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En écoute : BRNS – The Way Up

Les bruxellois de BRNS nous balancent leur premier morceau depuis la sortie de leur deuxième album il y a un an. On avait déjà pu entendre The Way Up  quelques fois en live, et on peut dire que le résultat studio est à la hauteur de nos espérances. On retrouve tout ce qui fait qu’on ne peut pas se lasser des deux premiers albums, à savoir… BRNS.

 

La dépréciation fortuite des Death Cab for Cutie

On les avait découverts grâce à leur album Transatlantism en 2003. Douze ans plus tard, les Death Cab for Cutie nous présentent leur tout nouvel album Kintsugi ce jeudi 12 novembre à l’AB. Retour sur un concert reflétant le rock américain, un brin old school, tout droit venu de Washington.

La salle est pleine pour accueillir ces cinq gaillards qui font le déplacement de leur Bellingham natale (Washington) jusqu’à Bruxelles. Les fans ce soir sont majoritairement anglophones et connaissent les Death Cab depuis les années 2000, à la sortie de The Photo Album. Album sur lequel nous avons pu découvrir We Laugh Indoors, A Movie Script Ending et I Was a Kaleidoscope, mais ça, c’était au début.

Si ce groupe ne vous dit rien à première vue, il est toutefois probable que vous ayez déjà entendu des bribes de leurs sons. Via les séries TV, les Death Cab ont jouit d’une certaine visibilité au delà de leurs frontières. On les retrouve ainsi dans les bandes sons de certains épisodes de Californication, Heroes, Six Feet Under ou encore Scrubs. Mais c’est grâce aux albums Transatlantism (2003) et Plans (2005) que ces cinq américains rock ‘n’ roll se sont créés une base de fans solide à travers le monde. Ce groupe a longtemps été étiqueté comme ayant des tendances “émo” à cause, ou grâce, à la sensibilité et aux émotions dégagées par leurs textes mais surtout à la voix mélancolique d’un Ben Gibbard écorché vif.

Pour ce passage en Belgique, ils nous offrent leurs plus grands titres pour attiser l’intérêt d’un public bruxellois soucieux de voir comment ce groupe, qui date de 1997, peut évoluer et générer une nouvelle énergie pour Kintsugi, leur neuvième album. Ils nous jettent leur Black Sun et No Room in Frame (issus du nouvel album) un peu nonchalamment, en restant dans leur bulle faite de lumières minimalistes et de synthé occupant tous les recoins de la scène. Au niveau de l’interaction avec le public c’est le néant, pourtant c’est l’Ancienne Belgique, pas le Palais 12 ou Forest National. Où est donc passé le côté cosy intimiste tant attendu qui ajoute cette connexion entre les Death Cab et leurs fans?

Mais c’est heureusement avec leurs excellents Title and Registration, The New Year, The Sound of Settling, I Will Follow You Into the Dark que nous regagnons légèrement confiance au spectacle pour lequel nous sommes présents en masse ce soir. Underneath the Sycamore nous plait, mais c’est avec You Are A Tourist et I Will Possess Your Heart qu’on se dandine enfin dans la salle.

Malgré cette légère déception scénique, les Death Cab for Cutie reste un très bon groupe de rock indépendant qui plaira toujours autant si vous aimez le rock roots et romantique made in US. Le programme est taillé sur mesure pour nous impressionner sur scène mais le manque de proximité met un frein à notre enthousiasme. Les Death Cab regroupant des membres proches de la cinquantaine, on se demande s’ils seront encore capables de nous étonner et de nous fournir d’autres albums dignes de leur renommée dans les années à venir.

Des bruits et une ex-SDF à la BOZAR Night

Tous les 2 ans, le Festival International des Arts Europalia met en valeur la culture d’un pays à travers divers concerts, expositions, conférences, spectacles,… Cette année, c’est la Turquie qui a été mise à l’honneur avec de nombreux shows incontournables tels que ceux des légendes turques des sixties Mustafa Ozkent et d’Okay Temiz ou encore le diggeur de musique psyché stambouliote Baris K.

Récit d’une nuit étoilée à l’allure d’un croissant de lune, on vous conte ici notre étrange et tumultueuse soirée au Bozar.  

C’est dans une pénombre quasi totale qu’on guide nos premiers pas à travers la somptueuse Salle Horta. Ambiancés par la quiétude du warm-up set de DJ Sofa, on a rapidement décidé d’aller faire un tour du côté de l’exposition consacrée aux vieux trésors de l’ancienne Anatolie. Écriteaux pré-cunéiformes, boussoles hand-made ou encore divers fragments de temples grecs, on y redécouvre une Turquie qui se présente comme un carrefour inévitable entre l’Orient et l’Occident.

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Débruit (Photo: Julien Vanden Bussche)

Suite à cet intermède culturel, Débruit prend les manettes pour nous servir le live le plus complet et le plus pertinent de toute la soirée. Jonglant entre samples de musique folk/psyché turque et nappes de synthés électroniques, il ne lui a pas fallu longtemps pour observer les premiers derviches tourner de manière hypnotique sur la piste de danse. Celui-ci nous quittera avec un timide “Merci Beaucoup” qui nous fera rapidement regretter la brièveté de sa performance.

S’en est suivi le live déjanté de Golden Teacher, un savant mélange disco/techno/dub de percussions et de machines analogiques sur lesquelles une bande de geeks se déchaînait. Un live fort surprenant mais légèrement gâché par les cordes vocales désarticulées de la chanteuse du groupe. Dans le même registre, le Fumoir accueillait The Space Lady aka Suzy Soundz aka la découverte totalement inattendue, incongrue, inexplicable de la soirée. La sexagénaire anciennement SDF ( au sens le plus doux du terme) a passé 20 ans de sa vie à jouer dans les rues de Boston et San Francisco pour s’offrir un respectable salaire de 80$/jour. Coiffée d’un couvre chef collection automne hiver griffé Astérix, elle nous a laissé bouche bée par sa prestation totalement WTF. Après 5 minutes de bug intense sur ses performances vocales, il était temps de retourner à la Salle Horta. Le temps de prendre une bouffée d’air frais et d’être témoins de la chute du premier “branchet” de la soirée emmené par l’ambulance, on retournera s’ambiancer sur le set techno du duo américain Blondes.

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The Space Lady (Photo: Julien Vanden Bussche)

La soirée se clôturera avec un vinyl set de 2 heures avec Julio Bashmore, l’une des plus belles prouesses que l’années 2015 nous a offert. Faute d’information de la part du Bozar, on s’attendait à virevolter sauvagement sur la version live de son projet Knockin’ Boots, mais c’est sur un set tech-house qu’il achèvera l’assemblée, notamment avec une gourmandise sortie sur le label Disco Halal.

En bref, on s’attendait à davantage de parallèles entre Europalia Turquie et la programmation du Bozar. La qualité du sound-system construit par Funktion-One était impeccable, quoi que mal optimisé par les ingénieurs du son lors de certains lives. Un goût de “trop peu” qui nous rappelle à quel point ce prestigieux édifice a le mérite d’être plus amplement exploité.

Le “gratin” de la scène belge à Red Bull Elektropedia

Dans deux semaines, auront lieu les Red Bull Elektropedia Awards. Vous avez 8 jours pour voter pour vos artistes favoris et leur donner la chance de remporter une ou plusieurs des 23 catégories. 

Red Bull Elektropedia, qu’est-ce que c’est exactement? Il ne faut pas confondre l’institution avec la Red Bull Music Academy. L’organisation a été fondée en 2009 et se dit “archiviste de la vie nocturne belge” depuis lors. Vous l’aurez compris, le but de cette compétition est de valoriser les activistes de la musique en Belgique. Mais pas seulement, on retrouve aussi des catégories telles que : “Best Clip” ou encore “Best Party Photographer”. Parmi la foule d’artistes à l’honneur cette année, nous pouvons citer : Netsky, LGTL, Kolombo et Oscar and the Wolf.

On vous donne rendez-vous le 25 novembre pour connaître le nom des gagnants au Wild Gallery.

Hamza, l’érudit du Monopoly sort son clip ‘Mula’

Hamza aka Le H a sorti sa première mixtape H24 le 11 mai dernier. À cette occasion, il s’est empressé de sortir son 5ème clip intitulé Mula (= argent) où il arbore fièrement son butin constitué de quelques billets de 50€. On ne va pas se leurrer, le personnage est sorti tout droit de cet univers street-goth du hip-hop caractérisé par un autotune poussé. Malgré ses métaphores sans queue ni tête,

Y a des chewing gums sous les bureaux, vous en avez plein les cheveux

on sent un “minimum” de taf de la part de celui-ci. En ce qui concerne le clip réalisé par Frank Luckaz, bien qu’il soit propre et doté d’une qualité vidéo de 5K, il ne dévoile rien d’innovant si ce n’est 2-3 boules, 1 gitan et 1 bâtiment délabré d’Evere. Pour information, c’est le premier clip urbain filmé avec une technologie pareille en Belgique. Mauvaise nouvelle, la plupart de nos ordinateurs ne sont même pas encore capables de lire un format pareil.

Feeling High with CunninLynguists au VK*

Après quinze années d’expérience et de passion, les CunninLynguists savent comment faire le show. Lorsque tout paraissait un peu trop calculé, les trois rappeurs arrivaient pourtant à nous surprendre et relancer le public tel un feu indomptable.

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2×2 places places pour Badi, Soul’Art & Karavan @ Botanique – 14.11.2015

Le 14 novembre, le rappeur belge d’origine congolaise Badi présentera son nouvel EP Matongé à la Rotonde du Botanique. Entre rumba congolaise et instrumentales urbaines, celui-ci fêtera les 55 ans d’indépendance de la République Démocratique du Congo avec vous, son public favori. Afin d’ajouter du piment à cette prestation, les premières parties seront assurées par $oul’Art et Karavan.

Etant donné que nous aimons chérir nos chers lecteurs, nous vous offrons la possibilité de gagner 2×2 places pour témoigner de cette effervescence de talents belges.

Comment faire ?

1) Liker la page Facebook : BeatChronic 

2) Partager le lien avec le concours sur sa page Facebook

3) « Participer » à l’évènement sur Facebook

4) Envoyer un mail sur contact@beatchronic.com avec votre NOM + PRENOM

Le concours prend effet le 4 novembre et se terminera le 13 novembre. Un mail de confirmation sera envoyé aux gagnants.

 

Clip : Baloji – CAPTURE feat. Petite Noire et Muanza.

En attendant son concert au Botanique, Capture de Baloji avec le sud africain Petite Noire et le congolais Muanza continue de nous faire rêver.

Filmé à Kinshasa, le clip co-produit par Baloji emmène à la recherche de l’identité congolaise: paysages, caméo de Sam Lambert/ACF , portraits sur fond, silhouettes mécaniques et élégance punk.

64 Bits & Malachite est toujours disponible sur Itunes.

 

Service minimal pour Nosaj Thing

C’est dans une salle comble du VK que nous avons assisté au concert de Nosaj Thing. On se faufile au devant de la scène, les yeux grands ouverts pour assister au deuxième passage de l’artiste à Bruxelles. Retour sur cette soirée pleine de basses.

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Maybe Belgium #11 : rencontre avec SMODBT

Vous commencez à connaître le principe : un DJ et/ou producteur belge, une track list hybride et une mixtape inspirée, on parle ici de Maybe Belgium. Et c’est SMODBT A.K.A. Some Ol’Dirty Beats qui s’y colle pour la 11e édition. En accompagnement de cette mixtape, nous vous offrons une interview pour découvrir un peu plus le bonhomme qui se cache derrière cette bande sonore.

« La Musique est l’élément qui me connecte aux gens, à la ville où je vis, à la Mère Nature et à tous les éléments du Cosmos, du plus petit au plus large. La Musique a cette habilité à nous connecter en tant qu’Etres Humains, plus que n’importe quelle confession ou croyance du Monde. Quand je mets l’aiguille sur le disque et laisse le son caresser mes oreilles, je n’ai besoin de rien d’autre. Je suis debout, je ne bouge pas, j’écoute et me laisse envahir. Je pense que c’est une sorte de code acoustique de notre psyché. Il y a toujours une musique pour un moment que tu vis, pour l’état d’esprit dans lequel tu es, cette sorte de lumière qui traverse la fenêtre. La Musique m’apporte du positif et de la bonne énergie, je n’ai jamais essayé la méditation mais c’est un peu pareil, définitivement. »

BeatChronic presents “Maybe Belgium” #11 : Someol’Dirty Beats by Beatchronic on Mixcloud

INTERVIEW

D’où viens-tu, quel est ton parcours, depuis quand est-ce que tu mixes ?

Je suis né et j’ai grandi à Tunis dans une famille de mélomanes. Mon père est musicien amateur, il jouait du luth. Aujourd’hui il a une très bonne collection de vinyles et de cassettes, surtout de la musique arabe, orientale et jazz. J’étais donc baigné dans la musique depuis ma naissance. Et j’ai continué sur cette lancée en étudiant la musicologie, le piano classique et les techniques du son pour le cinéma et la musique. J’ai commencé à faire des sélections et les enregistrer sur des bandes magnétiques au milieu des années 90 avec une platine et deux magnétophones de mon père. J’avais aussi une vieille table de mixage empruntée à un ami qui ne s’en servait pas toujours. 

Qui t’a donné envie de faire de la musique ?
Mon père m’a fait aimer la musique mais il ne m’a jamais encouragé à faire un parcours musical. Il m’a toujours dit qu’on ne peut pas gagner sa vie en faisant seulement de la musique.

On se doute que ton blase fait principalement référence aux sons hip hop d’antan mais quelles sont tes 3 influences principales, les musts selon toi ?
Oui, j’étais un grand fan de Old Dirty Bastard (the craziest Mc of all time RIP !!!). Mais c’est aussi en opposition aux sons qui « brillent tellement ». Je m’explique : des sons qui sont traités et retraités au millimètre près, bourrés d’effets embellissants. De telle sorte qu’il n’y a plus aucune chaleur humaine dans la production finale. Moi ce que j’aime dans le travail artistique, c’est les petits accidents et les petites imperfections. Je trouve que ça rajoute de la valeur humaine, on sent que ce n’est pas une machine qui a fait le travail. Pour répondre à la question, le hip hop, le jazz et la musique orientale, sont mes 3 influences principales.

Je crois savoir que tu produis aussi, quelle a été l’impulsion qui t’a lancé là-dedans ?
En fait, je ne suis pas vraiment dans la production. J’ai essayé de faire quelques beats, oui, mais je n’aime pas ce que je fais, je préfère les productions des autres. En plus, je pense qu’il faut être dans un style ou genre musical bien précis pour produire. Ce qui n’est pas mon cas, j’aime plusieurs styles tellement différents. Le jour ou j’aurai fait le tour de toute la musique qui existe dans ce monde, peut-être que je pourrai y voir plus clair et me relancer dans mes propres productions!
  
Quel est, selon toi, le meilleur artiste belge de tous les temps ? 

Marc Moulin parce que je trouve que c’est un architecte de la musique. Il arrive à synthétiser énormément d’influences différentes pour faire un travail très abouti et esthétique, tout en gardant toujours une touche expérimentale. Ce qui est de l’ordre du génie musical selon moi. En plus, il est à l’aise aussi bien en jazz qu’en électro ou encore en pop.

Quel est, selon toi, le meilleur artiste belge du moment, celui qu’il faut suivre absolument ? C’est difficile à dire, il y en a un tas qui sont vraiment bons. J’aime beaucoup ce que fait Shungu, il vient de sortir un nouveau projet bien jazzy, il est jeune et je pense qu’il peut aller encore très loin. Après il y en a plein d’autres, l’Or du Commun, MonkeyRobot, LTGL ou encore Stuff qui est un band de jazz fusion. Je trouve que ce groupe est vraiment la continuation du travail de Placebo (le groupe de Marc Moulin). ll y a aussi Oyster Node, un nouveau groupe de Bruxelles, ils viennent de sortir leur premier EP, YEARN, un mélange de hip hop, de soul et d’électro qu’ils appellent la Cosmic R’n’b.

Quelle est le meilleur festival belge ou la meilleure salle/boite belge selon toi?
Il y a le Dour Festival, l’AB, le FUSE, Het Depot, le Vooruit. C’est surement parce que ce sont aussi les endroits où je sors souvent !

Et à quel endroit rêves-tu de te produire ?

C’est l’énergie du public et leur amour pour la musique qui compte le plus pour moi, peu importe le lieu. Ce qui compte c’est un bon sound system et de la bonne énergie humaine!! J’ai fait des sets dans des petits lieux pas connus du tout, mais qui m’ont inspiré et m’ont marqué par leur chaleur et l’énergie positive qu’ils dégageaient.

Est-ce qu’aujourd’hui ton activité musicale suffit à subvenir à tous tes besoins ? Si non, comment fais-tu pour joindre les 2 bouts ?
Non, la musique ça ne me suffit pas pour le moment, je gagne ma vie en tant qu’ingénieur du son sur les tournages de films.

Peux-tu nous dire 2 mots sur ton mood et tes intentions lorsque tu as fait cette mixtape ?
Je voulais provoquer une émotion chez l’auditeur, construire une atmosphère dans laquelle il peut voyager!

Quel est ton avis concernant la polémique sur les réfugiés qui retourne une bonne partie de l’Europe depuis quelques semaines déjà ?
Il y a quelques jours j’ai vu un dessin d’Ulystrations qui met en scène une discussion entre un demandeur d’asile et un politicien européen sur le bord de la frontière. Je pense que si l’être-humain réussit un jour à se débarrasser de sa peur animale, qui a été très utile pour sa survie au début de l’évolution, on pourra faire avancer beaucoup de choses et ce sera le début de la civilisation, à mon avis!    

Tracklist ID :

John Lee & Gerry Brown – Talkin’ ‘Bout The Right One
Bill Withers – Don’t You Want To Stay
The Main Ingredient – Summer Breeze
The Bar Kays – Attitude
Wale feat. Hit Boy – The Right One
TK – Alright [for E]
Ta-Ku – Trust Me
Trance Farmers – Lone Star
The Internet feat. Janelle Monáe – Gabby
Bizarre Ride – Double LieF
Lion Babe – Wonder Woman (Suff Daddy’s Remix)
MRR ADM – 013
Kamasi Washington – Miss Understanding
Poncho Sanchez – A Night In Tunisia
Joe Williams –  Get Out Of My Life Woman
JeanJass –  Mes Jambes
Inspectah Deck – Elevation
Notorious B.I.G. – Warning
Maayan Nidam – Merry Go Round
AME – I hope that I
James Asher – Robottom
J Dilla – Give Them What They Want
Aillacara 274323 – Cumbia Yerba Buena
Unreleased
L’Or du Commun – Trèfle d’Or
Michal Urbaniak feat. Urszula Dudziak – A Day In The Park
Noza – Routine Alexandra
Anderson  Paak – Miss Right
Bilal – Satellites
Ernie Hines – Our Generation
Sly And The Family Stone – Sing A Simple Song
Unreleased
Dego & Kaidi – Black is Key
SoulParlor – Ejectronic
Leon Vynehall – It’s Just (House of Dupree)

Toutes les transitions sont réalisées par SMODBT

Artwork par Sebastien Collet