An zéro. La naissance du Christ. Ils sont quatre et viennent célébrer le début d’une nouvelle ère. Les Rois Mages ? Selon la version officielle. Officieusement : Vhs from Space. L’étoile du Nord ? Leur soucoupe volante laissée en orbite. C’est au son d’un rock cosmique, entre math-rock, ambiance psy et même des variations trip-hop (vanishing gaze) que le quatuor belge fait une de ses premières apparitions terrestre. Les précédentes ? A l’aube de la disparition des dinosaures (coïncidences …) et pour la construction des pyramides de Gizeh. Selon leurs propres mots, Anubis est rentré en transe sur Sound of Uranus.
Pour ce 7ème voyage musical de la thématique “Maybe Belgium”, nous avons invité “Jazzawesz” de Sint-Niklaas, près d’Anvers. La musique est selon lui le meilleur moyen de se relaxer et lui permet d’explorer pleinement sa créativité dans son domaine favori : la House music. Pour vous présenter le genre, il a préparé un beau cocktail d’artistes belges tels que Pat Lezizmo, Kraanwerk, Khillaudio, Furniture Crew, Lockwood mais également ses propres productions.
J’ai rencontré Ben and The Saints après leur concert aux Nocturnes de l’ULB. Ce jeune groupe sympatique répondait à mes questions entre part de pizzas dégelées et gobelets de bière tiède.
Que ce soit au piano ou à la guitare, cette demoiselle-là a de la magie dans des les cordes vocales. Une voix puissante, qui donne des frissons à tout un chacun. Une voix comme on n’en entend pas souvent, qui vous transperce et qu’on retient longtemps : une expérience musicale inoubliable et incroyable, j’ai nommé Nora Jamoulle.
Salut! Bien revenus d’Amérique du Sud où joue Alterna? Eh bien nous repartons directement vers Kuala Lumpur en Malaisie pour aller écouter un groupe d’un autre genre : Blister ! Et en même temps nous ferons un petit coucou chez nous à Bruxelles où un groupe porte le même nom…
Avec déjà plus de 10 ans dans le rap, des projets en groupe et en duo, JeanJass débarque avec son premier solo.
Un EP 8 titres qu’il a nommé « Goldman ».
J’espère que vous avez chopé vos places pour System of a Down ! Les préventes ont commencé ce jeudi 23 novembre à 11h. Malheureusement, toujours le même problème, les places se sont envolées. En 7 minutes, les “précieux” tickets ont trouvé acquéreurs !
SOAD entame une tournée dans toute l’Europe et nous fera l’honneur de passer par chez nous ! Ainsi, le groupe viendra en Belgique le 16 avril 2015 à Forest National. Le groupe a voulu rendre hommage aux 100 ans du génocide arménien. Nommée Wake Up The Souls, la tournée porte donc bien son nom. Il s’agira de raviver la mémoire et de faire reconnaître les atrocités qui ont eu lieu il y a 100 ans, des massacres toujours pas reconnus en tant que tels par la communauté internationale. Les concerts promettent d’être chargés en émotions, d’ailleurs pour boucler leur tournée, SOAD termine par la ville d’Erevan en Arménie…
Ce concert en aurait donc valu la peine, ne serait-ce que pour entendre les grands classiques comme Toxicity, B.Y.O.B, Chop Suey ou la chanson P.L.U.C.K. dont les paroles sont ici de circonstance. On se consolera en écoutant cette chanson, petit clin d’œil à leur passage à Forest National…
Le week-end passé, c’était hardcore dans tous les sens du terme ! Après avoir passé une nuit blanche dans un château sous les flots du vin blanc et de la Leffe (si, si, on dirait bien une soirée mondaine), samedi 23 direction Magasin 4 pour un festival de hardcore organisé par Hurricane Bookings, rien-à-voir, donc.
Ce que j’appelle mon Club des Cinq est un groupe de chanteurs lyriques (trois hommes et deux femmes) pour lequels mon admiration est sans limite. Malgré quelques associations, jamais ils n’ont chanté tous ensembles. J’ai donc voulu les réunir symboliquement avec cette courte série d’articles, honorant leurs individualtiés et leurs approches de l’opéra. Le but est aussi d’avancer certaines caractéristiques communes qui, selon moi, représentent les éléments indispensables qui distinguent un bon chanteur d’un grand artiste. Pour accomplir cette tâche, j’ai choisi d’employer trois vidéos pour illustrer au mieux un maximum de concepts. Chaque article de la série comprendra : un morceau composé par Mozart, objet de comparaison entre les différentes voix appliquées à un style commun défini; un duo et/ou un ensemble, l’occasion d’apprécier leurs talents harmoniques et leurs facultés d’écoute; enfin, j’utiliserai un aria spécifique qui permettra d’écouter l’ampleur vocale et technique de chaque individu. En prime, je m’arrangerai pour qu’au moins un extrait sur trois soit un enregistrement live.
Sans perdre de temps, commençons cette nouvelle série avec le baryton-basse belge José van Dam (1940). Natif de la capitale, il entre au Conservatoire Royal de Bruxelles à 17 ans et, quelques années plus tard, il fait une entrée tonitruante sur la scène lyrique européenne à l’Opéra de Paris, incarnant Don Basilio, un personnage du fameux “Babier de Séville” composé par Gioacchino Rossini (1792-1868). Il enchaîne alors les succès en France, puis en Allemagne où ses interprétations de Wagner lui valurent très vite une popularité colossale. Il rencontre alors le grand chef d’orchestre Herbert von Karajan (1908-1989) tombé sous la charme de sa voix, commence alors une relation professionnelle et amicale qui durera plusieurs décennies. Une bonne gestion de son instrument et une série de prix conduisent peu à peu le chanteur vers une carrière internationnale de grande envergure. Son talent de comédien le propulse même dans le monde du cinéma pour une apparition unique mais électrisante. En effet, il devient, en 1988, le rôle principal du film “Le Maître de musique” de Gérard Corbiau (1941), nominé pour l’oscar du meilleur film en langue étrangère. Fait baron par le Roi Albert II de Belgique (1934) 10 ans après, il continue à explorer le répertoire, à s’engager pour des productions nouvelles et à favoriser l’éducation artistique dans notre pays. Ce n’est qu’en 2010 que José van Dam met fin à une carrière menée avec grâce et qui aura duré plus de 50 ans, un record, un exemple.
La première vidéo met en scène notre compatriote dans un extrait live assez intense de l’opéra “Les contes d’Hoffman” signé Jacques Offenbach (1819-1880). On peut y appréciez les talents multiples du baryton-basse dans son interprétation jubilatoire, à la fois comique et glaçante, d’un vicieux docteur possédant certains talents cachés. Il se fond avec harmonie dans le mélange des voix qui occupent la scène. Le timbre de van Dam est bien en place, il varie subtilement le parler et le chanter, se greffe parfaitement aux mélodies étranges et aux décors fantastiques avant de révéler toute sa puissance dans un climax survolté.
Des 5 chanteurs lyriques étudiés, la baron belge est probablement le plus grand spécialiste du répertoire mozartien, ayant interprété à maintes occasions différents rôles de ce répertoire; il a même consacré, à plusieurs reprises, des concerts entiers à ce compositeur. Sa voix chaude et duveteuse, sa technique solide couplée d’une articulation irréprochable et son naturel expressif s’additionnent en une combinaison dévastatrice d’efficacité pour ce genre de morceaux. La preuve par l’exemple avec l’aria suivant, issu du fameux “Don Giovanni”, qui se base sur deux mélodies simples variées avec finesse et surtout interprétées avec intelligence.
Enfin, je terminerai ce premier hommage en utilisant un solo qui constitue, pour ce registre de voix, un véritable exercise de style aux nombreuses demandes, tant sur la forme que sur le fond, tiré de la version française d’une oeuvre écrite par Giuseppe Verdi (1813-1901), “Don Carlo”. Ce monologue repose sur une double réflexion du personnage, un roi mélancholique, qui observe sa jeune épouse endormie : il prend conscience que cette femme ne l’aimera jamais et envie son sommeil, lui qui veille sans cesse, insomniaque et fatigué de sa vieillesse, rêvant le pouvoir de Dieu à connaître le coeur des hommes. Une cavalcade de sentiments qui n’ont jamais été délivrés avec tant de passion, de tristesse et de vérité qu’à travers la version ci-dessous. On entend les moindres recoins de cette âme troublée qui exprime ses plaintes au coeur de chaque note. José van Dam est au sommet de son art, brillant, léger, sombre, une ligne de velours se déployant illuminée de science et de tendresse.