Chroniques

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Keith Jarrett – Ou un peu de lui

Connaissez-vous Jarrett? La plupart des musicologues vous diront qu’il est l’auteur incontesté des plus grands chefs-d’oeuvres improvisés du piano solo. Ce pianiste génial d’aujourd’hui 68 ans (né le 8 mai 1945 -comme si sa naissance eut un peu calmé les choses) me fascine depuis déja quelques années, et me pousse à lui consacrer un papier. Keith Jarrett monopolise le tourne disque de ma chaîne hi-fi…

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Musiques du Monde : la Grèce

Début d’une série sur les chef d’oeuvres mélodieux du monde entier ! Aujourd’hui, intéressons-nous au pays du τζατζίκι, des κεφτές et du συρτάκι… Et plus particulièrement à sa musique ! En ces temps de crise économique, le peuple Grec se doit de garder l’esprit serein. Pour cela, quoi de mieux que de se détendre en écoutant les tubes qui ont marqué l’histoire Hellénique ?

Mikis Theodorakis

mikis theodorakis

Voici l’artiste que vous entendrez dans tous les restaurants Grecs du monde : j’ai nommé Monsieur Μίκης Θεοδωράκης ! Compositeur de musiques de film, symphonies, hymnes, opéras ou encore de ballets, notre homme a littéralement transcendé le bouzouki pour nous offrir de magnifiques musiques traditionnelles. Il suffit de fermer les yeux pour se retrouver au bord de la mer Egée… On lui doit entre autre le fameux Sirtaki, du film Zorba le Grec, cultissime du genre. En d’autres termes, Mikis aura sa place parmi les Dieux dans le panthéon musical.

 

Xaris Alexiou

Xaris Alexiou

Une autre figure emblématique de la culture Grecque est sans aucun doute Χάρις Αλεξίου. Depuis 1970 et avec plus de 30 albums, elle aura su s’imposer comme une des chanteuses les plus populaires et internationales du pays. En chantant à peu près toutes sortes de musiques, des traditionnelles aux variétés, elle a su toucher un large public et s’assurer une notoriété considérable. Les Grecs adhèrent, et l’adorent, comme on le voit clairement sur cette vidéo. N’ayez pas peur de danser comme si vous y étiez !

 

Anna Vissi

Anna_Vissi

Après avoir représenté trois fois la Grèce à l’Eurovision, Άννα Βίσση n’a rien perdu de sa jeunesse éternelle. Elle continue à se produire sur scène malgré ses 54ans. Une sorte de Madonna version Hellénique, si vous me permettez. On peut la voir ici lors d’un de ses concerts, accompagnée de danseuses quelque peu dénudées. L’ambiance Méditerranéenne est toujours là, avec cette fois une touche plus “moderne” dans l’interprétation.

 

Goin’ Through

La musique Grecque ne se limite pas à des chanteurs de variétés. Il y a bien-sûr du Hip-Hop et du R’N’B comme un peu partout. Le groupe Goin’ Through n’y fait pas exception, avec leurs casquettes et leurs jeans trop larges. Un petit mix de Hip-Hop avec des sonorités du pays des Spartiates ? Pourquoi s’en priver !

FullFace

Pour finir, voici un groupe composé des rappeurs Tiny Jackal et Iratus. Voici donc la génération actuelle d’artistes qu’écoutent les jeunes Grecs révoltés contre leur système financier. On a troqué le bouzouki contre le MPC, pour s’adapter à l’époque actuelle. Le charme des musiques d’antan est remplacé par la dure réalité d’aujourd’hui…

Mais ne vous en faites pas : malgré la crise économique, les Grecs ont toujours su s’amuser comme il faut dans la vie ! Ce n’est pas parce qu’on a plus d’argent qu’on est plus heureux. On ne mesure pas son bonheur à la taille de son portefeuille, ils l’ont bien compris. Sortez le Ouzo, enfilez la tenue traditionnelle, préparez les feuilles de vigne, et Γεια Μας ! C’est l’heure du Sirtaki !

Il vous suffit simplement d’apprendre les pas grâce à cette vidéo 😉

93′ Till Infinity

Serait-ce l’ouragan Sandy ou une vague encore plus puissante de nouveaux emcees tout droit issus de New-York. Vous vous demandez sans doute de qui on parle…Moi je me demande qui arrivera à stopper cette jeunesse qui a trouvé la recette parfaite pour une potion magique mêlant génie et passion? Pro Era vaincra!

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Just One Record present Homeboy SandMan

homeboy-sandman

Nouvelle saison de Just One Record, avec son 16ème épisode. Cette fois nous recevons HOMEBOY SANDMAN qui nous parle avec passion de son disque favori ainsi que de son actualité toute fraîche…

[toggle style=”closed” title=”English Version”]For this 16th episode, my guest is mister Homeboy Sandman, he’s coming in september with his brand new album on Stones Throw, and before that he talk to us about one of his favorite records…[/toggle]

Just One Record present : Dilated Peoples !

evidencecontest

Pour le 1er épisode de la saison 2 de Just One Record, (eh oui, avec Gustav une saison commence fin février…), j’ai eu le plaisir de rencontrer RAKAA, second membre de Dilated Peoples après EVIDENCE à se prêter au jeu de Just One Record…C’était quelques heures avant qu’ils n’enflamment avec DJ Babu la scène du Bataclan le 12 février dernier…Découvrez donc le disque dont il a choisi de nous parler ainsi que de l’avenir de Dilated Peoples…

For the 13th episode of Just One Record, I enjoyed to see again Rakaa, second Dilated Peoples member participating to JOR after EVIDENCE. That was few hours before their crazy show at the Bataclan in Paris… Let’s listen to him speaking about the record which bring to us RAKAA alive ! Peace ! 

Et pour le dernier épisode de Just One Record, le 3ème membre des Dilated Peoples, DJ Babu, aussi membre des Beat Junkies, turntablist de talent, sans aucun doute l’un des meilleurs. Celui-ci nous parle du disque qui a vraisemblablement changé sa vie…

Black Milky Wave

Après avoir vu le jour le 14 aout 1983 dans la ville de  Detroit, située dans l’état du Michigan, Curtis Cross alias Black Milk se passionne dès l’adolescence pour le rap et le monde des samples. Véritable Aficionado de la musique, il enchaîne les titres avec les moyens du bord, à savoir une simple boîte à rythme et un karaoké, avant d’acquérir un véritable sampler digne de ce nom (MPC DOMINATION).

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Storm and drive

Comment vous présenter un génie sans en faire trop ? Comment vous l’expliquer sans trop de détails techniques ? Il faut, je pense, commencer par le début, c’est à dire par essayer.

Wolfgang Amadeus Mozart (1756 – 1791)  était un prodige de la musique et non des moindres, son nom reste encore aujourd’hui synonyme de perfection et son oeuvre, énorme par le volume, toujours populaire. J’ai donc éprouvé beaucoup de difficultés pour choisir, parmi les innombrables morceaux possibles, celui qui serait le plus intéressant à partager. Mon choix s’est finalement porté sur la symphonie no. 25 en sol mineur, KV. 183 écrite en 1773, le compositeur n’avait alors que 17 ans ! Cette oeuvre reflète une partie moins présente ou en tout cas moins connue dans la musique “mozartienne”, à savoir son côté plus tragique ou angoissant, sa nature prémonitoire du bouleversement musical initié plus tard par un certain Ludwig van Beethoven (1770-1827). En effet, la symphonie s’inscrit à merveille dans un courant artistique pré-romantique de la fin du 18e siècle, le sturm und drang.*

La symphonie s’ouvre sur un thème mélodique célèbre et utilisé dans plusieurs films d’une violence incroyable pour la période; ensuite, au milieu de cette tornade, surgit le son fragile d’un hautbois vibrant avec une nostalgie immense. Le mélange entre ces deux antagonisme est utilisé à merveille pendant tout le premier mouvement qui s’agite frénétiquement, comme une course contre le temps, comme une tempête déferlant sur la bienséance. La fin du mouvement varie encore un peu le thème d’origine en y ajoutant un pathos supplémentaire, prolongeant le suspens, déroutant le spectateur de façon intense et novatrice, spectaculaire. Suit alors, avec un contraste retentissant, la lenteur préoccupée du second mouvement. C’est une mélodie charmante, voluptueuse de simplicité; une petite pluie triste qui s’abat avec lassitude. Un sentiment qui se poursuit avec un peu plus de persistance dans la partie suivante. On y  assiste, malgré quelques couleurs plus gaies dans le chef des bois, à une mise en exergue du spleen baudelairien décrit environ 80 ans plus tard en ces termes : “Ce que je sens, c’est un immense découragement, une sensation d’isolement insupportable, une peur perpétuelle d’un malheur vague, une défiance complète de mes forces, une absence totale de désirs, une impossibilité de trouver un amusement quelconque”. Le dernier mouvement associe ces impressions au trouble fiévreux originel. Le tout se mêle et se démêle en un ballet incessant, houleux, qui nous balade d’un sentiment à l’autre avec une virtuosité incomparable. On voyage, on s’extasie d’angoisse, c’est comme être pris dans un tourbillon sonore dont il est impossible de s’extraire, comme un flot envoûtant de subtilité parcouru de frissons bouillonnants.
En conclusion, cette symphonie composée par un adolescent nous offre un moment de pur plaisir servi sur un plateau d’argent, aux harmonies parfaites, dans un esprit d’innovation artistique et malgré tout, accessible à tout le monde.

A bientôt.

*Le style Sturm und Drang est apparu en Allemagne vers 1760 (fin du mouvement dans les années 1780). C’est un courant artistique qui, par opposition au rationalisme des lumières et de l’aristocratie, voulait exprimer la subjectivité personnelle et les émotions extrêmes de façon mélodramatique. Le Prometheus ou le Werther de Goethe sont de très bons exemples littéraires de ce style tandis qu’en musique, son principal représentant fut Joseph Haydn.