Le Motel

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Maybe Belgium 14: Fatoo San

Nous nous sommes rendus à Schaerbeek, où Fatoo San nous a accueillis à son domicile. Plus habituée aux platines qu’à l’interview, elle s’est prêtée au jeu. Posés autour de la table, nous avons longuement discuté de multiples sujets. La DJ donne sa vision de la musique, la place de la femme dans celle-ci. Elle nous explique aussi comment elle jongle entre sa passion et son métier. Une entrevue enrichissante qui nous offre une autre facette de ce monde musical.

“Mes parents écoutaient beaucoup de musique, j’ai été bercée quotidiennement par leur sélection. J’ai ensuite fait 8 ans de piano et j’ai vécu ma jeunesse avec un groupe d’amis “mélomanes” avec qui j’ai découvert énormément de sons. Par après, j’ai chanté en tant que choriste pendant 10 ans et j’ai vécu une très belle expérience grâce à cela avant d’incorporer le collectif Supafly. La musique a toujours fait partie intégrante de ma vie et m’a aidée à supporter les moments durs, comme une meilleure amie. Je ne pourrais vivre sans !”

Est-ce que tu peux nous parler un peu de votre groupe Supafly Collective, sa genèse et ses objectifs ?

C’est un collectif qui date d’il y a 6 ans et demi. On s’est rencontrées via JoBee, qui nous connaissait toutes et qui avait compris qu’on avait une certaine passion pour le hip hop. On était 7 à l’époque. Aujourd’hui, nous sommes 4 à être actives au niveau du DJing: Mikigold, Vaneeshua,Young Mocro et moi. JoBee a son projet en tant que chanteuse. Il y a aussi Lizairo qui est photographe et la septième, Jee Nice, est retournée vivre en Allemagne il y a quelques années. Elle s’occupe du magazine Anattitude, qui est, en gros, l’un des seuls magazines sur le hip hop féminin. Il est vraiment complet et concerne toutes les disciplines, elle en sort un par an (version web et papier). C’est d’ailleurs autour de cette activité-là qu’on a fait notre première soirée au Tavernier en 2009. Le but premier était d’organiser des soirées qui mettaient en avant les artistes femmes.

Depuis 5 ans, nous avons également une émission de radio tous les jeudis sur FM Brussel. Avec les années, notre palette de mix s’est fort élargie. On a pris goût à jouer d’autres styles que nous avons toujours écoutés. On peut complètement sortir de la petite case rap/beats si on en a envie et jouer du reggae, du ragga, de la house, du funk, de la soul ou de la musique du monde.

Justement par rapport à cette diversité, tu as été plusieurs fois invitée aux soirées Groovalicious, ça fait quoi de devoir changer à chaque fois de style de musique ?

Oui, c’était vraiment bien, c’était avec Mikigold. On l’a déjà fait 3 fois. Tu peux jouer tout ce que tu aimes, les Groovalicious sont des soirées où on danse comme des dingues derrière nos platines. Le public n’a pas de petit esprit, il est là pour s’amuser, c’était un vrai plaisir de mixer là-bas. Je mets du son africain parce que mon père en écoutait beaucoup. Mikigold, elle, met du latino par exemple, tout ça se mélange bien avec le ragga et le rap. Ça nous permet de créer des sets différents. C’est un challenge de pouvoir mixer pour le public Groovalicious qui est habitué à une ambiance «musique monde», mais on le fait avec notre touche. Changer de styles dans mes mixes ne me dérange pas du tout car j’aime beaucoup de choses différentes et suis toujours heureuse de pouvoir les partager.

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Photo: David Widart

Est-ce que tu crois que la radio est un média musical qui a toujours autant d’impact qu’avant ?

Oui, et les radios du web aussi. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui allument la radio pour découvrir de nouvelles choses. Il y a des émissions de qualité pour ceux qui n’ont pas envie de juste écouter les mêmes hits 15 fois par jour. On a vu que quand FM Brussel a failli fermer, il y a eu une énorme mobilisation et elle ne comprenait pas que les gens qui travaillaient à FM Brussel, il y avait aussi ceux qui l’écoutaient. On a pu voir que beaucoup de gens tenaient encore à leur radio, ce n’est pas un média qu’ils ont envie de voir disparaître de si tôt.

Vous avez désormais une résidence au Beursschouwburg, peux-tu nous expliquer comment s’est fait le contact avec Ngoc Lan que vous avez invitée pour l’affiche ?

Nous étions très contentes quand ils nous ont demandé de commencer cette résidence d’un an. J’ai appris à connaître Ngoc Lan en partant en Suisse quand mon homme –Lefto– avait été mixer. Elle faisait encore partie du collectif Food For Ya Soul. On s’est super bien entendues. Nous respectons énormément son travail, elle est très talentueuse ! On avait fait venir Food For Ya Soul au Tavernier, il y a 5 ans, mais la soirée avait été interrompue par la police juste avant qu’ils ne commencent leur set. Du coup,on a directement pensé à elle pour notre première invitée au Beurs.

Vous pensez afficher un line up exclusivement féminin à l’avenir ?

On compte faire ça oui, c’est l’idée du collectif. Nous voulons être originales et surtout faire découvrir des artistes au public. Car il n’y a rien à faire, les artistes femmes, autres que chanteuses, sont toujours moins mises en avant sauf dans les évènements spéciaux. C’est un peu ce qu’on fait nous aussi mais c’est peut-être grâce à cela que certains ont découvert Ngoc Lan la semaine passée.

Est-ce que le fait d’être un crew 100% féminin apporte une fierté quelque part dans le milieu hip hop, très masculin ?

Fierté pas spécialement, parce que depuis le début on trouve qu’on a autant de chances de réussir que les hommes. On avait décidé de ne pas mettre cela constamment en avant. On n’a pas pensé non plus qu’on devait travailler trois fois plus parce qu’on était des femmes, on ne nous a pas mis trop de bâtons dans les roues. Par contre, il y a parfois des gens qui viennent et qui disent “ Ah, en fait vous mixez vraiment !” -“Ben oui!“. Il y a peut-être une certaine image de la femme DJ véhiculée sur internet qui fait que les gens sont étonnés qu’on ait un minimum de technique. Nous sommes contentes d’avoir toujours travaillé un maximum comme tous pour qu’on ne nous dise pas un jour que nous en sommes arrivées là juste parce que nous « portons des jupes ». Nous mettons en avant le métier qu’il y a derrière, on n’est pas là pour faire « les belles plantes »…

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Tu penses qu’être une femme dans le milieu de la musique peut être une valeur ajoutée, vu qu’elles sont peu nombreuses?

Oui, cela, on ne peut pas le nier. Comme nous sommes le seul collectif féminin de DJ en Belgique, quand les gens pensent à booker des filles pour une soirée hip hop, ils pensent souvent à nous. Ca nous a servi et on en est complètement conscientes. On aime le dire dans notre bio, bien sûr, mais on n’en a jamais fait des tonnes.  Par contre, quand nous sommes sur scène et que l’ambiance est bonne, on danse dans tous les sens et on fait vraiment la fête avec le public. Ça, c’est peut-être une différence avec nos collègues masculins, j’ai l’impression qu’ils sont plus dans leurs bulles et parfois moins connectés avec les gens.

Qu’est-ce qu’en tant que femme tu n’aimes pas dans le milieu du hip hop ?

Le trop-plein de testostérone ! Je trouve que c’est un milieu où il y a beaucoup trop d’égo, et où certains jouent la carte du « je suis meilleur que toi » à tout va sans même que cela ne fasse référence à l’esprit compétitif des disciplines du hip hop. Il y a des artistes qui ne sont jamais intéressés par ce que font les autres parce qu’ils sont trop nombrilistes et qu’ils ne veulent pas reconnaître le talent d’autrui. Je ne suis pas spécialiste des autres milieux, bien sûr, mais je ne me souviens pas de cette ambiance-là lorsque je chantais en tant que choriste dans des groupes de genres musicaux différents. Nous, on ne joue pas là-dedans et c’est peut-être parce qu’on est des femmes justement.


Il y a des artistes belges en 2016 que vous appréciez particulièrement ?

En parlant de mon mix,j’aime vraiment beaucoup le projet de Cassandre, elle est très talentueuse et sa flûtiste Esinam Dogbaste l’est également. Souvent, quand on chante en français et qu’on est belge, on doit attendre d’être reconnu en France, en dehors de notre petit pays, pour pouvoir développer un plus gros projet et je le lui souhaite vraiment. Le Motel également, Roméo Elvis, Oyster Node En fait, toutes les personnes que j’ai choisies dans mon mix sont des artistes dont le travail me touche et j’attends de bonnes choses d’elles en 2016. J’aime aussi énormément le travail de Noza, c’est mon producteur belge préféré.

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Photo: Gautier Houba

Quelles différences ressens-tu entre le Nord et le Sud de la Belgique pour l’appréciation de la musique?

Comme la culture flamande est une culture fort influencée par le monde anglo-saxon, ils ont forcément plus de facilité avec l’anglais. En ce qui concerne la rap américain, par exemple, ils comprennent directement les paroles, contrairement à nous, francophones, qui de temps en temps baragouinons du « franglais ». Quand à l’époque, nous pensions que KRS-ONE scandait« Assassin de la police », eux savaient bien que c’était  « That’s the sound of da police! ». On ne sait parfois pas tout ce que les rappeurs disent à la première écoute, en tout cas, moi j’ai besoin de lire les paroles pour bien comprendre les détails (merci Rap Genius !). Du coup, il y a plus de néerlandophones qui savent rapper en anglais, et on n’entend pas leur accent. Cela s’applique à tous les genres musicaux d’ailleurs… Pour le reste, à Bruxelles en tout cas, je trouve que la jeunesse flamande est beaucoup plus présente dans les concerts de musique alternative que les jeunes francophones.

Tu es professeure sur le côté, est-ce qu’il y a des valeurs dans la musique que tu essayes de faire passer à tes élèves ?

Je sépare bien les deux mondes, je n’assume pas trop que mes élèves soient au courant. J’ai d’ailleurs parfois peur d’en croiser la nuit, ça m’est arrivé et ça m’a complètement bloquée. Ils savent que j’aime la musique, je le dis dès le départ et je l’incorpore parfois à mes cours mais ça s’arrête là. J’adore ce boulot mais si des élèves de l’école apprennent que je suis DJ de rap, ça ne va pas le faire du tout, ils vont penser que je joue le rap commercial qu’ils écoutent.

Vous ne leur faites jamais de commentaires sur leurs choix musicaux ?

Non, j’essaye de ne pas trop les juger, c’est un âge délicat. Moi quand j’étais ado j’écoutais peut-être des choses qui étaient moins bien vues par d’autres. C’est très personnel, des fois on a envie de suivre la mode ou de faire partie du groupe, du moment que ça nous fait du bien. J’essaie néanmoins de les sensibiliser à cette industrie musicale qui les nourrit avec un son qui manque d’«âme». Par contre, je suis plus critique envers les adultes qui me demandent de mixer des choses qui n’ont absolument rien à voir avec ce que je fais. J’aime jouer des artistes qui ne passent pas à la radio 10 fois par jour et j’aime faire découvrir de la musique faite par des gens passionnés et non pas par des businessmen assoiffés d’audience.

D’autres projets de prévus en 2016 ?

Continuer avec mon collectif Supafly ! Continuer ce petit chemin merveilleux de « passeuse » de son.

 

PLAYLIST:

Ultime Indigo — Noza
Lovebites (LTGL Remix) — Kassett / Margo
Roses — A/T/O/S
SlowlyDriftin’   — MoodprintfeatYellowStraps
CruisinComets — Cometeers
Wolf –Losco
Fragma Deus  — Up High Collective
Selecta (MisterTweeks Remix) — MzBratt
Dobbermanwav — Stikstoffeat Romeo Elvis
La Danse De La Pluie —  Le Motel
No use for a name — Monkeyrobot
Douce — Shungu
OeIst? — Brihang
Triste Bahia — Mocambo
Les géants — Casssandre
InmostDepths — Oyster Node
Ca, Et Puis L’Avion — VeenceHanao
Foume ça — Caballero
Muggsy Bogues — Ypsos
Bill Bile (instru) —  Zomb.
Expertise – Eigen Makkelij
Mindbreaks —  Eskondo x JeanJass
Griseville (Prod. Tenkapi)  — L’Or Du Commun
Autour d’un verre (cuts : Deejay Odilon, prod. Dul) — Frades&SiKa featSeriak
Dis-moi d’où tu viens   — CrapulaxfeatMasta Pi, Prezy-H& Fakir (prod de Mambele)
ChildrenOfTheWest — FreddyBracker
Mic Pro — Tar-One
For H.E.R.’sSake — Hurufeat Tonino
Rice! — Turtle Master
Searchin’ — LeftO

Bouillon de culture à la Museum Night Fever

Samedi, c’était la Museum Night Fever, et BeatChronic y était pour ramener un petit topo de cette soirée mouvementée.

Nous avons commencé la soirée au Parlamentarium, ou se tenait un open mic et une compétition de slam rassemblant des poètes de toute l’Europe, dans toutes les langues. En plus de ça, des ateliers sur le thème de la poésie et un stand de slam sur demande. Nous y avons rencontré Joy et Lisette du collectif féminin ” L Slam ” et cette dernière  nous a gratifié d’un très beau texte, engagé et percutant, traitant de l’extrême droite. La phrase que l’on retiendra : ” Marine, chez moi, à Kinshasa, on ne te connait pas “. Il faut le dire, elle nous a foutu des frissons.

Après avoir tenté le musée des Sciences Naturelles, bondé, et interrogé les gens sur les différents endroits de la soirée, nous avons compris que the place to be, samedi soir, c’était au Musée BELvue. On a donc fait le choix de se centrer sur ce lieu, et on a pas été déçus. Là-bas, l’organisation des événements était assurée par le VK, qui a investi le rez-de-chaussée avec une scène de concert, et le Kool Kids Klub aux premier et deuxième étages pour tout ce qui était performances, ateliers et expos.

Le premier concert qu’on a vu était celui de Yellowstraps x Le Motel. Habillés comme des jeunes créatifs branchés, entre cols boutonnés et survet’ vintage, on comprend lorsqu’ils montent sur scène qu’ils étaient attendus avec une certaine impatience. Le Motel, sur la droite de la scène, qui balançait des beats enivrants et la voix délicate du chanteur – qui fait penser à celle de Just Jack – résonnaient dans ce lieu d’exception aux plafonds super hauts. Le public, de plus en plus chaud, avait l’air ravi. L’ambiance a atteint son point culminant lorsque les YellowStraps ont entonné leur titre Mirror Lake, repris en cœur par quelques uns de leurs fans les plus fervents.

Ce fut ensuite au tour de Oyster Node, jeune groupe émergent. C’était une grosse scène pour ces musiciens bruxellois, qui viennent d’être approchés par Live Nation, mais qui en sont à leurs débuts. La chanteuse vêtue de lamé-paillettes et sa voix velours se baladaient sur des rythmiques jazzy modernes, avec batterie à contre-temps, saxo langoureux et synthé un brin rétro.

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Photo : Jérôme De Wilde

Le groupe a auto-produit puis sorti son premier EP de cinq titres en octobre dernier.
A suivre, donc.

La soirée s’est doucement terminée au BELvue au son du DJ set des Supafly. Ce collectif de cinq DJ’s bruxelloises  n’est plus à présenter depuis qu’elles ont décroché une résidence au Beursschouwburg et un show sur Fm Brussel. Samedi soir, elle nous ont servi du gros son, nous ont fait bouger, nous ont mis bien. Et c’était bon.

Aux premier et deuxième, le Kool Kids Klub a rendu possible la présence d’artistes en tout genre, allant de la choré engagée du groupe Impulsion à l’atelier de sérigraphie, en passant par les pitreries de clowns ou par une expo rassemblant des grands noms du street art belge comme Jaune, Fiston ou Crayon.

A l’occasion de l’after-party, et pour la première fois, le club bruxellois Bloody Louis a ouvert trois salles au public, ceci à la demande de MacSwell. Avec des dj set électro, minimale ou house dans la grande salle, et du hip-hop, de la trap ou du r’n’b dans les deux petites, la soirée était variée et nos pieds ne se sont pas arrêtés de bouncer. En plus de ça, des performances comme celle de l’artiste Cash qui nous a peint un portrait géant de Gainsbourg, en live, sous nos yeux. La soirée en général était, selon nous, assez réussie, et ce que nous en retiendrons tient en trois mots : que de talent.

Photo : Jérôme De Wilde

Photo : Jérôme De Wilde

L’art de la morale sans prise de tête

Quand on voit deux artistes talentueux se réunir pour un projet commun, ça nous fait toujours plaisir. C’est ici le cas du rappeur Roméo Elvis et du producteur Le Motel, deux étoiles montantes du hip hop belge. Bien qu’ils aient appelé le projet Morale, on voit mal les deux gaillards nous donner des leçons pendant 11 titres. Un titre donc assez paradoxal qui attise la curiosité.

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Pause détente au Botanique avec YellowStraps x Le Motel

Mercredi, BeatChronic a assisté à la release party de Mellow, Le LP de YellowStraps et Le Motel. Ces 3 Brainois produisent un son particulier voyageant entre jazz, pop, rock, électronique, musiques ethniques,… Avant cela, Abrahamblue est venu nous enchanter en première partie. Cet Anversois écrit et interprète ses propres productions. Voici un rapport de la soirée pour ceux qui n’auraient pas eu la chance d’y participer.

Il est 20h pile et celui que l’on croit être AbrahamBlue se place derrière sa table de mixage. La musique commence et un autre gars se pointe: AbrahamBlue, le vrai ! Il nous transperce dès la première note avec sa douce voix posée sur Lovers. (sketch). Le public reste assis sur les grandes marches de la salle. Après quelques titres, le chanteur nous présente son frère derrière lui. On comprend mieux leur ressemblance plus que troublante. Il demande ensuite aux gens de se lever pour danser: « You don’t have to stay like this, you can stand up you know”. Il nous fait aussi savoir que les sons joués ne sont pas sur Soundcloud « I wanted to play new things that people don’t know tonight ». Le show arrive à sa fin et on se dit que le gars a de la bouteille. Contrairement à ce qu’il dit, on sent qu’il est à l’aise dans ses baskets et cette aisance, il la partage avec son frère qui s’éclate là-bas derrière. Il danse et envoie des signaux à Abraham pour qu’il en fasse autant. Ils terminent sur Lets escape après que le chanteur anversois nous ait exprimé son attachement pour ce titre.  Son heure arrivée, il nous remercie et alors qu’il pense quitter la scène, son frère le prend en traître : « I don’t think we’re done yet, you know that track we made earlier ? I think you can do it ! ». Abraham accepte sans trop se faire prier et son frère se joint à lui pour montrer ses talents de danseur. Un bémol reste à souligner, l’effet de reverb permanent sur sa voix laisse perplexe, c’est peut-être ça qui la rend si magique. En tous cas, il n’aura pas fallu plus de 30 minutes au chanteur anversois pour nous convaincre.

Photo : Thomas Geuens

Photo : Thomas Geuens

Il est maintenant 21h passée et nous sommes de nouveau plongés dans le noir. La musique se lance quand 3, puis 4, puis 5, puis 6 silhouettes se dessinent dans la pénombre. La lumière se fait voir très lentement et on découvre Yvan qui fait du son avec son sampler. Il fait encore très noir quand il se met à chanter mais on peut maintenant distinguer qui est qui, qui est où et qui joue quoi. On voit alors Ludovic sur la droite avec sa guitare et sa basse, Mr Comb à la batterie et un saxophoniste dont on ne connaît pas encore le nom, Yvan le chanteur et Alban le guitariste derrière qui se trouve Fabien A.K.A. Le Motel. Yvan se met à chanter et la scène est agrémentée de flashs lumineux apparaissant en concordance avec la musique. Ce qui donne un très bel effet visuel. L’intro se termine sur la scène pleinement illuminée et on remarque leurs chemises aux motifs wax assorties « Ça va botanique? ».

Le concert démarre sur d’Arpeggio, on s’imprègne du phrasé si particulier d’Alban et on écoute son anglais mâchouillé qui est devenu sa marque de fabrique. Le saxophoniste nous fait une petite prouesse sur la fin du morceau avant de laisser ses camarades continuer sur Pollen, un autre morceau que l’on connaît très bien. Alban nous invite donc à chanter mais personne ne se lance. Le public est excessivement mou et extrêmement dur à chauffer.  L’habituel « à vous » sur le refrain est un véritable flop. Il faut dire que leur musique ne se prête pas à la danse de la joie. Il reste que c’est une bulle de chaleur réconfortante en cette nuit froide. À 8 minutes de la fin, la formation nous joue une chanson qui voit enfin la foule s’emporter. Raphaël, le batteur se lâche et les gens se bougent. Du coup, personne ne veut vraiment partir quand sonne le glas. C’est donc sans surprise qu’ils répondent au rappel avec Mirror Lake. Les artistes partis, l’amertume nous envahit. C’est vrai, quand on voit “Release Party ” , on s’apprête à entendre des exclus de l’album en question. En réalité, les chansons sont sur l’album mais elles ne sont pas inédites. Ce projet est disponible sur iTunes et Spotify, à vous de l’écouter et de juger s’il est digne de votre playlist.

Concours : 2×2 places places pour YellowStraps x Le Motel @ Botanique – 21.10.2015

Mercredi prochain, YellowStraps et Le Motel balanceront en exclusivité leur collaboration au Botanique. On a déjà quelques indices sur le projet : on sait qu’il s’intitule Mellow et un premier extrait, Hold Me Tight, a été balancé ce lundi. Voilà de quoi nous mettre l’eau à la bouche! Bien évidemment, BeatChronic est là pour assouvir votre soif de découvertes. On vous donne la chance de gagner 2×2 places et d’assister a cette release party introduite par le chanteur-producteur anversois Abraham Blue.

Comment faire ?

1) Liker la page Facebook : BeatChronic

2) Partager le lien avec le concours sur sa page Facebook

3) “Participer” à l’évènement sur Facebook

4) Envoyer un mail sur contact@beatchronic.com avec votre NOM + PRENOM

Le concours prend effet le 16 octobre et se terminera le 20 octobre. Un mail de confirmation sera envoyé aux gagnants.

BeatChronic presents “Maybe Belgium” #2 : Haring

Another new year and a few fresh flavours from Belgium. We are welcoming our guest from Brussels, a young electronic producer who hasn’t stopped growing since last year. “Music is, for me, above everything: people, societies, conflicts; it’s universal and at the same time so individual in the way its felt. It ables to move on; to live along; to share and most of all, to reveal and discover things about yourself. Music takes quite some space in my life; it accompanies me everywhere, everyday, from dusk till dawn.”

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