Childish Gambino @ Vk 13/02/2014
Sold-out, une semaine même avant le concert, cette soirée promettait d’être musicalement riche.
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C’est un artiste réel qui nous parle des choses du quotidien avec des paroles et des chansons simples que j’ai eu la chance d’interviewer. Il lui est arrivé de faire face à des coups durs : un accident de moto peu de temps après sa sortie de son EP qui l’a immobilisé pendant plusieurs mois, ainsi qu’un passé plus douloureux avec la guerre en 1994 au Rwanda… Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, une devise qui lui va comme un gant.
– Tu as sorti ton EP en fin 2012, quelles ont été les réactions ?
Oui, effectivement, j’ai sorti un EP 3 titres appelé Under My Skin Ep. Les réactions ont été très positives et enthousiastes. Ça a élargi notre public. C’était la première pierre à placer pour construire le chemin que nous souhaitions emprunter avec mon groupe.
– Parmi ces réactions, t’es-tu vu offrir plus de dates de concert ?
Plus de dates et plus d’opportunités, même si je n’ai pu mettre tout ça en route lors de la sortie de l’EP. J’ai eu un accident de moto qui m’a immobilisé pendant 8 mois.
– Si oui, quelle a été l’expérience la plus enrichissante ?
Cette année, je retiendrai le fait d’avoir joué avec Bai Kamara Jr. Parce qu’avant même que je ne sache aligner deux accords, j’avais déjà un album de lui, puis le destin a fait qu’on s’est rencontrés. Jouer avec lui sur scène et qu’on soit devenus potes, c’est assez déroutant et stimulant.
– Si je ne me trompe pas, tu as des origines rwandaises, n’est-ce pas ? Quelle est ta relation avec ce pays ?
Oui, je suis bien d’origine rwandaise. Je suis toujours attaché à mon pays sans pour autant être chauvin ou revendicateur. Une grande partie de ma famille y vit toujours et c’est le pays des mes racines, de mes premiers coups de cœur aussi.
– Est-ce que cela influence ta musique ?
Certainement, même si mes grosses influences africaines seraient Fela Kuti, Keziah Jones, Richard Bona, Manou Gallo pour leur approche de la musique et du monde.
– Comment définirais-tu ton style musical ?
Ma musique est un mélange de beaucoup de choses que j’aime, c’est un mélange souvent de plusieurs styles musicaux. Mais je dirais que c’est de la pop/soul/funk alternatif même si j’ai une approche très rock.
– En écoutant ton morceau “She’s Got It”, cela m’a fait penser au style de Lenny Kravitz… Est-ce qu’il t’a aussi influencé ?
Grosse influence, je crois que j’ai toute la discographie. Ça m’a bercé durant toute mon enfance. Mais en grandissant, j’ai commencé à aimer des groupes comme Incubus, Limp Bizkit, Prince ou John Mayer.
– Pour toi quelle est la décennie la plus riche musicalement ?
Les années 70’s.
– De quoi t’en es-tu influencé ?
J’aime la liberté qui était possible d’avoir. Musicalement, il y avait plus de possibilités par rapport à aujourd’hui où les choses sont plus compartimentés classé. Ironiquement la musique est aujourd’hui moins écouté mais plus consommé.
– A l’heure actuelle, quel artiste te fait vibrer ?
J’ai découvert Rodriguez via le film Searching for Sugar Man. Son histoire et sa musique m’ont bouleversé, c’est un ovni ce mec.
– Etant musicien toi-même, quelle autres expressions artistiques te plaisent ?
Je suis un fan absolu de cinéma, mais la peinture me parle beaucoup ; la sculpture et l’architecture.
– Aujourd’hui, tout le monde télécharge de la musique gratuitement, quel est ton avis en temps que musicien ?
Je pense que l’impact est minime sur l’industrie, ça ne tue pas l’artiste. Le téléchargement permet, si utilisé à bon escient, de diffuser à grande échelle de la musique. Là où il y a un effet négatif, c’est au niveau des choix. On peut télécharger quelque chose parce que c’est là gratuitement, mais acheter un CD, un vinyle, On le fait pour quelque chose qu’on aime vraiment.
– Quels sont les futurs projets ? Un album? Une collaboration ?
Nous allons sortir 6 vidéos live avec The Groove Makers, mon groupe qui se compose aujourd’hui de nouveaux venues : Margaux et Camille (Choristes). Le but étant de faire notre promo pour les festivals 2014. Ensuite, on va sortir un single. Nous en sommes à la pré-production. Dans la foulée, un album est envisageable, nous avons les chansons pour le faire, mais la priorité reste de faire un maximum de dates.
– Une future collaboration ?
J’aime beaucoup Témé Tan, j’aimerais faire des tracks avec lui. A suivre…
Plus d’infos sur :
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http://www.youtube.com/user/chrysanthemusic?feature=watch
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http://www.reverbnation.com/chrysanthe?profile_view_source=header_icon_nav
Ecoutez/Achetez sur :
https://itunes.apple.com/be/album/under-my-skin-ep-single/id575037625
http://www.deezer.com/en/album/6059848
https://play.spotify.com/album/2MPKG2Ky1ZMXBt2YYkPt0n
Crédits images : Guillaume Kayacan @ Kaptive
Pochette EP : Romain Garcin
“Bottles to the good life, no more hood life”
Detroit, au Michigan, est une super ville ayant produit des merveilles telles que The Temptations, The Supremes, The Stooges, Funkadelic, Milt Jackson, Slim Gaillard, Aretha Franklin, Yusef Lateef, J Dilla, The White Stripes, Eminem et Karriem Riggins. Malgré le fait que beaucoup d’entres-elles nous aient quitté depuis longtemps, la ville demeure régulièrement féconde en nouveaux talents, comme nous l’avons vu récemment avec l’émergence de numéros tels que Danny Brown (qui se produira à Bruxelles le 28 Février prochain), Clear Soul Forces, ou la renaissance elle-même avec le troisième (ou est-ce le quatrième ?) retour de Slum Village. Il s’agit également de la ville qui a vu naître Curtis Cross, également connu en tant que Black Milk, il y a de cela trente années. Bien que Motor City puisse traverser tous les déboires imaginables, elle peut se reposer sans crainte sur la capacité de ses artistes à la représenter à travers le monde.
Dans son album No Poison, No Paradise, Black Milk se lance encore plus profondément dans l’introspection, comme le présageait sans doute Album of the Year, et comme il le montre avec la chanson d’ouverture Interpret Sabotage qui semble décrire des souvenirs de son enfance dans les rues de Detroit. Ville qui, tout comme l’album, est parsemée de conflits. De pilules bleues et de pilules rouges. D’analogue et de digital. De routes qui peuvent être parcourues pour l’éternité, avant d’être préférées à des meilleures, ou à des pires. La couverture de l’album, sombre, inspirée par le style de George Clinton, est parsemée d’illustrations de parties variées des paroles des chansons, chansons qui sont parfois encore plus sombres que la couverture même. Avec Deion’s House, la seule produite en grande partie par Will Sessions, l’histoire débute et nous rencontrons un jeune glandeur, un peu voyou sur les bords, sans doute pas méchant mais aux habits qui empestent l’herbe et qui se trouve obligé d’attendre chez Déon afin que son ami Sonny — dont les parents, ultra-religieux, tentent de protéger de toutes les influences empoisonnées qui grouillent les rues — sorte de chez lui afin de le rejoindre. La minutie des détails de cette chanson ne peuvent qu’emporter l’auditeur dans le monde des interrogations et du doute quant à la part de réalité et d’inventivité artistique qui prend place dans les mots choisis. Peut-on en effet s’attendre à la même candeur exprimée auparavant dans Distortion (Album of the Year), la chanson qui retraçait les évènements qui avaient eu un impact important sur le rappeur durant l’année 2009 — ou Black Milk se
Le personnage principal de No Poison, No Paradise est donc un gamin du nom de Sonny, dont l’histoire est en grande partie influencée par la vie de Black Milk et, en plus petite partie, par la vie des nombreuses personnes dont le chemin a traversé celui de l’artiste à un moment ou à un autre de son parcours. En tous cas, c’est ce qu’il affirme. L’histoire débute avec la deuxième chanson de l’album et finit avec la dernière. Elle reçoit une fin appropriée avec Poison, une chanson bonus disponible sur iTunes, dont la construction judicieuse des mots permet à l’artiste de lancer une série de clins d’oeil aux divers thèmes abordés par les autres titres de l’album.
Au fur et à mesure que les chansons se succèdent, l’histoire se révèle être un profond rêve dans lequel Sonny voit se succéder des images du passé et du présent, d’erreurs et de succès — des images de sa vie, en somme. Les paroles donnent l’impression d’avoir été façonnées avec un soin particulier, et l’on se rend compte que le rappeur ne rigolait pas lorsqu’il disait travailler quotidiennement sur sa musique jusqu’à pas d’heure. Lorsque c’est au tour de Sonny’s dreams de sortir ses notes, on sent que le producteur reprend la place qui est sienne. Sur cette chanson où apparaissent des gagnants du Grammy tels que Dwele et Robert Glasper Jr., l’auditeur est embarqué dans un voyage empli de subtilités musicales qui le laisseront dans un état second… Jusqu’à ce que Sonny soit forcé de se réveiller et que la chanson, qui regorge de sample de gospel et d’une qualité de sample vocaux à la Black Milk nous rappelle avec sourire les jours de Popular Demand. Des chansons parsemées de soul qui permirent au jeune Curtis de se retrouver dans la proximité de génies de l’acabit de Slum Village et J Dilla. Et c’est alors qu’apparaît une autre touche d’innovation, au moment même où dimanche finit et laisse place à lundi et qu’une nouvelle façon de concevoir le break sur un beat Hip-Hop s’affirme comme une nouvelle arme dans l’arsenal musical du style de Black Milk. Puritan Ave, avec son break qui sample du jazz fusion ne fait que le confirmer : s’il fallait trouver un album qui représente l’avènement de Black Milk, il s’agirait de No Poison, No Paradise. Ceux qui parurent auparavant ne furent que des apéritifs, car le jeune producteur peaufinait encore le type de son qu’il considérerait sien : non pas aussi inspiré par la soul comme sur Popular Demand, ni aussi électronique que sur Tronic, moins conflictuel que sur Synth or Soul, mais bien mieux poli et travaillé qu’auparavant, No Poison est la nouvelle carte de visite de Black Milk.
“Give me the hi-hat groove”
—— Black Milk, Try
Black Milk s’est assigné comme but de parvenir à produire le type de musique capable d’affecter considérablement les oreilles des personnes qu’elle atteint. De la musique que l’on écouterait au fil des années, que l’on redécouvrirait avec chaque nouvelle décade et que l’on parviendrait, finalement , à apprécier à nouveau. A apprécier différemment. De la musique pure. De là à savoir si le jeune rappeur a atteint son objectif, d’aucuns ne pourront faire autre chose que réfléchir vaguement. Mais personne ne serait capable de renier la maturation de l’homme qui nous a offert Sound of the City, en 2005. Encore davantage après avoir assisté à une de ses performances live, comme il m’en a été donné la chance lors de son dixième arrêt dans son grand tour d’Europe, accompagné de son groupe Nat Turner (dont les membres sont Ab, Malik Hunter et Zeb Horton).
Moins d’un mois auparavant, la salle du Vk* avait été honorée par la présence de Madlib, également connu en tant que Lord Quas, le Beat Kondukta ou encore le Bad Kid. Il s’était mis en tête de créer un DJ set de pure magie — et y était parvenu. Mais cela ne m’avait en aucun cas apprêté à l’expérience prestée par Nat Turner, encore une fois. En effet, j’avais déjà eu l’occasion de les voir sur scène avec Black Milk durant un festival, quelque part en Allemagne, il y a quelques années… A ce moment, ils parcouraient l’Europe pour présenter Album of the Year, le pénultième album de Curtis. Déjà en cet instant, j’avais pu sentir les moindres tréfonds de mon âme se remuer et s’agiter au rythme de leurs instruments. Ces souvenirs me berçaient pendant qu’Ab en profitait pour faire irruption sur scène, toujours plongée dans la pénombre, en prenant place face à son clavier Roland X7, rapidement rejoint par Malik Hunter qui prit sa guitare basse encore plus silencieusement que son partenaire tout en regardant Zeb Horton — enfin parvenu à se frayer un chemin à travers son kit de batterie — et le DJ prendre leurs places respectives.
Aussitôt que les premières notes de la guitare de Malik se hissèrent sur les ondes, la foule, toujours aussi timidement élusive en début de concert, prit place en masse et Black Milk apparut sur la plateforme, juste à temps pour donner au concert le sens qui paraissait lui manquer. Car il s’agissait après tout d’une performance, et que toute performance nécessite un bon conducteur. En effet, sans son apport, lyrique notamment, il aurait été bien ardu de reconnaître les chansons jouées avec l’interprétation de haute volée qu’apposait Nat Turner dès le tout début du concert, illustrée par un Keep going dont seules les paroles le rappelaient aux mémoires.
Ils ne s’arrêtèrent pas là et improvisèrent à nouveau sur Welcome (Gotta go) et Try, chansons phares des albums — respectivement — Album of the Year et Tronic. D’une façon pas si différente que cela d’Oddisee, qui s’est également produit à Bruxelles il y a quelques semaines, Black Milk avec Nat Turner offrit à son public une performance musicale à laquelle on n’assiste que sporadiquement dans l’arène de la musique Hip-Hop, en ce que sur chaque musicien pèse une tâche essentielle dans l’ensemble et que seule ses capacités et virtuosités personnelles lui permettront de hisser l’entièreté du groupe dans des sphères rarement atteintes lors d’un concert live.
Car avec Black Milk et Nat Turner, il faut aborder les termes “groupe” ou “formation” de la même façon que lorsqu’on les associe à d’autres styles tels que le rock ou le jazz. Effectivement, après avoir assisté à la dynamique qu’ils partagent sur scène, il n’y avait peu de doutes à porter au fait qu’ils se connaissaient et jouaient ensemble depuis la nuit des temps. L’alchimie qu’ils partageaient m’ont fait me demander si l’expérience pouvait ressembler à celle de The Roots live. Cette alchimie était visible et clairement palpable lorsque Zeb Horton se mit à reproduire exactement la succession de sons de batterie qui lui était indiquée par le conducteur, Black Milk, sur une improvisation de Bounce, une autre chanson de Tronic.
Elle l’était également lorsque Black Milk se mit subrepticement à l’arrière de la scène afin de laisser un espace raisonnable pour que Malik Hunter et Ab détruisent le breakbeat comme il se devait. Et non sans surprise, mon corps se mit à la ressentir également, alors qu’il se bougeait à l’unisson de chacun des coups de la batterie de Horton, qui me firent rapidement penser à ceux qu’aurait pu donner un gorille en pareille situation — s’il venait jamais à quelqu’un l’idée d’offrir un kit de batterie à un gorille. La réalisation d’être témoin d’un évènement unique semblait partagée par tous; en tous cas, je choisis de le déduire du sentiment de calme bonheur qui semblait avoir un peu attrapé le public dans son entièreté, y compris cette jeune fille qui n’avait jamais entendu parler de Black Milk auparavant et que j’étais parvenu à emporter pour la route.
Et quelle route ce fut. Je ne pourrais honnêtement estimer le temps que dura le concert, malgré le fait que je m’étais retrouvé à noter frénétiquement les noms de toutes les chansons que je parvenais à reconnaître malgré la myriade de disparités apportée par les ré-interprétations du groupe. Je me souviens toujours des dernières chansons jouées, de Deadly Medley et de Losing Out, de Distortion et de The Matrix. De Ring the Alarm. Il est très probable que je m’en souvienne particulièrement bien en raison du fait qu’il s’était agi de l’encore le plus long auquel il m’ait été donné d’assister. Sans doute le plus jouissif également, auprès d’un public ressuscité. Alors que le show se terminait, mes oreilles bourdonnaient encore pendant que j’engloutissais la dernière bière qui traînait. Mon esprit était toujours perché sur un nuage, sans doute propulsé là-haut par la musique, sans doute ne reviendrait-il pas; je n’en pris cure cela-dit et traînait mes pas à travers un long corridor qui mena à un deuxième long corridor qui me mena lui-même à un petit escalier. Au bout du tunnel, une pièce de taille modeste et, à l’intérieur, probablement à m’attendre : l’artiste.
Afin de savoir ce qui m’a valu ma présence dans cette loge et le but de celle-ci, rendez-vous ici-même très prochainement !
——— version française écrite par Huru pour Beatchronic ; interview réalisée par Beatchronic, Da Bluefunk et Huru.
C’est en cette date sacrée du 11/12/13 que Blockhead, producteur originaire de New York s’est produit au Kultuurkafe. Arrivant pour DJ SVN, bruxellois bien connu des auditeurs de Studio Brussel, nous en profitons pour nous abreuver de ce fameux alcool de raisin afin de pouvoir amplement apprécier la seconde partie (et, ne le cachons pas aussi, la plus importante). Revenant rapidement sur nos pas quand nous voyons la file s’allonger à l’entrée, nous apprenons que la soirée est sold out.
Revenant dans la salle, DJ SVN nous fait vibrer au son de beats funky, jazz pour terminer son mix avec le très chamanique Gonjasufi interprétant Kobwebz… La salle retient son souffle et accueille de manière plus que chaleureuse Blockhead.
Après s’être présenté et nous avoir fait part de son plaisir de revenir dans cette salle après 8 ans d’absence, l’intro fait directement bouger des têtes. Il s’agit en effet de « You’ve Got Maelstrom » mais très vite un changement plutôt abrupte se produit. L’artiste ne tient pas en place deux seconde et nous envoie un beat hip hop dont il a le secret. Soutenu par les voix de rappeurs tels que Lords Of The Undergrounds ou MC Duke.
Mélangeant les styles sans complexe nous pouvons même remarquer brièvement un remix de Nightcall de Kavinsky… Décidément, il n’a pas fini de nous étonner. Le Bpm quant à lui ne change malheureusement pas beaucoup mais cela permet de faire tourner des morceaux comme Tricky Turtle , Carnivores Unit ou encore It’s Raining Clouds.
La transition entre les titres est rapide et abrupte, ce qui déstabilise un tantinet les spectateurs. Intéressant est néanmoins le mix entre ses instrus et des morceaux plus pop. On perçoit ainsi sa reprise de Fiona Apple, Hot Knife , la voix d’Outkast pour un Mrs. Jackson ou même un bien osé Eye of The Tiger.
Toujours assez peu uniforme, le mix continue et est parfois entrecoupé par un “How are you doing Brussels?!”, Le public répond de manière enthousiaste et la chaleur des corps en mouvement se fait ressentir. Quelques douces fumées se mélangent au sons de Panic In Funkytown
Ambiance plus chill au rendez-vous, Il commence enfin à lâcher ses propres titres
Toujours agrémenté de lyrics peu conventionnels (notamment The lion sleeps tonight). La fin se fait sentir après une heure de représentation mais cela ne rassasie point le public, qui demande de terminer en beauté.
De retour, il nous délecte de ses propres productions et en particulier celui de son premier album, Music by cavelight. On peut enfin se lacher sur Sunday seaence, Quite Storm ou Insomniac olympics.
Enfin, son dernier titre est celui du début. You’ve got Maelstrom produit en effet un tourbillon de tonnerre sur lesderniers restés dans la salle…
Un dernier MC (Nadiem Shah) prend le relais avec de la trap music, mais cela ne convainc pas les derniers valeureux restés sur place. Temps de passer à l’offensive bibitive dans un café du cimetière pour certains ou de rentrer chez soi pour les étudiants commençant leur blocus…
Conclusion ; Malgré sa popularité auprès du public et ses albums du tonnerre à consommer sans modération (voir cet article pour un aperçu en profondeur) , Blockhead n’est pas assez consistant en live car pas assez uniforme dans le style, sans soutien visuel ainsi que combinant des transitions parfois difficiles…
Un triple concert à la rotonde avec des styles tranchants mais s’accordant à merveille, nous réchauffant chacun le coeur à leur manière en ce rude début d’hiver…
Read MoreC’est à cause de ce froid de canard que nous sommes allé nous réchauffer de bons sons le mercredi 5 décembre au botanique. Les bruxellois de Moaning Cities et les hollandais de Jacco Gardner présentaient en effet leur dernier opus dans l’Orangerie.

Moaning Cities se décrit comme un groupe alliant des racines blues avec du rock’n roll et un peu de post-rock psychédélique. On ne peut être déçu de leurs 7 titres joués live tant l’énergie était positive. Les 4 titres de leur EP éponyme seront joué, mais pas seulement. Agrémenté de 3 chansons exclusives, la sitar emmène des sons comme Heaven/Abyss au delà de la psyché , nous rappelant parfois The Doors tandis que des sons plus rock (Coal is mine) altèrent les applaudissements de la salle et la voix railleuse du chanteur et de la magnifique chanteuse/bassiste.
Aussi la très bonne Wandering Souls qui commence crescendo à la guitare sèche met le public en furie.
See you fall est leur dernier morceau et c’est la qu’ils lâchent toute la sauce, entrant en transe totale et faisant durer le plaisir une bonne dizaine de minutes, chaque instrument improvisant à son tour.
Si vous les avez raté, n’hésitez pas à aller les voir pour leur prochaine date, toujours au bota le 15 février 2014. Pour un apercu et un téléchargement gratuit de deux de leurs titres, rendez-vous sur leur bandcamp
http://moaningcities.bandcamp.com
Après un quart d’heure de pause, quelques poussées pour parvenir aux quelques bières désirées et de sympathiques rencontres nous nous redirigeons vers l’Orangerie (un peu moins pleine à craquer) pour Jacco Gardner.
Ce jeune bonhomme signé sur les labels Exelsior Recordings en Europe et Trouble In Mind aux States, nous envoie dans une ambiance musicale des années ’60 faisant penser à des groupes comme The Yardbirds, The Kinks ou encore Syd Barett (la comparaison est osée mais non négligeable !). En effet, deux synthés (un plus électro) agrémentent la guitare, la basse ainsi que la batterie pour présenter leur album sobrement intitulé Cabinet Of Curiosities, cet album nous offre une heure de voyage dans un monde féérique et excentrique faisant vaguement penser à celui d’Alice au pays des merveilles.
Pour chauffer le public, il commence par le titre éponyme à l’album (exclusivement instrumental) pour montrer ce dont lui et son groupe sont capables d’un point de vue instrumental.
Le mood est lancé et le public suit sans retenue. L’intro rythmique de Puppets Dangling s’allonge de quelques minutes et nous entendons enfin la douce voix de Jacco et des chœurs.
Les chansons se succèdent, toutes meilleures les unes que les autres en live surtout Watching the moon, Clear the air et bien entendu la fameuse The Ballad of Little Jane.
Après avoir joué presque l’entièreté de son album, il s’en va en remerciant le public et revient en rappel pour extasier les spectateurs restant d’un Lullaby d’une dizaine de minutes ou le batteur (en particulier) expérimente avec son mic pour finir en beauté.
A la sortie, les deux groupes vendent leurs vinyls/cd’s avec succès, ayant conquis l’entièreté du public.
On retiendra de cette soirée les salles bondées, l’ambiance bon enfant (si ces groupes se produisent en festival, je serais curieux de voir l’ambiance en plein air) et le son de qualité.
Are you ready for them ? They are coming for you !
Read MoreLe meilleur dimanche du mois de novembre, c’était mercredi 13. Le chanteur américain Joseph Poole alias Wednesday 13 alias « l’exemple vivant de ce que la télé et le rock peuvent faire sur un gamin qui ne rêve pas de devenir docteur ou pompier », was in Belgium !
Quel ne fut pas ma joie lorsque j’ai appris leur venue au Magasin 4. Wednesday 13, c’est le groupe qui ne vieillira jamais. Impossible de s’en lasser, j’écoute encore en boucle la même chanson qu’à mes 13 ans.
I want very BAD things to happen to you !! (clip)
Elle est bien, hein ?
Voilà donc à quoi ressemble leur musique : du punk, du metal, de l’horror, du glam et plein de peps ! C’est encore mieux quand vous les écoutez en live. On se défoule parce que c’est du rock’n’roll et on se défoule aussi parce que les paroles sont en parfaite adéquation.
En effet, l’ambiance au Magasin 4 ce dimanche-là, c’était tout le monde qui hurlait les paroles, qui se pogotait et qui, surtout, dévoilait son sourire banane tellement ça faisait plaisir d’être là !
Je pensais me retrouver seule au milieu d’un rassemblement de gothiques, mais je me suis trompée. Les corsets, colliers à piques, longs cheveux et yeux lentilles étaient bien de la partie mais pas en majorité. Alors, vous, amateurs avec votre combinaison t-shirt jeans, n’ayez plus peur de sortir tard le soir pour vous éclater sur du bon rock’n’roll ! Vous ne serez pas seuls ; et de toute façon, les « gothiques » sont sympas. Cela dit, j’ai presque regretté de ne pas avoir craqué mon ancien look de rockeuse/rebelle/metalleuse – appelez-ça comme vous le souhaitez- ce soir-là, histoire d’être à 100% dans le délire.
Et que diriez-vous si je vous annonçais que c’est une chanson de Skrillex qui a précédé leur show ? Surprenant, n’est-ce-pas? Soit Wednesday 13 a beaucoup d’humour, soit il n’était pas responsable.
Le concert a débuté sur des chansons provenant du dernier album « Calling All Corpses » (2011). Je ne connaissais que très peu cet album, mais il révèle de belles surprises. Cependant, il reste moins dynamique et à la fois plus rapide que les albums précédents, selon moi ; mais cela n’empêche pas sa qualité. Plus de guitares, plus d’effets… Le public connaissait moins les paroles mais personne n’est resté immobile et indifférent.
Quelques chansons de l’album…
Calling All Corpses
Ghoul of My Dreams
A part ça, Wednesday 13 et ses musiciens avaient la forme. Ils sont en symbiose totale avec leur public, et bien sûr de bonne humeur. Ils sont là pour nous et nous sommes là pour eux.
CD’s = LIVE, si ce n’est qu’en live, c’est encore meilleur. Très belle performance.
Ils étaient maquillés comme à leur habitude. Petit choc quand j’ai remarqué leurs nouvelles coiffures : de longs cheveux lisses, propres et soyeux ! Qui a dit que les métalleux avaient les cheveux gras ? Wednesday a donc abandonné ses sortes de dreadlocks.
Le voilà avant :
Désolée, vous allez être frustrés mais je n’ai pas trouvé de photo correspondant à son image telle que je l’aie vue au concert. Imaginez le même gars sur la photo ici à gauche, mais en beau ! Quoi, impossible ? Ben si. Il est carrément devenu beau et sexy. Une belle gueule, du cuir et des muscles! Faites un effort d’imagination.
Et si vous n’êtes toujours pas convaincus que Wednesday 13, c’est aussi du show, sachez qu’en plein milieu de sa prestation, il va jusqu’à nous viser avec un gros flingue. Je me suis réellement posé la question s’il s’agissait d’un vrai ou non, et je me le demande encore. Vous êtes en train de danser, alors que le laser d’un gros calibre se pointe sur votre front. Plutôt flippant. Le tout, sur cette chanson-ci :
Rambo (Spook and Destroy)
Le meilleur de la soirée, c’était le rappel. Trois anciens morceaux, trois morceaux parfaits :
Bad Things (voir plus haut) : tout le monde chante les paroles par coeur et pointe du doigt le groupe sur le refrain.
I Walked With a Zombie (clip) : ce n’est jamais nul quand on parle de zombies.
I Love to Say Fuck : Ma préférééée ! Chanson provenant de son autre groupe (Murderdolls) dans lequel le célèbre batteur de SlipKnot (Joey Jordison) est ici guitariste. Tout le monde soulève le majeur en l’air et hurle sa haine au monde – enfin, vous voyez.
Pour terminer, quelques mots sur les deux groupes qui accompagnent la tournée de Wednesday 13.
On a d’abord The Defiled, c’est violent et ça pète bien en live. C’est tout de même un peu plus « emo ».
The Defiled – Unspoken (clip) : attention, clip bien thrash, surtout vers la fin.
Enfin, Sister, très semblable à Wednesday 13. Tout aussi chouette et ils ont le même look sur scène que la fine équipe de Wednesday. Je peux dire qu’ils sont vachement sympas. J’ai eu droit à ma photo groupie avec deux membres du groupe, elle ressemble à trois mains qui font des « fuck » et à une tête grimaçante (mais pas la mienne). Yeah !
Sister – Split On Me (vidéo)
Si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous avez droit à cette anecdote : il paraitrait que Wednesday 13 est un lapin dans les coulisses.
Rendez-vous l’année prochaine, même affiche ! Ca en vaut vraiment la peine.
Amoureux inconditionnel du carnaval de Londres (véritable lieu sacré du reggae) se trouvant à Notting Hill tous les étés. Il m’était impossible de passer à coté de ce concert de Congo Natty, encore moins pour ma première chronique.
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