Un titre qui ne veut rien dire pour un album qui n’a pas de structure. Voila ce que j’aime. Quand on arrive à trouver un désordre ordonné… un bordel compréhensif. Car ici, on va parler d’une création que peu apprécieront. Alors si t’aimes quand tout est bien cadencé, quand tout est propre et clair… Bah passe ton chemin l’ami.
“Rainmaker” : un titre bien choisi par ce grand chaman prénommé Thriftworks. On retrouve clairement la particularité de la pluie dans les morceaux de l’album. Un long fluide informe et continue se déversant sur un sol qui, de minute en minute, se retrouve de plus en plus chargé de ce liquide. Les sons viennent les uns après les autres se mêler pour former un tout qui se retrouve entre le dubstep, l’abstract, le glitch hop et d’autres genres avec des noms encore plus chelous. Mais attention, bien que cela puisse paraître confus, l’artiste arrive toujours à donner une identité à son morceau. Jamais on va se retrouver dans une cacophonie inaudible qui percute les oreilles et fait saigner les tympans.
Pour ce qui est de son ambiance, l’album part dans tous les sens: on retrouve des tracks plus tribales comme le son “In tongue”, mélangeant des voix douces à des bruits calmes et pénétrants. Faisant parfois penser à un mantra tibétain. Par la suite, l’énergie des basses assourdissantes vient surélever les battements du coeurs avec des morceaux comme “Tlālōc”. Donnant un relief beaucoup plus massif à l’album sans toutefois rentrer dans le dubstep qui refait de plus en plus surface ces derniers temps (et non, quand je parle de dubstep je parle pas de Skrillex ou Shekel ou autre daubitude mais bien d’artistes dans la veine de Vivek/D2/…). Un autre morceau pouvant peut-être donner une autre touche à ce petit bijou de Thriftworks serait “Greenie Beanies”. Une pure expérimentation électronique. Sur base de la voix d’une meuf, le mec nous transporte dans un monde de pure geek. J’ai l’impression de me retrouver dans “Ghost In The Shell”. Sérieux, cette musique irait trop bien dans le film… enfin bon, c’est mon avis !
C’est pas super évident de décrire ce qu’y se trouve à l’intérieur de ce petit album sans prétention. C’est pourquoi je m’en remets à votre expérience musicale propre, à vos humeurs ainsi qu’à vos oreilles affinées. Certains n’accrocheront pas, d’autres, peut-être plus familiers avec le style glitch ou abstract seront plus facilement convaincus. Dans tous les cas, prenez la peine d’écouter certains de ces morceaux qui sont vraiment bien foutus, et qui, selon moi, seront vous dissocier de ce monde quelques secondes !
Bonne expérience.
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Dopelab.


