déroulement de cet événement. Tout a commencé ce mardi 1er octobre en début de soirée… Sortant du métro Comte de Flandres, au beau milieu de la commune de Molenbeek, je suis tombé sur ma co-équipière et photographe pour BeatChronic alias Vlora… Nous nous sommes ensuite dirigés vers le numéro 76 de la Rue de l’Ecole, l’endroit même où allait se dérouler cette soirée.
19h30, les portes s’ouvrent et un mouvement de personnes se dirige vers une salle rectangulaire plongée dans un mystère et une pénombre intrigante. La soirée avait donc bel et bien commencé avec notre DJ belge Lefto. La lumière y était fort sombre et une animation Vjing en background m’a quelque peu obligé à me rapprocher davantage; c’était une sorte d’oeil qui se transformait en donut (dédicace aux fans de J Dilla). Une animation qui a maintenu mon cerveau en hypnose, mais qui ne m’a surement pas empêché de savourer les nombreuses pépites que celui-ci nous a concoctées. On a pu y entendre le nouveau son du duo new-yorkais “The Underarchievers” (récemment signé sur le label Brainfeeder), Earl Sweatshirt avec Vince Staples & Casey Veggies pour le son “Hive”, la folie de Danny Brown avec “Blunt After Blunt”, une track chilly chill de “Dirg Gerner“, La collab’ de MF Doom x Earl Sweatshirt x Flying Lotus x Thundercat pour la track “Between Villains”, et bien d’autres encore,…
20h15, c’est au tour de notre seul et unique Flako de rentrer en scène. Autant vous dire qu’il n’a plus besoin de se faire une réputation, notre musicien a été influencé par 2 grandes villes européennes (Berlin et Londres) où la musique électronique a déjà été poussée dans les limites les plus inimaginables. La première partie de son show fut fort calme et cosmique notamment avec l’aide d’effets que celui-ci a apposé à sa voix tandis que la deuxième partie s’est révélée beaucoup plus dansante et énergique.
[soundcloud id=’62675085′ width=’100%’]
21h, Lefto assure la transition en présentant un second set avec une sélection encore plus enflammée: un extrait de jazz tiré du légendaire album “The Awakening” du Ahmad Jamal Trio, les perles du rappeur “Jonwayne” signé sur le label “Stones Throw”, la voix soulful de “Minnie Riperton”, le nouveau projet du groupe californien “The Internet”, “Passin Me By” du groupe The Pharcyde, “Keep It On” de Slum Village,…Bref, le public est resté bien réceptif à toutes ces ondes musicales.
21h45, il est à présent temps d’accueillir notre super héros foudroyant. Celui-ci est arrivé sur scène avec un tonnerre d’applaudissements, le public était surexcité à l’idée de voir Stephan Burner. Il était accompagné d’un batteur complètement dingue (son solo nous a tous laissés bouche bée) et d’un pianiste avec de nombreux synthés. On a pu assister à de longues instrumentales plus prenantes les unes que les autres. C’était une Apocalypse musicale regroupant des morceaux tels que : For Love I Come (qui est une reprise de George Duke), Oh Sheit It´s X, Lotus And The Jondy,… Lors de leur départ, les fans étaient tellement chauds que le groupe n’a eu d’autre choix que de revenir sur scène pour un dernier morceau.
Et pour finir, nous avons eu droit à un schéma assez classique de fin: les gens qui ramassent les verres par terre pour choper les dernières bières gratuites au bar, les dernières conversations entre amateurs de musique et les ventes de vinyles avec dédicace de Thundercat. Je n’ai pu résister et m’en suis alors offert un, qui s’avérait être le dernier. Ce résumé, je l’espère, vous aura fait sentir l’ambiance qui régnait pour cette soirée. Mon mot de fin sera de vous dire que la roue tourne et que la chance peut sourire à chacun de vous, il vous suffit juste de la saisir,…
L’article d’aujourd’hui est un peu spécial puisque je vous écris de Montréal. En effet, nous vous emmenons au Québec histoire d’aller prendre la température du côté de ces mélomanes francophones vivant à des milliers de kilomètres de chez nous !
Pour notre 16ème interview, BeatChronic vous invite à vous immiscer dans le ghetto boom-bap des légumes, là, où la reine citrouille déboite les instrumentales. La dénommée “Pumpkin” est cette rappeuse française, baignée dans des influences catalanes et françaises, qui sait comment percuter votre attention.
Voila comme c’est le pré-blocus (voir le blocus pour certains… si si la famille ulbienne), j’ai pensé qu’il serait sympas de donner les quelques artistes qu’il m’arrive souvent d’écouter en cette période. Que ce soit pour me mettre sur mes travaux, pour me libérer l’esprit dans mes pauses ou alors juste pour m’endormir façon “je-détruis-mon-casque-audio-chaque-soir”, vous pourrez trouver ici quelques sons pour vous détendre. Alors comme je ne suis pas un adepte du: “ouai moi je me lève a 5h du matin sous la chanson -InsertANaziSongHere- histoire de m’arracher de mon lit et de prendre directe ma douche froide”, il n’y a qu’un seul mot d’ordre: This is NOT Sparta ! Take it easy.
C’est encore une fois avec BeatChronic que ça se passe, et c’est encore nous qui allons vous faire gagner 2×2 places pour Daedelus & Slugabed avec Pomrad en première partie ce 18 avril au VK.
Leurs influences sont respectivement pour
-> Pomrad un mélange d’Hip Hop & de Funk
-> Daedelus, il sample des sons jazzy pour en faire de la musique élétronique
-> Slugabed, il nous donne un savant assemblage de Dub-Step, HipHop avec même des sonorités électroniques
La magie de Noël opère dans la rédaction de BeatChronic aussi et à l’occasion, on a décidé d’offrir la soirée de la nouvelle année à quatre petits chanceux !
Une nonne et Captain Morgan, ça vous évoque de vagues images ?
F*CKIN’ BEAT, bien sûr ! Des soirées drum’n’bass et dubstep dont la réputation n’est plus à faire.