Atlantis Chronicles est sur la vague
27 Sep 2013

Atlantis Chronicles est sur la vague

Quand la musique nous emporte loin dans

27 Sep 2013

Quand la musique nous emporte loin dans les fonds marins, et ce avec un soupçon de fantastique… Atlantis Chronicles, anciennement Abyss, n’est pas un groupe comme les autres ; BeatChronic vous a donc concocté l’interview de cinq musicos originaires de Paris, mais passionnés par ces mystérieuses abymes… Attention de ne pas vous noyez car l’eau risque d’être très agitée puisqu’il s’agit en fait d’un groupe nageant en plein milieu de ce vaste océan qu’est le metal ! Alors on enfile son maillot, on ne se bouche surtout pas les oreilles et on plonge à la découverte de leur univers death/modern metal et aquatique !

« Atlantis Chronicles », d’où vous vient cette particularité à centrer vos chansons sur les grands fonds marins ? Pourquoi ce concept ?

Le choix du monde aquatique en tant que thématique principale pour Atlantis Chronicles vient tout d’abord du fait que nous souhaitions développer notre death metal à travers un visuel fort. Nous avons ressenti le besoin d’exprimer notre musique en l’associant à un univers précis. Ce monde abyssal que nous avons choisi, nous fascine à tout point de vue, aussi bien au niveau de la faune et de la flore qui y vivent, qu’au niveau des innombrables mythes et légendes qui planent sur le monde marin.
C’est un monde qui renferme encore de nombreux secrets. De nos jours, il semblerait que l’Homme soit mieux renseigné sur notre galaxie que sur les grands fonds marins qui coexistent pourtant avec nous sur terre. Cette simple idée de l’inconnu qui colle aux profondeurs aquatiques représente pour nous une grande source en terme d’imagination, de créativité, et d’inspiration.

Quelles sont vos principales influences musicales ?

Les musiques des jeux vidéos ainsi que les bandes originales de films sont d’importantes sources d’inspiration pour nous. Pour le reste, bien entendu la base de notre musique reste le death metal, mais nous essayons d’y insuffler beaucoup de mélodies, de couleurs glanées à d’autres styles. Le principal étant que les émotions générées par ces couleurs nous semblent suffisamment puissantes et cohérentes pour incarner le projet. C’est une démarche qui consiste à essayer de marier le plus possible technicité et efficacité, tels que le font magnifiquement bien, par ailleurs, des groupes comme The faceless ou The human abstract.

Homocene 

Quel est l’objectif du groupe en ce moment ? Quels sont vos projets ?

L’objectif principal est de continuer à tourner le plus possible, de pouvoir rencontrer le public au maximum. Nous souhaitons donner une vie riche et remplie à cet album. De nouvelles dates seront d’ailleurs annoncées pour la rentrée !
D’autre part, celles et ceux qui nous suivent déjà auront pu le constater, nous adorons proposer de beaux médias. Les plus soignés possible en tout cas.  Cela dépend de nos moyens bien évidemment, mais nous essayons d’allier ces deux passions que sont la vidéo et la musique. Nous allons donc sortir quelques nouvelles vidéos dans le futur afin de continuer à illustrer « Ten miles underwater » en images.

Un bref historique de votre montée au succès en Europe ?

Et bien en 2009, on a sorti un EP « Against The Sea » signé chez Realize Records qui est, aussi étonnant que cela puisse paraitre, un label coréen. On a eu un bon échange avec ce label pour la signature de l’EP et on s’est dit, après tout, pourquoi pas ?! La distance et le manque de moyens du label n’aidant pas, nous avons perdu contact avec eux, on ne sait pas du tout ce qu’ils sont devenus ! C’est pour cette raison que nous avons choisi plus d’un an après de laisser cet EP en téléchargement libre. Quoi qu’il en soit, ça nous a permis de développer le groupe et de vendre quelques copies, notamment en Asie qui, si on en croit le site internet des quelques distributeur là-bas, a fait sold out.
Évidemment, pour ce premier et nouvel album, nous voulions quelque chose de plus proche géographiquement avec plus de moyens et de motivation. On a lancé des albums promo un peu partout dans le monde et après quelques discussions avec différents labels, c’est Coroner Records qui nous ont paru les plus intéressés et les plus motivés. A notre humble avis, il vaut mieux être chouchouté par un label indé qu’ignorer par une major. Aujourd’hui, on est très heureux de voir que l’on ne s’est pas trompés, Coroner font un boulot formidable pour nous, la communication est facile et évidente, tout roule !

La tournée 2013 étant déjà bien entamée, quelles en sont vos impressions ? Points forts, éventuelles remarques à prendre en compte pour parfaire le show par la suite …

Et bien l’accueil du public est plus que favorable. Toutes les dates en France ont été vraiment très positives; super public, pas mal de gens sur l’ensemble des dates, toujours plus que ce qu’on attendait ! On a rencontré un nombre incalculable de gens extrêmement gentils et reconnaissants du travail qu’on a abattu.
Nous avons vécu des moments vraiment nouveaux pour nous… des types devant toi qui gueulent les textes des chansons pendant le concert, un qui te dit « ce que tu fais c’est important pour moi », des demandes d’autographes à tous les concerts, des gens qui veulent prendre des photos avec toi parce qu’ils sont heureux de partager ce moment-là. Cela fait tellement chaud au cœur ! Y a des gens aux concerts pour qui on est aussi une véritable découverte et qui viennent nous dire qu’ils ont adoré, nous achètent un album et que désormais ils vont suivre notre actualité avec attention… C’est dans ces moments que tu sens que toutes les heures, les mois, les années passés sur ton instrument, le temps passé sur la communication, le booking, les répètes, les brainstormings interminables, les concessions et les sacrifices qui passent dans la musique, prennent leur sens d’un coup. Tu te dis que tu es là pour ça, que tu n’aurais pas pu faire autrement, tu fais vibrer les gens et ils te le rendent au moins aussi bien.

Thousands Carybdea

Il parait que le son de chacun de vos instruments ainsi que celui du chant sonnent parfaitement nets en live, à faire envier d’autres groupes… Quel est votre secret ?

Alors là, laisse-moi rire car c’est complètement faux! Nous sommes de vrais brêles… (rires) Sincèrement, c’est très flatteur de lire ceci mais en tant que musiciens nous connaissons par cœur tous nos défauts, nous les entendons très clairement et nous essayons de bosser un maximum dessus avec plus ou moins de succès. Maintenant s’il y en a pour qui ça sonne déjà bien à ce stade et bien tant mieux, ça nous fait plaisir.

Le meilleur souvenir avec Atlantis, c’était…

Le meilleur souvenir pour le moment reste le concert avec Gorod ! On a énormément aimé cette soirée, le fait de jouer avec l’un des meilleurs groupe français, et il y avait un peu plus de 150 personnes dont beaucoup ne nous connaissaient pas encore. Le public a réagi de façon très favorable.

Qu’aimeriez-vous dire au peuple et aux futurs fans potentiels qui ne vous ont pas encore découvert ?

J’aimerais savoir s’ils sont prêts à plonger avec nous !!!!!

Enfin, un petit slogan, un idole ou une phrase qui vous représente au mieux et qui terminerait cette petite interview en beauté ?

Un nom : William Beebe, explorateur et aventurier des temps modernes que nous avons choisi comme personnage principal sur cet opus ! Son nom est synonyme d’épopée et c’est aussi le titre du morceau qui vient clôturer l’album. Un morceau des plus épiques qui vient achever le voyage offert par « Ten mile underwater ».

#6852<br /> Beebe in bathysphere<br /> © Wildlife Conservation Society

Leave a comment
More Posts
Comments
Comment