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En croisière namuroise avec le Yacht Club

Yacht Club, ce duo namurois composé de Charly Kid et de Patte Gee nous emmène bien loin de leur terre natale. Il nous invite à prendre part à leur croisière. Au revoir le froid de l’hiver belge, on enfile le maillot et les lunettes de soleil le temps d’un EP. Attention à bien renfiler votre veste une fois les 5 titres terminés.

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La fièvre du samedi soir s’invite dans les musées

Samedi, dans le cadre de la Museum Night Fever, Bruxelles nous offre ses musées comme on ne les voit jamais. La MNF c’est 24 musées à travers la ville qui ouvrent leurs portes en nocturne et proposent des expériences culturelles et artistiques hors du commun: concerts live, théâtre, activités interactives… Autant dire que la liste est longue et variée.

Pour continuer la soirée, l’after-party officielle, organisée par Tatou Production et MacSwell  se déroulera au Bloody Louis à partir de 23h00. Au programme, des DJ’s set de Patrick Topping et SOUL SHAKERS parmi d’autres, accompagnés de live painting, de vidéo mapping ou de performances déjantées jusqu’au petit matin. De quoi passer une soirée agitée.

Great Mountain Fire, une ascension presqu’au sommet

Ô tristesse que d’apprendre que c’est déjà la 10ème et dernière édition collaborative de l’ABBOTA. Pour ne pas rater cela, nous avons choisi les jeunes de Great Mountain Fire pour en profiter une ultime fois.

Ambiance très travaillée dès l’entrée de l’Ancienne Belgique: rideau en velours bordeaux avec guirlandes led tombantes jusqu’au sol pour couvrir les balcons, avec un petit comité d’aficionados. Pour ne rien vous cacher, le public est plus que restreint en ce samedi, c’est plutôt étonnant et mauvais signe à la fois.

21h20 ces cinq bruxellois nous allument directement avec leurs différents titres provenant tout droit de leur dernier album Sundogs  (Pias – 2015) mais aussi de Canopy (premier album sorti en 2011) avec 5 Step Fever, Late Lights ou Lapis Lazuli. Look hipster, grosse barbe, veste bomber bleu royal ou encore poncho indien, chemise exotique et pieds nus, on se croirait à Coachella avec ce mix de styles. Cette étiquette haute en couleurs nous montre directement leur personnalité jeune, dynamique et complètement barrée.

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Osmose avec leurs fans des premières heures qui ne s’arrêteront pas de chanter, danser et de boire durant tout le concert. Malheureusement, la salle ne se remplit que péniblement, et ce malgré l’ambiance et la joie de vivre qui émanent des Great Mountain Fire. Le set est net, précis et court, pas une minute de plus, pas un seul rappel. Certes, nous avons oublié que nous étions ici dans un mini-festival: le timing est précieux, donc on reste forcément sur notre faim. Mais ce manque de tact et d’échange avec son public de grands fans ne joue pas en leur faveur pour qu’on sorte de là avec une envie de “forever more”. C’était donc un “sans plus” non mérité. Dommage.

Entre funk, rock, soul et pop psychédélique, le groove y est très bon. Ils font parler d’eux et le feront très certainement encore dans leur futur prometteur. En somme, le show y est mais le manque de public rend cette soirée un peu triste, moins conviviale que d’ordinaire et sans lendemain, malgré que l’ABBOTA continue le jour suivant au Botanique. On attend donc avec impatience le petit frère de Sundogs, en espérant que “the magic” opérera encore.

2×2 places pour Hamza @ Botanique – 11.03.2016

Hamza est la révélation du rap belge de 2015. Du haut de ses 21 ans, il a tout de suite attiré l’attention en Belgique comme en France. Il a des concerts prévus en France et en Suisse, mais dans quelques jours, le Bruxellois mettra le feu au Botanique.

Le 11 mars, je suis en concert au Botanique ?Info ? http://on.fb.me/1kEtcvtTicket ? http://bit.ly/1SY2itF

Posté par Hamza sur dimanche 21 février 2016

Le rappeur a fait ses premières armes avec son groupe Kilogrammes Gang et le projet Gotham City Vol. 1. En 2013, il se lance en solo et sort Recto Verso, mais c’est en 2015 qu’il provoque un véritable buzz autour de sa mixtape H24. Loué par les médias rap, sa popularité monte en flèche et il se voit devenir une étoile grimpante du rap francophone. Afin que vous puissiez assister au concert, BeatChronic vous offre 2×2 places pour son concert au Botanique.

Comment faire ?

1) Liker la page Facebook : BeatChronic 

2) Partager le lien avec le concours sur sa page Facebook

3) « Participer » à l’évènement sur Facebook

4) Envoyer un mail sur concours@beatchronic.com avec votre NOM + PRENOM

Le concours prend effet le 29 février et se terminera le 10 mars. Un mail de confirmation sera envoyé aux gagnants.

Album: Brav, une anomalie du rap français

Brav, c’est l’homme à tout faire du label Dinrecords. Alors qu’on a tous une certaine image du rap, lui vient casser les codes avec son univers bien à lui, qui ne ressemble à rien de ce qui se fait aujourd’hui. Après des semaines à détourner des covers de classiques du rap français, son nouvel album Error 404 est enfin dans les bacs. Un projet concept: tous les morceaux durent 4’04” (excepté un qui dure le double) et dénoncent diverses “erreurs” humaines, comme la surconsommation – Revolving, les relations virtuelles – Error 404, l’amour – Marla Singer ou encore le temps qui nous échappe – 25min. Au niveau des invités, seuls Jarone et Tiers Monde, son acolyte de Bouchées Doubles, sont présents. En bonus, il nous offre sa version complète du titre Post-Scriptum, interprété il y a quelques années par Kery James. Pour un avant-goût de l’album, voici le clip de Revolving, en compagnie de son charismatique père.

Une boîte de “Donuts” dominicaux avec Lefto

Il y a 10 ans, le légendaire J Dilla nous avait lâché sa dernière fournée de Donuts avant de s’éteindre. A l’occasion de cet anniversaire, nous lui rendrons hommage lors de l’évènement international Classic Album Sundays qui prendra place dans les caves du Cercle des Voyageurs non loin du Manneken-Pis, au centre-ville de Bruxelles.

A cette occasion, l’invité DJ Lefto viendra vous conter ses nombreuses anecdotes concernant le regretté James Dewitt Yancey. Pour rappel, celui-ci fut l’instigateur du seul et unique booking de J Dilla en Belgique. Jakob Iller viendra également vous parler des nombreux samples utilisés par le producteur de Detroit, le tout sur un soundsystem homemade installé par Eric Van Spelde.

Les billets sont disponibles en ligne pour la somme de 10€. Un investissement que vous oublierez rapidement quand vous vous retrouverez face aux nombreux donuts servis sur place.

Hypnose, l’Ep troublant de 90 sur NORITE RECORDS

Norite : “n . ( Nôr’ït ) : une roche ignée granulaire constituée d’un mélange de lumière et de minéraux sombres”. Un choix qui n’est pas anodin pour le nom de ce label bruxellois.

En effet, à l’écoute de cette techno, qui se veut innovante, on plonge dans un univers sombre, dur, et lumineux à la fois. Avec leur prochaine release Hypnose par le membre 90, deux titres ainsi que deux remix, le voyage continue, par une route un peu plus calme et douce, mais tout aussi puissante,entre ambient et noisy. 90 recherche perpétuellement la variation, le désir de faire transparaître un sentiment, ses influences vont de l’abstrait au planant. Une chose est sûre, 90 nous touchera par son âme et sa délicatesse.
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Hypnose est à découvrir aujourd’hui, sur Norite Records et à écouter en preview ici. Une release dédicacée à Roland, souligne 90.

La formule LNZNDRF expérimente le Botanique

LNZNDRF est le tout nouveau prototype rock lancé par les frères Devendorf – tous deux membres fondateurs de The National – et Ben Lanz – membre de Beirut. Vous faites le lien pour le nom ? Lanz + Devendorf et vous prononcez Lanzendorf. On a assisté à leur démonstration ce dimanche 21 février au Botanique. Détails et étapes de l’expérience ici même.

Le groupe LNZNDRF prend forme fin de l’année 2015. Sans vraiment prévenir, 3 vidéos sont mises en ligne sur YouTube. Dès la présentation des membres, le public s’y intéresse de près. On tenait donc à être présents dimanche dernier pour découvrir le projet au cœur de la Rotonde du Botanique.

La soirée était lancée par Marcus Hamlett qui, accompagné de sa guitare électrique et ses nombreux effets, transportait le public dans un univers psyché/expérimental totalement inconnu. Malgré sa musique très inaccessible pour la masse populaire, on parvient à entrer dans son univers et on cerne vite la richesse de son jeu. L’artiste anglais remercie à plusieurs reprises le public pour son attention et sa discipline. Un remerciement est glissé également à LNZNDRF qui enchaine après 30 minutes de transition.

Marcus Hamblett © Joseph Havenne

Marcus Hamblett © Joseph Havenne

La salle est comble. Le public est silencieux. Les lumières s’éteignent. Quatre hommes investissent la scène, sans vraiment glisser un regard à la foule. On cale un moment sur leurs vêtements. Des salopettes javellisées qui les rendent particulièrement mystérieux au premier coup d’œil. Puis viennent les premières notes de Future You, premier morceau de l’unique album éponyme sorti ce 19 février.

L’expérience sonore s’articule autour d’un signal répété, tel un signal de radar de sous-marin. Le claviériste gère les signaux de fonds, effets et ouvre les morceaux par des introductions lentes, pesantes, presque dérangeantes. À la basse et à la batterie, ça sonne The National comme on l’aime. Très technique, créatif et original. Ben Lanz se charge de persécuter sa guitare pour les progrès de la science musicale. On s’immerge dans l’univers spatial 80’s et science fiction après les premières minutes. Le Krautrock est bien représenté. Ce jeune groupe impressionne par les talents individuels visibles ne serait-ce que par les positions scéniques des guitaristes. L’originalité des compositions rend les influences très difficiles à trouver. On citera tout de même le titre Idiothèque de Radiohead pour l’univers de science-fiction/psyché proposé par le groupe. Au niveau sonore, on retrouve du LCD Soundsystem plus rétro.

Après 3 morceaux, le groupe s’adresse enfin au public en le remerciant pour l’accueil et enchaîne sans broncher. Le projet est travaillé jusqu’à ce type de détail : une communication limitée avec le public, à la limite de la froideur, pour laisser planer le mystère et l’intérêt dans la rotonde pleine à craquer. Le morceau phare et énergique fait son effet au milieu du set. Beaneath The Black Sea est l’un des seuls morceaux non progressifs de la set list. Tout en gardant l’esprit expérimental, on se retrouve à danser sur le morceau. La batterie nous rappelle The National et ses morceaux phares tel que Don’t Swallow The Cap. L’heure de concert défile plus rapidement que l’on s’y attendait et le groupe quitte la scène aux alentours de 22h00 en remerciant le public et en se félicitant mutuellement pour la prestation réussie.

LNZNDRF © Joseph Havenne

LNZNDRF © Joseph Havenne

On ressort de la Rotonde complément conquis par LNZNDRF qui est parvenu à sortir un set très travaillé et maîtrisé, avec sa part de folie. Le style peut paraître à première vue inaccessible et particulier, mais le public, doté d’un esprit musical ouvert, n’éprouve pas de difficulté à se plonger dans cet univers. L’expérience sera probablement à rééditer cet été.

Oto Kopter, un lundi au paradis

Le label berlinois Hot Shot Sounds dirigé par Inkswel et Benny Badge oeuvre dans l’ombre pour mettre en lumière les talents de la scène électronique d’avant-garde. Cette fois-ci, ils ont décidé de promouvoir un producteur bruxellois jusque là inconnu au bataillon. Oto Kopter, c’est le blaze de ce scientifique du beat.

Le premier morceau Maandag de son futur projet Dat Korreltje Waanzin nous met déjà en transe avec son groove aux synthétiseurs hypnotiques. L’outro de ce morceau a été construite sur base de sa propre respiration qu’il a séquencé pour en faire un rythme, un rendu à la fois mystique et impressionnant. Le 1er avril, nous aurons droit à la sortie de son EP en format cassette.