Botanique

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Oddisee @ Botanique – 14/11/13

Le talentueux emcee, producteur et promoteur alias Oddisee n’a aucunement besoin de prouver son savoir-faire, de Sibérie jusqu’en Australie il est parvenu à faire apprécier ses albums/mixtapes à un très large public. Mais bien que notre artiste connaisse un succès mondial, l’authenticité du personnage est restée étonnamment intacte. Eh non le Hip-hop n’est pas mort, il existe encore des rappeurs qui ont su garder la tête froide face à la rude concurrence du Hip-hop fame

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Hippocampe Fou @ Botanique – 14/11/13

La petite salle de La Rotonde se remplit peu à peu alors que DJ Eskondo commence à faire remuer les têtes des amateurs d’instrus Hip-hop. Première partie de concert : la clique Exodarap a décidé de chauffer la foule dans les règles de l’art. JeanJass fait monter la tension, accompagné d’une trompette qui fait plaisir à entendre ! Tout se met en place pour que la soirée soit riche en émotions. La première partie se termine alors que le DJ se transforme en MC le temps d’une instru toujours accompagnée de la fameuse trompette. Chacun semble comblé, pendant qu’un beat littéralement aquatique démarre sous nos impatientes oreilles… Nous sommes à présent plongés dans l’Univers marin d’Hippocampe Fou.

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Temples @Botanique 4.11.13

Temples, c’est tout d’abord un groupe de rock psychédélique anglais, formé il y a peu en 2012,  par le chanteur-guitariste James Edward Bagshaw et le bassiste Thomas Edison Warmsley. Depuis leur courte existence, ils sont déjà été profusément acclamés par la presse et notamment par Johnny Marr (The Smiths) et Noël Gallagher qui les considèrent comme la plus belle révélation de cette année et d’ores et déjà comme le meilleur des groupes naissants en Grande Bretagne.

Débarquant directement des “Golden Years”, c’est avec leurs coupes et vêtements rétros que Temples monte sur scène. Ce n’est pas en évoquant ce petit cliché que j’ai l’intention de les blâmer. Bien au contraire… Subjuguée dès la première note, c’est en performant tout d’abord Sun Structures et puis Prisms que Temples emporte le public en lui parlant d’amours troublés, de rêves, de couleurs et d’ivresse.

C’est ainsi qu’ils consacrent à notre génération une esquisse éphémère d’une époque pleine d’espoirs et d’idéaux. En effet, les Anglais se sont talentueusement livrés à l’art du renouveau en ramenant à la lumière, à coup de sonorités vintage et de merveilles instrumentales, les fantômes d’une époque assurément immortelle. Vient ensuite le tant attendu Colours To Life, par lequel ils ont fait leur entrée sur scène il y a peu. Même si en novembre les feuilles mortes se ramassent par milliers, cette chanson ravive quelque peu un brouillard terne pour laisser place à un souffle insolite brisant la loi du silence.

C’est avec l’inédit Move With The Seasons et Ankh que Temples continue à soustraire le public de sa banalité incessante pour l’emmener avec lui dans leur monde qu’ils qualifient de néo-psychédélique. Un monde que l’on peut découvrir au travers d’un kaléidoscope issu des 60’s s’adaptant néanmoins avec finesse et aisance au 21e siècle. C’est enfin avec l’éminent Keep In the Dark et Shelter Song que Temples annonce la fin bien trop anticipée d’un voyage haut en couleurs au travers duquel on a eu la chance de découvrir un univers que je ne qualifierais pas d’unique mais de remarquable quand même.

Temples arriveront-ils à apporter une pierre à l’édifice du rock psyché? Je vous laisse carte blanche sur cette question en affirmant ma foi en leur potentiel grandissant. En croisant les doigts pour la sortie imminente d’un album annoncé pour début de l’année prochaine…

https://soundcloud.com/templesofficial

San Cisco – The Magnets @ Botanique 21/10/13.

Le lundi 21 Octobre, il m’a été donné la chance de participer au concert de San Cisco, groupe australien aux mélodies énergiques et pétillantes, caractérisant la gaieté et la fraîcheur dégagée par ce groupe. Par contre, ce à quoi je ne m’attendais pas du tout, c’était de voir en première partie de ce concert, The Magnets, groupe composé de quatre jeunes marseillais,  au monde qui se trouve à l’antipode de celui de San Cisco. En effet, celui-ci se définit  plutôt par un univers plus sombre  et mystérieux voyageant entre Radiohead et Archive, qui est néanmoins enrobé dans un voile de finesse qui nous est livré par la voix fougueuse et douce en même temps de la claviériste Zenia.
Charmée par leur présence et dynamisme constant sur scène, je l’ai été un peu moins en découvrant les morceaux joués en live sur leur nouvel EP “In between”, sorti en mars dernier. En effet, cette impressionnante vitalité qui m’a touchée dés la première note en live se retrouve moins sur les enregistrements studios, ce qui n’empêche pas d’avoir fait de ce groupe une jolie découverte.


Vient alors le moment où San Cisco monte sur scène. Autant vous dire que l’été est loin d’être terminé, ce qui a été certifié dés leur première chanson intitulée Stella , dégageant le sentiment de s’être fait absorbé par des doux rayons de soleil. Viennent ensuite Hunter et Wild Things,  toujours si joviales et envoûtantes que mon sourire ne s’est pas égaré une seule fois de mon visage durant tout le concert.



C’est ça San Cisco, cette félicité dissimulant cet aspect de déja-vu, répétitif et rébarbatif que peuvent avoir certaines chansons pop. En ce sens qu’éventuellement la lassitude viendra pointer le bout de son nez dans quelques mois, mais qu’en attendant, on se laisse quand même prendre par cette pop joviale et rafraîchissante. Le réchauffement climatique continue avec Beach, portant très bien son nom d’ailleurs, et Awkward qui est LE tube de leur album éponyme dépassant les 5 milions de vues sur Youtube. Chanson aux sonorités et paroles certes enfantines, on ne peut néanmoins s’empêcher de taper du pied sur les rythmes dynamiques libérés par ce son.

Même topo pour Fred Astaire, chanson jouissive qui dégage la bonne humeur et l’envie de se défouler sur le dance floor. En l’occurrence ici, le “Bota-floor”. Le plaisir ressenti par ce groupe quand il joue s’est répandu dans toute la salle durant tout le concert. En effet, leurs chansons indie pop/rock farcies d’une énergie frivole mais également d’une habileté mélodieuse font fermer plus facilement nos yeux sur un manque de profondeur et de créativité. Mais au final, à quoi cela sert-il de trop penser quand notre pied bat de son plein inconsciemment durant tout le concert?

 

The Stepkids – 17/10 @Botanique

“Once upon a time in Connecticut”… C’est ainsi que débute le nouvel album du groupe The Stepkids qui sont venus ce jeudi 17 octobre au botanique, nous présenter leur bijou, si je peux me le permettre, The Troubadour. Mais c’est aussi ainsi qu’est né ce groupe improbable alliant funk, jazz, soul et rock psychédélique des sixties, ce qui donne naissance à des morceaux de soul colorés dotés d’une touche discrète psychédélique, et des voix délicates.

the step kids

Vingt-cinq personnes dans la salle. Étonnant et quelque peu décevant pour un groupe ayant signé chez Stonesthrow, mais dés le retentissement de la première note, cette situation s’est soudain effondrée sous le chant du trio pour ainsi laisser place à un monde irisé de sons inattendus et uniques, celui des Stepkids. Le trio commence par nous jouer Memoirs of Grey, preuve qu’un morceau peut être accessible malgré des refrains presque pop, des sonorités vintage aux solos improvisés mêlant synthé et guitare sur des lignes de basses relativement funky. On en vient à oublier le peu de personnes présentes, imprégnées et transportées par ce son que l’on pourrait aisément qualifier d’inclassable. C’est alors qu’ils enchaînent avec Symmetry, morceau dans lequel le trio a réussi à incorporer de la trompette à de la pop moderne et où l’on pourrait confondre la voix du chanteur avec celle de David Guilmour.  Le troisième morceau présenté se dénomme Desert in the dark, morceau qu’ils ont eux mêmes qualifiés d’autobiographique. Ensuite vient Moving Pictures, qui est pour moi le parfait témoignage que des sons issus d’influences différentes peuvent donner naissance à un mélange tout à fait harmonieux.

Ensuite vient I feel free, reprise de leur groupe favori CREAM. Reprise traduite par la renaissance du funk et de la soul, à la manière stepkids faisant néanmoins passer leur véritable passion pour ce groupe par cette cover impressionnante.

the step kids 2

Se dandinant  toujours sur une chorégraphie très rétro, ils nous jouent The Lottery, exemple qu’un morceau peut être multi-facette sans jamais n’être surchargé. Fait de synthés chatoyants, de trompette dans le refrain ainsi que de voix scratchées, chaque élément trouve au final sa place dans la chanson. Le son demeure pure, et c’est ça qui fait  pour moi le charme flamboyant de The Stepkids.

 

Vient enfin Sweet Salvation, enfant des sixties dont le trip sous acides aurait pu durer des années. Dommage que l’on était que 25 à partager ce moment prolongé par des solos expérimentaux ainsi que de transitions inattendues mais qui restaient néanmoins mélodieuses. La guitare alternative se mariait parfaitement avec les lignes de basse plus funky sur un fond de batterie aux rythmes jazzy donnant une touche vintage très accrocheuse à l’écoute.

Sur les morceaux suivants, le trio s’amuse encore et encore, vient au milieu de la foule partager ce moment intemporel, fait des rappels sans fin et s’installe alors une complicité rare. Ils nous invitent même à partager ce que l’on a de commun avec eux après le concert car effectivement, sans cela, nous ne serions pas réunis ensemble dans cette salle. Une déception que seules 25 personnes n’étaient apte à partager cela… Bref, The Stepkids c’est une mine de connaissances musicales distillées en une variété de sons apparemment incompatibles filtrés par un funk réinterprété. Je ne peux que vous encourager à découvrir ce groupe !

 

the step kids 3


Rone “Tohu Bohu Tour” – 11/10 @ Botanique

Ce vendredi onze octobre, BeatChronic était présent au Bota pour assister au live bruxellois du Parisien berlinois Rone, venu mettre à l’épreuve de l’audience son dernier album, Tohu Bohu, sorti sur le label électronique InFiné en 2012. Soirée riche en émotions.

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